| Présidentielles 2010: la diaspora exclue |
| Par Hasnata | 29/01/2010 | 11:37:55 |
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::Koaci.com Ouagadougou::Le ministre Clément Sawadogo a défendu le dossier au nom du gouvernement::
L’assemblée nationale à la demande du gouvernement a procédé à la relecture du code électoral en ses dispositions concernant le vote des burkinabè de l’étranger. Le 27 janvier, à la majorité, les députés ont repoussé le vote des burkinabè de l’étranger pour l’horizon 2015.
Les députés de l’opposition ont voté contre.
Les Burkinabè de l’étranger devront prendre leur mal en patience. En mai 2009, suite aux reformes politiques et institutionnelles, l’assemblée nationale avait entériné le vote des burkinabè de l’étranger à la grande satisfaction des organisations de la société civile et des partis de l’opposition.
Mais voila, quelques mois après, le gouvernement revient à la charge pour différer le vote de la diaspora. Ses arguments sont les suivants. Au plan juridique le gouvernement estime que la loi n’est pas claire. Car il stipule que « la CENI prend les disposition pour organiser le scrutin dans les ambassades et les consulats ». Le gouvernement estime qu’il faut préciser si le scrutin présidentiel ou référendaire est organisé dans les locaux des ambassades et consulats ou en dehors de ceux-ci compte tenu de l’exiguïté de certains locaux. D’autre part le gouvernement soulève un problème technique. Selon lui, la loi passe sous silence la mise en place des démembrements de la CENI et le fait qu’une ambassade peut avoir plusieurs pays sous sa juridiction et que d’autre part, le pays qui abrite le siège de l’ambassade n’a pas forcement le plus grand nombre de ressortissants. Ces cas de figure devraient être pris en compte dans la relecture, a estimé le gouvernement. Autre argument juridique soulevé par le gouvernement, est l’immatriculation des burkinabè de l’étranger. Une opération qui n’est pas systématique. Les chiffres sur les burkinabé de l’étranger ne sont pas précis. La plu forte concentration se trouve en Côte d’ivoire et dans une moindre mesure dedans les pays de la sous région.
L’argument massue du gouvernement semble avoir été le coût budgétaire. Les prévisions soumises par la CENI s’élèvent à 15 milliards de francs CFA pour l’organisation du premier tour du scrutin présidentiel de novembre 2010 selon le gouvernement. Dans les 28 ambassades et des 5 consulats. Trop élevé selon le gouvernement qui estime que cette estimation ne prend pas en compte la mise en place des démembrements de la CENI et éventuellement une opération d’immatriculation des ressortissant et évoque les effets induits de la crise financière , alimentaire énergétique ainsi que les inondations. La dernière élection présidentielle qui a eu lieu en 2005 n’avait coûté que 5 milliards explique le gouvernement.
L’opposition parlementaire et extraparlementaire, regroupée au sein de la CPO (cadre de concertation des partis politiques de l’opposition) a dénoncé avec force la remise en cause du vote des burkinabè de l’étranger quelques jours avant la relecture de cette loi. L’opposition dans son ensemble estime que le parti majoritaire n’est pas sûr du vote favorable de la diaspora, d’où cette reculade.
Le 27 janvier, les partis présents de ces regroupements présents à l’assemblée ont voté contre la modification de la loi. La modification a porté également sur le parrainage des candidatures à l’élection présidentielle. La loi précise désormais que qu’il faut au moins 50 parrains par candidats, les délais de transmissions, etc.
La carte nationale d’identité burkinabè est désormais la seule pièce qui permet d’identifier l’électeur. Mais à titre transitoire, les autres documents d’identification pourront servir à
Pour l’inscription sur les listes en attendant l’obtention de la CNIB dont les opérations de délivrance massive se poursuivent avec une capacité de production 22500 cartes/jour.
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| "Journaliste depuis une dizaine d'année. intérêt particulier pour l'économie et les questions touchant à l'agriculture mais n'échappe pas à la poli ..." |
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