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TOGO: Crimes à Agoé : La police peine à rassurer les populations
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Par Aghu | 13/10/2011 | 20:47:56
ACTUALITÉ INFO NEWS TOGO:: ARTICLE DE LA RÉDACTION DE KOACI AU TOGO ::

© koaci.com - Une affaire de série d’assassinats liés à des pratiques mystiques défraient la chronique à Lomé. Ce n’est pas la première fois que l’on assiste à de tels meurtres mais la particularité cette année est la concentration des forfaits dans le quartier Agoè, dans la banlieue nord de Lomé. Pour en savoir un peu plus, nous avons investigué des jours durant. Le flou qui entoure l’affaire est si opaque et les contradictions dans les versions, saisissantes.

Pourquoi la version de meurtres rituels ?

Au début du mois de septembre, la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) de Lomé a appréhendé un homme d’une cinquantaine d’années, qui se présentait comme un El-Hadj et habitait dans une villa louée à Agoè. La foule s’apprêtait à le lyncher, le soupçonnant de commettre des crimes rituels dans sa maison. Le Monsieur (dont nous taisons le nom par respect de la présomption d’innocence) est déféré.

Le mardi 27 septembre, le corps mutilé d’une jeune fille est découvert dans les champs de tir situés dans le même quartier. Ce corps sera identifié plus tard comme étant celui de Rose, une jeune fille de 12 ans, élève en classe de 5ème. Selon les explications de son père, Rose vivait avec sa mère et faisait du commerce de porte à porte. Elle vendait du pétrole et c’est partie une fois encore pour cette activité, qu’elle n’est plus jamais revenue.

Une semaine auparavant le 16 septembre, c’est le corps mutilé de Dessou Assoupi, une autre jeune fille de 17 ans qui a été retrouvé au même endroit. Selon les renseignements recueillis, elle était élève en classe de 4ème au Bénin voisin et ne serait à Lomé que pour les vacances. Elle faisait également le commerce de porte à porte et vendait des fournitures scolaires. Elle a quitté sa maison dans le quartier Tokoin-Ramco pour se rendre au marché d’Assiyéyé, un marché d’Agoè qui s’anime une fois par semaine et on ne l’a plus revue.

Ces deux corps sont les derniers d’une série de découvertes macabres et les seuls à avoir été identifiés sur un nombre total de corps retrouvés qui diverge selon les sources. La police parle de 7 corps, les riverains avancent le chiffre de 13. Le point commun entre tous ces corps retrouvés est qu’ils ont été vidés de leur sang, mutilés et des parties ont été prélevés : le sexe, les seins…

Pourquoi donc commettre un meurtre et prélever des parties du corps ? C’est à cette question que répond l’hypothèse de meurtres rituels. "Il n'y a pas de doute que c'est un crime rituel. On lui avait découpé les organes génitaux ", raconte un témoin, incapable d'oublier l'état dans lequel les gendarmes ont retrouvé le corps de la petite Rose
"Les organes prélevés, que l'on appelle couramment des « pièces détachées », servent à la confection de fétiches censés d'autant plus puissants que la victime a souffert quand on la mutile vivante", explique une source proche de l'enquête ayant requis l'anonymat.

Nous avons mené des recherches et ce qui peut étonner, c’est la persistance de tels actes dans certaines régions d’Afrique, ou tout du moins l’utilisation de cette hypothèse pour expliquer des disparitions et des meurtres.Les victimes de ces sacrifices sont souvent des enfants impubères. Leur sang, leurs organes sexuels et parfois d’autres parties de leur corps sont exigés par certains sorciers qui promettent à leurs clients un enrichissement rapide ou le pouvoir.

Le rôle de la police dans l’affaire

Pour avoir une idée plus claire de ce qui est fait par les services de sécurité pour trouver et punir les commanditaires de ces forfaits, nous nous sommes rendus au commissariat d’Agoè. Là, l’officier de police judiciaire Samiè Essowè nous a expliqué qu’il s’agissait d’ « une affaire criminelle » donc du ressort de la DPJ même si les faits ont lieu dans son district. A la DPJ, nous avons dû patienter trois heures durant et il a finalement fallu téléphoner à l’officier en charge du dossier avant qu’il n’accepte de revenir au commissariat pour nous rencontrer. L’officier Djergou est arrivé pour nous informer que le Monsieur cité en début d’article comme étant un criminel et déféré par la DPJ au parquet, a été relâché faute de preuves. « Nous, on n’a jamais vu de crânes humains en sa possession et il était détenu lorsque les autres crimes ont été commis », nous a expliqué M. Djergou.

A la question de savoir où en est l’enquête, l’officier de police s’est énervé et est devenu tout à coup très désagréable. Il nous a expliqué que lui n’a jamais vu de corps et que les populations racontaient beaucoup de faits non vérifiés pour conclure que nous devions nous rendre à la direction de la police ou au ministère pour plus d’informations.

Des explications qui sont en contradiction avec les promesses du ministère de la sécurité et de la protection civile. En effet, le colonel Dokissime Latta, ministre de la Sécurité, s’est rendu sur les lieux des crimes le 27 septembre, avec les principaux responsables de services de sécurité dépendant de son ministère, notamment les colonels Mompion et Yark (respectivement chefs de la police et de la gendarmerie). Le ministre Latta a promis aux dignitaires du quartier d’Agoènyivé de mettre la main sur les auteurs des crimes et convié les populations à collaborer avec les forces de l’ordre.

Pour en savoir plus sur les promesses du ministère de la sécurité, nous nous sommes rendus au domicile du chef du canton d’Agoènyivé, Tété Sédzro II. Au milieu de la demeure imposante du chef, trône un petit piédestal sur lequel trône le drapeau Togolais. Le secrétaire général du chef, Migah Komi vient à notre rencontre et nous demande d’emblée si nous venons pour un mariage. A l’évocation du sujet des meurtres d’Agoè, son enthousiasme s’estompe d’un coup. Dans le secrétariat, l’on débat d’un litige sur le divorce d’un couple. Nous suivons Mr Migah dehors et là, sa première explication était que « ça nous étonne que Agoènyivé qui regorge de tous les camps du Togo, soit victime d’insécurité ». Il nous explique que selon lui, les meurtres ne sont pas commis à Agoè et c’est des corps qui y sont déposés.

Le champ de tir est un endroit isolé et les populations ne s’y hasardent pas après 19h. Comment donc ces corps ont-ils pu être déposés là ? Comment des individus accèdent-ils aussi facilement à un domaine de l’Etat pour y déposer des cadavres ? Pourquoi la police hésite-t-elle tant à communiquer sur les informations dont elle dispose et sur les avancées de l’enquête ? Pourquoi a-t-on l’impression que même dans le milieu de la sécurité, on ne connait pas la personne en charge de l’enquête ou personne n’est en charge de faire la lumière sur l’enquête ? La sortie du ministre n’était qu’un canular et reste sans suite ?
En plus de ça, il y a eu le témoignage d’un jeune homme sur la chaîne privée LCF. Il a expliqué qu’il est « laveur de graviers au bord de la rivière ici. Je suis sollicité par les forces de sécurité pour enterrer la jeune fille retrouvée morte dans la brousse qui pourrissait déjà. Ce travail, je l’ai fait contre une somme de 25.000F». Pourquoi n’avoir pas autopsié les corps et la police n’avait-elle pas d’autres alternatives ?

Il y a tellement de questions qui sont restées sans réponse à la fin de nos investigations. Déjà, des voix s’élèvent pour accuser des personnalités de l’Etat d’être impliqués dans ces homicides, ce qui ralentit le processus. Des allégations sans autres preuves que des questions restées sans réponses. Aux dernières nouvelles, deux personnes seraient appréhendées dans le cadre de l’enquête. Ce qui est un bon début car le système sécuritaire gagnerait donc à répondre à toutes les questions pour dissiper tout malentendu et rétablir une confiance à rude épreuve et qui s’émiette un peu plus à chaque découverte de corps.

Aghu, KOACI.COM LOME, copyright © koaci.com
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zémidjan  
Crimes à Agoé : La police peine à rassurer les populations. C'est encore les barons du rpt qui sont à l'origine de ces crimes répétitifs.Cela me rappelle la bouteille contenant l'embryon qu'on a découverte chez Laclé Kpotivi et le crane humain chez Amadosse Djoko dans le quartier habitat.Ce sont des pratiques courantes au sein du rpt pour de l'argent et ceux qui sont assoiffés de pouvoir.Surtout avec ces nominations à la tète des services administratifs, c'est la bonne période pour sacrifier les pauvres enfants par leur différents organes.Pauvre pays le Togo, pauvre Togolais. On comprends le pourquoi la justice n'est pas motivée pour trouver le coupable.Ils sont bien conscient que le coupable se trouve à la maison.Je ne sais pas ce que le togolais a fait pour mériter cela. Mais ça va finir très mal, ça sent mauvais.
fangio57  
pardon,ne parlez pas de police il n'y en a pas au togo il y a juste des milices au services d'imposteurs qui se sont appropriés le pays.ces milices sont là uniquement pour defendre les interrets de leurs employeurs et souvent ,contre le peuple alors, n'attendons pas de leur part qu'elles s'investissent pour appaiser les inquietudes des populations
 
 
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