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Burkina Faso: Le coup d'État perpétré sur instruction du général Diendéré, selon un accusé
 
©Koaci.com - Mardi 3 juillet 2018 - L’adjudant Jean Florent Nion, accusé Search accusé d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, incitation à commettre des actes contraires à la discipline militaire, a été le troisième inculpé devant la barre du tribunal militaire pour répondre de ces faits.

"J'étais dans l'escorte du président de la transition Michel Kafando. Après l'avoir conduit au bureau pour le conseil des ministres, je me suis rendu dans la salle de repos. Alors que j'etais couché, deux hommes, l'adjudant chef Badiel et le Sergent chef Koussoubé sont venus me voir, m'informant que le général Diendéré Search général Diendéré a instruit de faire un coup d'État", a déclaré l'adjudant Nion.

Il a expliqué avoir souhaité vérifier cette information en contactant le général.

Il dit avoir alors écrit au général qui lui a dit être à son domicile.

« Le général m’a reçu. J’ai exposé le problème. Et quand j’ai fini, je n’ai pas entendu une réponse contraire à ce qu’on m’a dit », a-t-il poursuivi.

En réponse, "le général m'a demandé : « Ce n’est pas encore fait ? ».

Il a expliqué avoir rendu compte à l'adjudant chef Badiel puis retourné à son poste après avoir enfilé sa tenue qu'il avait entre temps ôté avant de se rendre chez le général.

C'est ensuite qu'il a été embarqué dans un véhicule pour aller interrompre le conseil des ministres et arrêter les autorités de la transition, a-t-il expliqué.

Selon l’adjudant Nion, dans la salle, le sergent-chef Moussa Nébié a dit au Président Kafando : « on est attaqué, je vous amène en lieu sûr ».

C'est alors que les autorités se sont levées et le Premier ministre a suivi.

"Une voix" l'a également instruit d'interpeller deux personnes qu'il ne connaissait pas les ministres Augustin Loada et René Bagoro, ce qu'il a fait, leur demandant de le suivre.

L'adjudant Nion, a alors reconnu partiellement les faits d'attentat à la sûreté de l'État car ayant pénétré dans la salle du conseil des ministres et procédé à l'interpellation des membres du gouvernement.

Pour justifier son acte, il a indiqué qu'il était "dos au mur".

" Si tu n’es pas d’accord avec quelque chose, ce n’est pas à tout moment que tu peux refuser. Si j’avais la possibilité de m’envoler, j’allais le faire », a-t-il déclaré.

« J’étais dans une mauvaise position, au mauvais endroit. Si je n’étais pas de garde, peut-être que je ne serais pas là, à la barre», a souligné l'accusé.

Quant aux deux autres chefs d'inculpation, il les a nié en bloc expliquant que son rôle s'est limité au sein de la présidence.

"Je n’ai jamais tué quelqu’un. Je me suis limité à la présidence et il n’y a pas eu de mort à la présidence (…). Je n’ai jamais porté la main sur qui que ce soit », a declaré qui dit n'avoir non plus pas dirigé un groupe ou donné un ordre dans le cadre de la commission du putsch.

Après ce récit mettant en cause le général Diendéré, le parquet et la partie civile se sont réjoui de la "vérité"et du " courage" d'un "militaire qui s'assume entièrement en bon commando".

Son avocat Me Adrien Nion a plaidé que sa conduite et son courage soit pris en compte au moment de délibérer sur sa sentence.

Boa, Ouagadougou
 
 
12824 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 04/07/2018
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