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Gabon : Malgré sa dissolution, l'ex UN fête ses trois ans
 
André Mba Obame vu par Pahé (pahebd.blogspot.com) -

Gabon - Libreville Search Libreville le 10 février 2013 - Malgré sa dissolution officielle survenue suite à une décision du ministère de l’intérieur en novembre 2011, et la distance prise, pour des raisons de santé, de son leader charismatique, André Mba Obame, en perte de vitesse, le parti de l'opposition gabonaise, désormais renvoyé à l’appellation "Ex UN" (union nationale, nldr), a malgré tout tenu à fêter, ce dimanche à Libreville, son troisième anniversaire. A cette occasion, son président, Zacharie Myboto Search Zacharie Myboto a prononcé une allocution que KOACI.COM vous propose ci dessous en intégralité.


REPUBLIQUE GABONAISE
UNION-TRAVAIL-JUSTICE

Le Gabon pour Tous Libreville Search Libreville le, 10 Février 2013.

MESSAGE DU PRESIDENT DE L’UNION NATIONALE
A L’OCCASION DU TROISIEME ANNIVERSAIRE
DU PARTI
*-*-*-*-*-*


Militantes et Militants,
Sympathisantes et Sympathisants
Chers Compatriotes,

10 Février 2010-10 Février 2013, l’Union Nationale, notre parti a aujourd’hui trois ans. Née de la volonté des ses fondateurs d’œuvrer, entre autres, pour l’unité nationale dans le respect des différences, pour le développement du Gabon en vue du progrès économique, social et culturel dans la solidarité et le partage et pour la promotion des idéaux de la République par l’édification d’une véritable démocratie pluraliste favorisant l’alternance dans notre pays, l’Union Nationale n’a eu seulement qu’onze mois et quinze jours d’existence normale, sa dissolution par Monsieur Ali BONGO ONDIMBA et son Gouvernement dit émergent ayant été prononcée le 25 janvier 2011.

Cette décision, dois-je le rappeler, est inique, c’est-à-dire, très injuste car l’acte politique posé par Monsieur André MBA OBAME, ancien candidat indépendant à l’élection présidentielle du 29 Août 2009, acte consécutif au hold-up électoral du 3 septembre 2009, n’engageait pas l’Union Nationale, inexistante à ces dates. Cette décision est aussi inconstitutionnelle car lorsque la responsabilité d’un parti politique est établie dans un acte contraire à la loi, la seule sanction possible est l’interdiction conformément au paragraphe 13 alinéa 2 de l’article 1er de la Constitution.

Oui l’interdiction peut être limitée dans le temps. La dissolution par contre entraîne la disparition, l’anéantissement. Ces deux mots, interdiction et dissolution, ne sont pas synonymes.

L’objectif de cette décision étant en réalité la mise à l’écart de la compétition politique de l’Union Nationale, adversaire redouté de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA et son régime, nous avons, tous ensemble, militantes et militants, pris la décision de ne pas accepter l’arbitraire, de ne pas nous soumettre à une dictature oligarchique et prédatrice et de mener un combat inébranlable pour la réhabilitation de notre parti.

Votre engagement entier et votre disponibilité soutenue pour ce combat m’amènent, au nom du Bureau National et au mien propre, à vous adresser nos remerciements et félicitations les plus sincères. Dans le même esprit, j’ai une pensée particulière pour toutes celles et tous ceux qui nous ont laissés dans cette lutte pour l’au-delà parfois dans des conditions de violence aveugle du pouvoir établi tels les cas de Marie MENDOME et Elisabeth NWADA. Il en est de même des compatriotes victimes de cette violence aveugle qui, depuis des mois, croupissent en prison. Qu’ils soient assurés de notre souvenir impérissable, de notre reconnaissance infinie et de notre solidarité.

Dans ce registre de violences aveugles, nous condamnons les assassinats et autres crimes humains qui sont légion dans notre pays et dont les auteurs doivent mériter les sanctions les plus exemplaires.

A l’intérieur comme à l’extérieur de notre pays, la réhabilitation de l’Union Nationale est une réelle préoccupation pour les démocrates. A tous, nous disons que leur soutien nous va droit au cœur et nous leur en savons gré. Parmi eux, il y a notamment les dirigeants et membres des partis politiques de l’Opposition regroupés au sein de l’Union des Forces pour l’Alternance, les membres de la Société Civile « ça suffit comme ça » et ceux de la diaspora gabonaise. Nous comptons beaucoup sur leur concours inestimable dans nos démarches, initiatives et actions en vue de la réhabilitation de notre parti. Sachons que nul n’est à l’abri des foudres de ce pouvoir fébrile pour quiconque s’oppose à lui sans complaisance.

La dissolution de l’Union Nationale, l’interdiction faite à ses dirigeants d’être membres du directoire d’un autre parti pendant cinq ans, l’éviction de plusieurs centaines d’agents de leurs postes, la suspension irrégulière de solde de nombreux fonctionnaires pour des raisons politiques confirment que le Gabon est un pays de despotisme avéré.

Face à toutes ces situations que je condamne avec force, je voudrais rappeler au Pouvoir dit émergent ces passages du préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, je cite : « …la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme…, qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression… ».

Militantes et Militants,
Chers Compatriotes,

En dépit de cette situation d’injustice que lui ont imposée Monsieur Ali BONGO ONDIMBA et son régime, l’Union Nationale reste toujours déterminée à poursuivre son combat en faveur d’un Gabon pour tous.

En effet quelle valeur réelle accorder à une concertation sur la crise multiforme que connaît notre pays si certains acteurs en sont exclus ? C’est le cas aujourd’hui de la concertation en cours convoquée pour éviter la Conférence Nationale Souveraine et pour isoler l’Union Nationale que Monsieur Ali BONGO ONDIMBA et son régime craignent d’affronter démocratiquement et tiennent à comprimer sous l’éteignoir. Cette attitude de peur, disons-le leur, ne peut que grandir davantage l’Union Nationale.

Constante dans cet objectif d’un Gabon pour tous, l’Union Nationale a organisé en France du 30 juin au 3 juillet 2012, avec la Société Civile « ça suffit comma ça » et la diaspora gabonaise, la Rencontre de Paris pour réfléchir sur la crise multiforme que traverse le Gabon au plan politique, institutionnel, moral, économique, social et culturel notamment depuis le coup d’Etat électoral du 3 septembre 2009 et les moyens d’en sortir. La voie idoine retenue est la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine. Grâce à nos incessantes explications et à nos multiples rencontres dont principalement celle de Mouila les 7, 8 et 9 septembre 2012, les partis politiques de l’Opposition y ont adhéré et ont exigé sa tenue. Les manœuvres de toutes sortes utilisées par le Pouvoir établi pour rejeter cet évènement tant attendu ne doivent pas nous décourager. C’est pourquoi j’invite une nouvelle fois les militantes et militants, les sympathisantes et sympathisants de l’Union nationale qui ne l’ont pas encore fait, à aller s’inscrire au siège de la Société Civile « ça suffit comme ça » à Libreville.

Cet appel s’adresse également aux autres gabonaises et gabonais épris de paix et de justice qui ont à cœur de trouver des solutions à la crise multisectorielle que connaît notre pays et qui consacre l’échec cuisant de la politique dite de l’émergence. Quelques exemples le confirment : échec à l’enseignement supérieur et à l’éducation nationale quant aux mauvaises conditions de travail et à l’insuffisance et la qualité des structures; échec en matière de logement, les 15 000 logements promis depuis trois ans se faisant toujours attendre, d’où le recours aux maisons préfabriquées venant d’Europe dont les matériaux de construction utilisés méritent analyse et contrôle ; échec dans les hôpitaux dépourvus souvent de médicaments ; échec au sujet de la vie chère, les produits de première nécessité étant en constante augmentation ; dilapidation de l’argent public etc…

Notre combat pour la tenue de la Conférence Nationale Souveraine est donc sans ambages comme du reste pour la réhabilitation de notre Parti.
Cela nécessite organisation et mobilisation. Ce qui nous amène à des actions d’intensification de notre travail sur le terrain à travers tout le territoire national.


Ainsi l’Union Nationale poursuivra-t-elle avec persévérance, probité, foi, discipline, dynamisme et dans l’unité, sa lutte pour, comme je l’ai indiqué plus haut, un véritable développement économique, social et culturel du Gabon qui passe nécessairement par la fin du régime et du système actuels au pouvoir imposés à la grande majorité de gabonaises et de gabonais.


JOYEUX ANNIVERSAIRE
VIVE L’UNION NATIONALE
VIVE LE GABON.
 
 
2122 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 10/02/2013
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