La raison principale, la crainte de répercutions du krach boursier qui se dessine sur les marchés mondiaux depuis la dégradation de la note des Etats-Unis par l'agence Standard and Poor's.
Ce spectre qui pourrait influer sur les prévisions de croissance de la zone UEMOA et particulièrement celle du FCFA pour ce qui concerne la BCEAO ne semble cependant pas inquiéter pour l'heure la direction de la Bceao qui se veut rassurante et confiante sur la stabilité et la compétitivité du Fcfa..
Même si aucune communication officielle n'a été faite sur le sujet par la direction de l'institution dont la monnaie est indexée à l'Euro, nous apprendrons qu'une "cellule de crise" a été mise en place et que tout est mis en œuvre pour l'efficience de la coordination des actions avec les autres banques centrales, notamment avec les équipes de la BCE (Banque centrale européenne) à Bruxelles. Tiemoko Koné, le gouverneur de la BCEAO actuellement à pied d’œuvre pour redynamiser l'institution, serait, entre autre, en ces temps de fortes actualité financière, en liaison permanente avec Jean Claude Trichet, le directeur de la BCE afin de conjuguer les actions dans l'optique d'efficacité de ces dernières.
Constat quasi similaire au niveaux des marchés boursiers africains à cette heure plus attentifs que paniquant. C'est en tout cas le pont de vue de Jean -Paul Gillet, le directeur général de la bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) qui ré"pondait ce mercredi matin à KOACI. "De façon directe nous sommes ni inquiet ni impacté, la région pourrait souffrir au niveau du prix des matières premières si un ralentissement mondial survenait, nous sommes donc attentifs" indique Jean Paul Gillet qui ajoute: "Une crise mondiale pourrait aussi profité à l'Afrique qui est très attractive par son potentiel croissance, les transferts d'investissement vers le continent africains sont à ce jour plus intéressants que ceux vers l’Asie".
Tout indique qu'à cette heure, les instituions et places financières africaines observent avec attention l'évolution d'une crise dans laquelle l'Afrique de l'Ouest pourrait bien sortir renforcée.