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Le débat sur la CENI refait surface
 
::Koaci.com Dakar::Moustapha Touré::

Le débat sur la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) ressurgit. La démission-limogeage du président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Moustapha Touré, y est pour quelque chose. Ce dernier a estimé dans un entretien qu’il a accordé à l’hebdomadaire La Gazette, «qu’il faut passer à une autre étape, en instituant la CENI».

Lundi, c’est au tour du secrétaire général du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng de plaider pour un tel organe de supervision et de contrôle des élections, «seule solution», croit-il, pour aller vers «des élections transparentes, contradictoires, et sous contrôle». Cette proposition fait suite au refus des partis politiques membres de la coalition Benno Siggil Senegaal (opposition) de ne plus participer aux négociations sur la révision du code électoral.

Ces partis conditionnent leur retour à la table des négociations au départ du ministre de l’intérieur, Bécaye Diop, membre de la coalition au pouvoir et qui «n’est pas neutre». Le ministre avait soulevé, la semaine dernière, un point sensible qui avait mis les partis politiques et la presse dans tous leurs états. En visite dans la ville religieuse de Touba, Bécaye Diop avait laissé entendre que les radios ne peuvent pas retransmettre les résultats des élections avant 22h avant de préciser que c’était son point de vue «en tant que citoyen». Alors que depuis la libéralisation du secteur, les médias ont toujours donné les résultats affichés dans les bureaux de vote, juste après leur fermeture, généralement à partir de 18 h.

Un point que l’opposition a mis de côté parce que, estime-t-elle, «c’est inutile d’en débattre, nous ne l’accepterons jamais». Une autre question qui divise le pouvoir et l’opposition, c’est celui de la durée de la campagne électorale que l’on veut ramener de trois à deux semaines. Deux points majeurs qui vont, sans doute, bloquer les discussions. C’est clair pour Abdoulaye Bathily, un des leaders de l’opposition, qui avertit déjà qu’ils ne sont pas concernés par les résultats qui sortiront de ces discussions.

C’est donc parti pour un code électoral qui ne fera pas l’unanimité et donc un processus électoral entaché. Un code pourtant jugé, depuis 1992, «consensuel», obtenu grâce au défunt magistrat, le juge Kéba Mbaye. Le Sénégal a connu jusqu’ici des institutions de contrôle des élections jugées dans l’ensemble crédibles. Il y a eu l’Observatoire national des élections (ONEL) qui a officié les législatives de 1998, la Présidentielle de 2000 et les autres scrutins. Ensuite, la CENA Search CENA créée en 2007, qui a constaté tout de même près d’un millions et demi d’électeur « disparus » dans le fichier dont il dispose alors que celui du ministère de l’intérieur est « impénétrable ».

Le président Wade lui-même, alors farouche opposant au régime d’Abdou Diouf, avait toujours réclamé une CENI. Aujourd’hui, il argue que l’appellation de l’organe n’est pas importante, mais c’est le contenu. Va-t-il lâcher du lest en faisant comme son prédécesseur Abdou Diouf qui a nommé des personnalités réputées neutres, au ministère de l’intérieur, comme Lamine Cissé, Mamadou Niang. Quant à la CENA, il vient de nommer un autre magistrat, Issakha Guèye dont la probité est déjà contestée par certains médias.
 
 
1760 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 15/12/2009
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