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CI: Abidjan sous couvre feu à 22 heures
 
21H20gmt ce samedi soir devant un des rares restaurants ouvert de la rue des jardins (ph Amy)

:: Article de la rédaction de Koaci.com en Côte d’Ivoire ::

Les jours passent et la situation ne s’arrange guère en Côte d’Ivoire, l’insécurité y est grande et influence négativement toute dynamique d’un retour à la normal tant attendu.

Plus rien dans la capitale économique à compter de 22 heures, à l’approche de cette heure devenue repère, le si peu de maquis et restaurant Search restaurant ouverts vous pressent de finir pour fermer.

Voici plus d’une semaine que nous parcourons Abidjan Search Abidjan le soir, pour constater ou non de la reprise tant annoncée mais pour leur loin d’être gagnée. En effet, la paralysie entamée depuis le début de la crise post électorale est toujours palpable.

Ce samedi soir aux alentours de 21h15gmt, après avoir traversé le boulevard Latrille des deux plateaux de Cocody Search Cocody sur lequel malgré un groupe de jeune trouvé devant la seule discothèque ouverte, nous empruntons au feu du carrefour Duncan l’axe qui ouvre sur la fameuse rue des jardins, bien connue des noctambules et autres « dîneurs ».

Longeant les restaurants fermés, nous nous arrêtons dans un restaurant Search restaurant libanais connu pour servir très tard d’ordinaire. « C’est que pour emporter, on ferme dans 30 minutes », voici le message d’accueil du serveur qui telle une hôtesse vient nous délivrer tout excité, le message.

Avant même de connaître les raisons de notre venue, voire de ce que l’on désirerait commander, alors que d’autres serveurs s’activent à nettoyer et ranger les tables et chaises, que les cuisiniers finissent de préparer leurs derniers sandwich chawarma attendus de près et guettés par une file d'impatients clients près à traverser la vitre de protection qui les sépare de la cuisine, que le tenancier est entrain de faire les comptes, face à notre étonnement l’interlocuteur sera bref mais dissuasif : « on ferme tôt à cause de la situation ». Tentant d’en savoir plus sur son sentiment il nous répondra : « y’a trop d’insécurité, la direction ne veut pas prendre de risque et pour nous autres, passé une certaine heure, il n’y a plus de taxis pour rentrer donc on ferme tôt mais au moins on ouvre, je suppose que vous avez constaté que nous ne sommes pas nombreux ».

En rentrant sur le plateau, c’est deux barrages de Frci que nous rencontrerons, rappelant l’époque Gbagbo si ce n’est que la maîtrise de la langue française fait défaut. Au deuxième barrage, à notre grande surprise, alors qu’un élément armé contrôle le véhicule, un deuxième vient à notre hauteur, apparemment curieux et à notre grande surprise nous interpelle avec une question qui en dira long : « T’es quelle race ? ». Face à notre désarroi, nous protestons quant à la teneur et aux sous entendus de la question, le ton monte et un « gradé » qui a suivi la scène vient alors à notre niveau. Alors que l’élément curieux insiste pour nous faire sortir, nous interpellons le « gradé » qui fait office de chef du barrage avec ses billets de 1 000 FCFA qui sortent de sa poche, tel un butin de racket ponctué à la file de taxi et autres véhicules stationnés, et nous lui faisons part des propos du jeune soldat. Ces derniers se mettent alors à discuter en Djoula et la encore le ton monte. Le chef, béret rouge sur la tête, après avoir recadré l’élément curieux, nous fait alors signe de partir.

Avant de finir notre périple du samedi soir, pensant en avoir fini, deux soldats Frci nous arrêtent avant l’entrée du plateau. Ces derniers nous demandent de l’argent pour soi-disant leur « carburant ». Habitué à cette nouvelle pratique, nous tentons de leur expliquer que nous sommes moisis après avoir laissé tout notre argent sur les précédents barrages. Par chance, ils nous laisseront repartir, d’autres en situation similaire, se voient arracher leurs véhicules devant eux, impuissants.

Nous comprenons mieux désormais le pourquoi de la demande express à la France de Ouattara pour la gestion par l’armée française de la sécurité intérieure du pays. Sans nul doute à cette heure, la seule garanti plausible pour un retour à la confiance générale. Reste désormais à savoir comment se passera le redéploiement des forces de l’ordre et l’encasernement de ceux qui terrorisent l’esprit et le quotidien des Ivoiriens.

Ouattara a promis que tout sera réglé à son retour en Côte d’Ivoire prévu pour ces prochains jours, en attendant, la situation reste peu rassurante.

Amy, Koaci.com Abidjan
 
 
11099 Visit(s)    8 Comment(s)   Add : 30/05/2011
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Comments
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See his contributions
 
 Ouattara ne pourra rien arranger sous peine de retourner son propre couteau contre lui.
 
 
 
See his contributions njustbm
 
L'histoire retiendra une chose, Gbagbo a réussi son départ!
 
 
 
See his contributions mammoh
 
Si ceux à qui l'ETAT paye ne veulent plus travailler et font de la politque ;d'autre seront formés et travailleront à leur place les ivoiriens par leur habitude comme vous l'avez dit assumerons leur propre sécurité ETceci nest pas loin de la méchanceté de certains citoyens c'es...
Si ceux à qui l'ETAT paye ne veulent plus travailler et font de la politque ;d'autre seront formés et travailleront à leur place les ivoiriens par leur habitude comme vous l'avez dit assumerons leur propre sécurité ETceci nest pas loin de la méchanceté de certains citoyens c'est pourquoi on est obligé de se donner une heure raisonnable d'auto-couvre feu
 
 
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See his contributions akwaba
 
bizarre, je suis sortie samedi soir jusqu'a 3h et aucun soucis particuliers, les endroits habituels sont ouvert, on a fait le show et aucun barrage ne m'a demandé de l'argent... pourtant croisé 4 !
 
 
 
See his contributions LE Gle
 
 Merci Akwaba. Je me posais la même question, car je ne manque pas de les « chambrer » gentiment et ils me le rendent bien. En tout cas, mieux que ceux qui étaient là avant eux.
 
 
 
See his contributions Dabakala
 
@Akwaba et Gle. Il est difficile pour vous de justifier le comportement de la majorité des abidjanais ces derniers jours. Si tout était aussi sécurisé comme vous le prétendez, alors, vu le caractère festif que nous connaissons de l’ivoirien, ce serait la fête tous les jours dan...
@Akwaba et Gle. Il est difficile pour vous de justifier le comportement de la majorité des abidjanais ces derniers jours. Si tout était aussi sécurisé comme vous le prétendez, alors, vu le caractère festif que nous connaissons de l’ivoirien, ce serait la fête tous les jours dans la ville avec ses joies et des réjouissances. Mais il s’agit ici d’une tendance générale qui est d’ailleurs facile à expliquer et qui est dû à l’insécurité qui règne, ou du moins à cette appréhension qui fait que l’on ne se sente pas en sécurité car tout peut arriver n’importe quand à n’importe qui et n’importe où. Le récit d’AKWABA devra donc être classé dans les exceptions, qui d’ailleurs ont toujours confirmé les règles. Le fait est et demeure que la ville n’est pas sûre et que par mesure de prudence et jusqu’à nouvel ordre, le réalisme impose la prudence (donc couvre feu !!!) Merci
 
 
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See his contributions LE Gle
 
 @Dabakala. Pour être logique, tu devrais étendre ta remarque à Mammoh. Bref, nous n’avons pas prétendu que la sécurité est acquise à 100%. Nous disons qu’il ne faut pas exagérer. Tout comme de dire que les ivoiriens sont des « fêtards ». Ceux là sont entre le Ghana et le Togo...
 @Dabakala. Pour être logique, tu devrais étendre ta remarque à Mammoh. Bref, nous n’avons pas prétendu que la sécurité est acquise à 100%. Nous disons qu’il ne faut pas exagérer. Tout comme de dire que les ivoiriens sont des « fêtards ». Ceux là sont entre le Ghana et le Togo actuellement. N’oublies-tu pas la prise de conscience comme explication au comportement des ivoiriens, ces derniers temps ? « On ne sort pas de la guerre…gala » dixit, Big Sat.
 
 
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See his contributions Dabakala
 
@Le Gle autant il ne faut pas exagérer les choses, autant il ne faut pas les minimiser et comme en politique, la majorité acquise l'emporte et dans ce cas, l'insécurité l'emporte sur la sécurité ce qui fait dire de façon définitive que la ville est sous couvre feu. En ce qui c...
@Le Gle autant il ne faut pas exagérer les choses, autant il ne faut pas les minimiser et comme en politique, la majorité acquise l'emporte et dans ce cas, l'insécurité l'emporte sur la sécurité ce qui fait dire de façon définitive que la ville est sous couvre feu. En ce qui concerne le côté fêtard des ivoiriens, ce n'est pas une insulte mais cela reflète tout simplement un bien être et un niveau social lié à la population ivoirienne (pas comparable à celle du BURKINA par exemple) et pour te rassurer, tous les fêtard qui se trouve maintenant au TOGO et au GHANA n'étaient pas ceux là qui remplissaient la rue Princesse et les nombreux maquis et bars climatisés de la ville (c'était plutôt la majorité de la population sans problèmes qui cherchait tout simplement à s'amuser) Entre temps, je te mets au défi de ne pas voir les membres de la nouvelle équipe dirigeante dans les lieux de réjouissance abidjanais. Bienvenue au pouvoir et ses implications ! Mais tu me diras, l'essentiel c'est de travailler... Souhaitons donc le leur !! Merci
 
 
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