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Burkina Faso - Ouagadougou, le 4 janvier 2012 @Koaci.com – Sept personnes ont été tuées le week-end dernier au cours d'affrontements entre deux communautés à Zabré (171 km, Centre-Est) a constaté un journaliste de l’AIB sur place.
Des affrontements intercommunautaires ont éclaté entre deux communautés (de l'ethnie bissa et peuhl) qui a fait "sept morts", a déclaré le gouverneur de la région du Centre-Est, Allahidi Diallo.
Les victimes sont un éleveur peulh, Sambo Bandé, cinq membres de sa famille et un cultivateur Bissa, a précisé le 1er adjoint au maire de Zabré, Yébila Souga.
«Il est difficile d’être précis, mais on nous a notifié trois cas de blessés qui ont été évacués sur le centre hospitalier régional de Tenkodogo», a-t-il souligné indiquant qu’il y a des gens qui peuvent être blessés mais qui se cachent pour le moment.
Selon les témoignages des habitants de Zabré, les violences ont éclaté après qu’un autre éleveur peulh ait refusé d'indemniser un agriculteur bissa, alors que son troupeau avait détruit les récoltes du cultivateur.
De l’avis du gouverneur du Centre-Est, ces affrontements, qui seraient partis d’une altercation entre deux membres des deux communautés, ont occasionné plus de 500 déplacés.
«Nous nous sommes attelés à créer des couloirs humanitaires sécurisés et nous avons créé le centre (d’accueil) de Tenkodogo sur lequel nous évacué depuis le 1er janvier 149 personnes dont 41 nourrissons qui sont entièrement pris en charge par les actions conjuguées des services techniques de l’Action sociale, la santé et des services de sécurité», a-t-il affirmé.
Selon M. Diallo, un deuxième convoi de 134 personnes est allé s’ajouter au premier, sur le site de Tenkodogo, y portant le nombre à 283 déplacés.
Un deuxième site sécurisé a été aménagé à Youga (35 km de Zabré) où se trouvent 200 personnes, a-t-il poursuivi.
«Ce matin (2 janvier), le Comité national de secours d’urgence (CONASUR) était à Tenkodogo avec un minimum nécessaire pour ceux qui sont là-bas. Dans quelle que minute, il y a un autre convoi du CONASUR qui sera là, et ça c’est pour convoyer ce qu’il faut amener sur Youga », a affirmé le gouverneur.
Selon Assana Diallo, mère d’un enfant, déplacée venue du secteur n°3 de Zabré, «depuis que nous sommes ici, on s’occupe bien de nous. On nous donne tout le nécessaire et un infirmier vient faire des consultations et nous donner des médicaments au besoin».
«Ils (les agresseurs) se sont rendus chez moi où ils ont tout brûlé (maisons et greniers). J’avais 350 000F CFA, 4 vélos, une moto et des vivres. Ils ont tout brûlé ainsi que la maison de mon grand frère qui était à côté», a déclaré Alidou Bandé qui se retrouve au site d’accueil avec 16 membres de sa famille.
«Des centaines d’autres déplacés se sont réfugiés à Zébila, un village situé à la frontière du Ghana, où une délégation des autorités locales et sécuritaires se sont rendues pour convaincre les de rentrer car le calme est revenu», a indiqué le maire-adjoint de Zabré, Yébila Souga.
Le calme revient à Zabré
«Le calme est en train de revenir» a déclaré le chef de corps du 31e Régiment d’infanterie commando de Tenkodogo, Moussa Diarra, commandant les opérations de sécurité.
«Nous avons mis en place un mode opératoire qui combine une série d’actions qui ont eu pour mérite de ramener la sérénité», a déclaré le Lt-colonel moussa Diarra, concluant qu’«on peut dire que le calme est entrain de revenir».
«Arrivées dans la nuit du 30 décembre, les forces de défense et de sécurité (FDS) ont instauré un couvre feu du 31 décembre 2012 au 1er janvier, de 00 heures à 7heures du matin», a indiqué M. Diarra.
«Hier également (1er janvier), pour maintenir la situation, un couvre-feu a été instauré de 13heures à 00heures. Ce couvre-feu n’a pas été reconduit aujourd’hui 2 janvier, ce qui est un signe que les choses se passent bien et que l’accalmie est entrain de reprendre place dans la cité», a-t-il expliqué.
«C’est l’ensemble des forces de défense et de sécurité composées de la gendarmerie, de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), des unités de l’armée de terre (sections du 31e RIC, du Régiment de la sécurité présidentielle (RSP) basé à Pô et de l’Académie militaire Georges Namoano) qui ont contribué a ramené le calme, a souligné le commandant des opérations sécuritaires.
«Nous avons également été appuyés dans notre mission par les autorités administratives, des personnes ressources locales ou natives de la zone qui ont bien voulu lancer des appels au calme», a-t-il précisé.
Boa
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