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Achat de scanners pour le PVI: Les preuves d’un crime économique planifié
 
:: Article de la rédaction de Koaci.com au Bénin ::


Sans pouvoir expliquer pourquoi le comité interministériel mis en place dans le cadre de l’appel d’offres relatif à l’achat de scanners Search scanners pour le programme de vérification des importations (PVI) a choisi de conduire la procédure dans la précipitation, violant au passage les règles en la matière, le Gouvernement poursuit dans la même logique. Faisant la sourde oreille à toutes les dénonciations de vices qui ont entaché ladite procédure et défavorisé les autres soumissionnaires, les trois ministres concernées par la question ont, déférant aux instructions du Chef de l’Etat, engagé précipitamment les négociations avec l’adjudicataire. A l’analyse des faits, tout ceci relèverait d’un plan visant à mettre devant le fait accompli tous ceux qui pourraient remettre en cause la donne actuelle. Un crime économique savamment planifié.

Alors qu’il a encore la possibilité de faire machine arrière, Boni Yayi Search Boni Yayi et ses ministres impliqués dans le dossier d’achat de scanners Search scanners pour le Programme de vérification des importations ont choisi de foncer. Un peu comme pour dire le chien aboie, la caravane passe. Ainsi après avoir, au cours de la séance du Conseil des Ministre du 29 décembre 2010, décidé « de notifier au Groupement SGS Bénin Control l’adjudication provisoire du marché relative à la mise en place du PVI (…) », le Gouvernement est passé à la vitesse supérieure. En effet, aux termes du relevé du Conseil des Ministres, il est demandé au Ministre du Développement, au Ministre de l’Economie et des Finances et celui en charge de l’Economie maritime, des transports maritimes et infrastructures portuaires, en liaison avec l’Agent Judiciaire du Trésor, de négocier avec le Groupe et de rendre compte des résultats de la négociation au Conseil des ministres avant la signature du contrat. Et bien, on y est déjà. De sources dignes de foi, ces négociations seraient donc engagées. On se demande si c’était encore vraiment nécessaire puisqu’on connaît déjà l’issue desdites négociations! Bref, l’objectif, c’est de parvenir au plus tôt à la signature du contrat. En tout cas, avant les prochaines élections qui viennent à grands pas. On ne sait jamais, un événement pourrait conduire à un retournement de situation. En réalité, ce que le Gouvernement craint en hâtant les choses, c’est qu’on ne découvre tout ce qui se cache dans ce dossier. Par exemple, les vraies identités de ceux qui se cachent sous de prête-noms. Surtout que déjà, des sources bien informées parlent du retour de ce qu’on a appelé ici la mafia cotonnière. Les mêmes sources font des rapprochements entre ce dossier et celui des machines agricoles en évoquant les noms de ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre. Des noms que nous préférons taire pour le moment. La conséquence, c’est qu’on pourrait vivre la même situation que celle connue dans le dossier des machines agricoles où la qualité des machines importées continue d’être querellée parce que la procédure qui a permis de retenir l’adjudicataire n’a pas été conduite dans les règles de l’art. En ce moment là, les Béninois n’auront que leurs yeux pour pleurer parce que les jeux auraient été définitivement faits. C’est peut-être encore le moment de crier pour arrêter dans leur élan les auteurs de ce nouveau crime économique mis en route. Mais il ne faudra pas oublier, comme le disent si bien les syndicalistes qu’on est en face d’un Gouvernement qui a choisi de mettre de gros bâtons dans les oreilles pour ne pas entendre les cris de détresse des Béninois fatigués des scandales en milliards qui font leur lot quotidien alors qu’ils ont de la peine à s’assurer un repas par jour.

Ainsi, après l’affaire ICC, celle des machines agricoles, nous voilà en face d’un autre crime économique en préparation si ce n’est déjà consommé puisque plutôt que de reculer le Gouvernement accélère plutôt les pas. En fait, parlant de Gouvernement, il faut bien préciser qu’il s’agit, en première ligne, des trois ministres précédemment cités, à savoir le Ministre des finances, celui en charge de l’Economie maritime, des transports maritimes et des infrastructures portuaires et le ministre du Développement. Il est nécessaire de faire ce rappel car l’histoire passée et récente de notre pays nous enseigne que tôt ou tard, chacun répond des actes qu’il a posés au nom de la République à un moment ou à un autre. C’est de milliards, de fonds publics, de l’argent du contribuable qu’il est question dans ce dossier. Et même s’il est établi que les ministres concernés agissent sous pression, c’est leur responsabilité est entière dans ce dossier car ils auront failli à leur devoir de loyauté vis-à-vis de la nation. Surtout que ceux dont il s’agit ne sont pas des néophytes. Ils savent tous de quoi il est question. Ils savent que dans ce dossier, le comité interministériel a travaillé sous pression. Ils savent que les travaux de dépouillement, d’analyse et de jugement des offres ne se sont pas déroulés dans des conditions de transparence et d’égalité des chances des soumissionnaires, que le dépouillement des offres financières s’est déroulé en l’absence des soumissionnaires et que c’est à une heure indue que ces derniers ont été invités au dépouillement des offres techniques. Ils savent enfin, chose grave, qu’on ne peut introduire des modifications essentielles dans le cahier des charges dans les conditions où cela a été fait dans ce dossier. Mais comme c’était un plan bien établi, ils ont engagé le Gouvernement dans cette voie. Ce qui est sûr, c’est que même s’il est difficile de croire qu’il est encore possible de faire échec à un tel plan, face à des choses aussi graves, il n’y a pas de doute qu’on est en face d’une bombe à retardement qui ne manquera pas d’éclabousser tous ceux qui auront eu une responsabilité dans ce crime.

Sékodo, correspondant de Koaci.com à Cotonou
 
 
4334 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 10/01/2011
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