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GABON : COMMUNIQUE : Déclaration de la Société Civile et de la Diaspora du Gabon
 
DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE
ET DE LA DIASPORA

Depuis plusieurs décennies, le Gabon traverse une crise multiforme avec des évolutions différentes. Malheureusement, cette situation dramatique pour l’avenir de notre pays et le devenir de ses populations s’est fortement accentuée avec l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba par un coup d’état électoral perpétré le 03 septembre 2009. Ce dernier a instauré un Etat totalitaire en dissolvant les partis politiques et en violant toutes les libertés et droits fondamentaux imprescriptibles et inviolables pourtant reconnus dans notre constitution.

La Société Civile et l’ensemble des forces de la diaspora gabonaise, après avoir fait ce constat amer, tiennent une fois de plus à déplorer ce refus d’Ali Bongo Ondimba et du Parti Démocratique Gabonais (PDG) au pouvoir depuis 44 ans de garantir aux citoyens gabonais l’égalité devant le droit, la liberté, l’intégrité et la propriété.

Aussi :
• Considérant le scandale de de l’avion présidentiel au Bénin qui a jeté l’opprobre sur le Gabon et défrayé la chronique dans les médias internationaux ;

• Considérant la violation flagrante de la constitution gabonaise par la création d’agences directement rattachées à la Présidence de la République qui dépouillent l’Administration et les Institutions de toutes leurs substances et prérogatives constitutionnelles ;

• Considérant les multiples modifications de la Constitution depuis 2009 qui ont eu pour seul objectif d’asseoir et de renforcer un pouvoir illégitime ;

• Considérant l’engagement à grands frais de l’argent des gabonais dans les activités de jouissances (course de bateaux, concert de musique animé par les stars américaines, déplacement à Munich pour la finale de la Champions League ou ailleurs pour les courses de Formule 1…), au moment où la misère et la pauvreté rongent de plus en plus la population ;

• Considérant les récurrentes restrictions, voire suppressions des libertés publiques, individuelles, syndicales et associatives ;

• Considérant les suspensions arbitraires des salaires des leaders syndicaux et des fonctionnaires membres de l’opposition ;

• Considérant la cherté de la vie qui plombe le panier de la ménagère et rend dérisoire le pouvoir d’achat des gabonais ;

• Considérant l’augmentation sans cesse croissante des chiffres du chômage qui avoisinent aujourd’hui les 60% de la population jeune selon les derniers chiffres du Bureau International du Travail ;

• Considérant le risque de déflagration à court terme (dès le 03 mars 2013) du secteur forestier, du fait de l’arrêt unilatéral des négociations FLEGT par le Gabon avec l’Union Européenne ;

• Considérant aussi le désastre socio-économique que connaît ledit secteur forestier suite à la mesure prise en 2010 par Ali Bongo, visant à interdire l’exportation des grumes, dont les conséquences sont :

- Une chute vertigineuse de l’apport de cette matière première au PIB, passant de 4. 5 en 2009 à 3. 4 en 2010 ;

- Une perte des emplois directs passant de 22000 en 2009 à 14500 en 2010, soit 7500 chômeurs en plus, qui viennent grossir les statistiques déjà alarmantes du taux de chômage ;

• Considérant que tous les pouvoirs constitutionnels sont à la solde du chef de l’Exécutif (cas des injonctions données aux deux chambres du Parlement réunis en congrès lors de son discours le 12 Septembre 2012 et au Tribunal pour la condamnation des étudiants en Juillet 2012…) ;

• Considérant les violations répétées des droits de l’homme qui viennent d’avoir pour conséquences le rejet sans examen de la candidature du Gabon au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU ;

• Considérant la corruption généralisée qui gangrène le sommet de l’Etat et l’ensemble de l’administration (110ème place sur 178 pays évalués en 2010 par Transparency International ; rapport confirmé par la Commission Nationale de lutte contre l’enrichissement illicite) ;

• Considérant la vétusté des plateaux techniques et la qualité des services dans les structures hospitalières ;

• Considérant la dégradation et la ruine du système éducatif gabonais qui se traduisent aujourd’hui par : les effectifs pléthoriques (en moyenne 100 élèves par classe en contradiction avec le ratio de 35 élèves retenu aux états généraux de l’éducation de 2010), les fraudes massives aux différents examens et concours nationaux, les mauvaises conditions de vie et de travail des enseignants, la transformation des vestiaires du Stade d’Agondjè en salles de classe, l’absence de construction de salles de classe ;
• Considérant les nombreuses promesses faites aux populations mais jamais concrétisées : les 5.000 logements par an, la compagnie aérienne nationale avant janvier 2012, la chimère de la zone économique spéciale de Nkok, la publication des résultats de l’audit de la Fonction publique, etc…
• Considérant la confiscation des médias publics depuis trois ans pour des opérations mensongères de communication en direction des populations ;
• Considérant par ailleurs que dans tous les pays démocratiques du monde, la Société civile a le devoir de :

- Défendre la liberté des citoyens et les protéger de l’arbitraire étatique ;
- Observer et contrôler le pouvoir politique notamment dans la gestion des élections pour en garantir le déroulement équitable dans le respect des règles fondamentales de la démocratie ;
- Rechercher activement l’excellence en matière de culture politique et de bonne gouvernance ;
- Contribuer à ouvrir des voies efficaces de rassemblement et d’articulation de valeurs communautaires et d’intérêts sociaux ;
- Contribuer à la démocratisation de la société à travers un processus de formation de l’opinion publique et de la volonté populaire ;
- Aider à adoucir les différents et nombreux conflits sociaux.

Eu égard à tout ce qui précède et au nom du peuple gabonais, unique souverain, qui entend prendre son destin en main, nous ne nous reconnaissons aucunement dans les actes anti républicains posés par Ali BONGO ONDIMBA. Aussi convions-nous nos compatriotes à se préparer à la tenue de la Conférence Nationale Search Conférence Nationale Souveraine.

Le projet de la Conférence Nationale Search Conférence Nationale Souveraine en laquelle se reconnaît aujourd’hui le peuple gabonais, reste pour nous, Société Civile et Diaspora du Gabon, la seule voie de sortie de crise. C’est pourquoi nous invitons toutes les forces démocratiques, tous les citoyens épris de Paix, de Justice et de Démocratie à nous rejoindre pour une série d’actions dans les plus brefs délais.

Nous invitons donc :

 Les partis politiques, les syndicats, les ONG , les confessions religieuses, les organisations et autres types d’associations déjà existants, légalisés ou non ;

 Les citoyens désireux d’y participer devant au préalable se constituer en association ;

A venir massivement se faire enregistrer sur les listes des participants dès le 8 décembre 2012 au siège de l’ONG Publiez Ce Que Vous Payez face à l’Hôtel Louis.

Ainsi désireux de vivre dans un pays libre et démocratique le peuple Gabonais déterminé entend s’inscrire dans les propos du président américain Abraham Lincoln qui disait : « La gouvernance du peuple, par le peuple et pour le peuple ».


Fait à Libreville le 13 Novembre 2012


Marc ONA ESSANGUI
Le coordonateur de la coalition Ca suffit comme ca.
 
 
8120 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 13/11/2012
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