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Côte d'Ivoire :  Présentation du 12ᵉ rapport sur la situation économique, la Banque mondiale estime qu'une croissance de 6 % est possible en 2022 et exhorte les autorités à investir davantage
 

Côte d'Ivoire : Présentation du 12ᵉ rapport sur la situation économique, la Banque mondiale estime qu'une croissance de 6 % est possible en 2022 et exhorte les autorités à investir davantage

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 02 juin 2022 - 07:12

Coralie GEVERS et Alassane Ouattara


La présentation du 12ᵉ rapport sur la situation économique en Côte d'Ivoire a été présenté cet après-midi par la Banque mondiale. Coralie GEVERS, Directrice des opérations de la Banque mondiale a révélé que les nouvelles sont bonnes. Car l'économie ivoirienne après avoir ralenti en 2020 sa forte résilience.


Elle reconnait néanmoins qu'il y a bien sûr des risques inflationnistes, entre autres liés au contre coup du COVID-19 et aussi des conséquences de la guerre menée par la Russie en Ukraine.


Ce rapport a approfondi un thème particulier, celui de l'économie numérique. Selon la Directrice des opérations de la Banque mondiale, sa place dans l'économie ivoirienne progresse rapidement.


«Il y a déjà plus de 9,6 millions d'utilisateurs d'internet dans ce pays. Le secteur des services de télécommunications a généré un chiffre d'affaires total de 1139 milliards de FCFA en 2021, cela représente 3% du PIB. Il génère 3000 emplois directs et près de 100 mille emplois indirects. Si nous mettons en lumière ce secteur aujourd'hui, c'est pour le rôle potentiel qu'il peut jouer pour la Côte d'Ivoire comme facteur d’émergence et d'inclusion », a-t-elle ajouté.


Hermann Djédjé Yohou auteur du rapport, économiste à la Banque mondiale, présentant le rapport à abondé dans le même sens que Coralie GEVERS annonçant que les nouvelles sont bonnes. Dans sa présentation, il a fait l'état de santé de l'économie ivoirienne et a fait des propositions quant aux actions à mener pour tirer profit du digital.


La pandémie de la COVID-19 a ralenti temporairement une marche de progrès important de la Côte d'Ivoire depuis la décennie. Selon l'auteur du rapport, l'impact a été temporaire en raison d'une campagne de vaccination exemplaire et des plans de soutien économique très importants et très rapides.


«On note que depuis mars alors que nous finissons le rapport, que le nombre de nouveaux cas de COVID-19 a baissé. Le nombre de morts resté relativement faible par rapport au reste du monde », a-t-il mentionné.


Hermann Djédjé a soutenu que la reprise s'est raffermie au cours de l'année 2021, parce qu'à partir de la seconde moitié, le taux de croissance trimestriel a rebondi et toute l'année 2021, l'économie a évolué dans le sens positif à un niveau plus fort que dans le passé.


« La croissance est tirée par la demande interne, principalement tirée par l'investissement privé, l'investissement public, avec une accélération des projets d'infrastructures du gouvernement. Il y a aussi la consommation privée qui a repris », a insisté, l'économiste.


 

Au niveau externe, il y a eu une forte croissance plus rapide des importations qui a amené une contribution négative du commerce extérieure. La contribution de ce commerce extérieure va indiquer comment l’investissement a repris. Puisque la grande action de ce progrès rapide des importations provient des biens d'équipement qui s'est accru à un volume de près de 40% en une seule année. Ce qui veut dire que la Côte d'Ivoire était sur le point de l'investissement et la croissance ne pourrait être positive et forte.


Le dynamisme de l'industrie et des services a soutenu l'économie. L'industrie a rebondi avec une croissance en volume de près de 6,2%. Les taxes nettes ont aussi progressées. La croissance aurait pu être bien meilleure, peut-être même 10% si la contribution de l'agriculture avait été forte comme par le passé.


Le secteur primaire est sortie avec une contribution qui est relativement marginale ce en raison des chocs climatiques, des faibles pluviométries .


La bonne dynamique au niveau de l'industrie des services a boosté l'emploi. L'emploi s'est relevée à plus de 7% de croissance. Un niveau qui est comparable aux années antérieures fastes de 2012-2015 où l'économie connaissait une croissance de 9%, cette croissance de l'emploi a soutenu la demande global. Le secteur financier n'est pas resté en marge de cette évolution positive. Il a contribué significativement. Ainsi le taux de crédit bancaire a augmenté de près de 12,5%. Elle a su préserver sa résilience, sa solidité.

Néanmoins on eu une légère hausse des créances douteuses moins de 1% de croissance. Cela reflète en partie de la bonne conduite de la politique monétaire.


Selon Hermann Djédjé, il y a eu des défis importants, l'inflation s'est accrue comme dans le reste du monde. Le taux d'inflation a atteint son niveau le plus élever en 10 ans à 4,2%. Comparé aux autres pays en développement et en Afrique, ce taux reste relativement faible.


«Mais pour l'ivoirien qui a l'habitude de vivre des taux de pression à moins de 1% cela revêt beaucoup. L'inflation a été tirée essentiellement par les produits alimentaires, ce qui est en lien avec la faible production agricole, mais également changements des impacts de la pluviométrie qui a été moindre a la fin du deuxième second semestre 2020 et au premier trimestre 2021 », a déploré l'auteur.


Une forte progression des recettes fiscales enregistrées au cours de la décennie reste inférieure autour de la norme régionale de 20%. Selon le rapport, la Côte d'Ivoire a su bénéficier d'une solide gestion de la dette qui donne confiance aux investisseurs étrangers.


«Sur ce, la situation économique est prometteuse, elle se porte bien. Mais la question aujourd'hui, avec tous les bouleversements, la guerre en Ukraine, le retour de l'ouverture des frontières, les pressions au niveau climatique, au niveau sécuritaire dans la partie nord du pays, comment se comporter cette dynamique. Je peux vous assurer que selon nos estimations, des évaluations, les perspectives restent favorables et encore il y a encore de l'espérance, elle se matérialise. Elle sera concrétisée par un taux de croissance de moyenne de 6,3% sur les quatre années à venir. Sur l'hypothèse que l’exécution du PND va continuer, le PSGOUV va continuer son implémentation,», a-t-il assuré.


Seulement, il va falloir renforcer la mobilisation des recettes. Certes, elles auront connu une croissance, mais elles sont en deçà des ambitions qui peuvent permettre à la Côte d'Ivoire d'assumer raisonnablement sa marche vers le développement.


 

Le maintien de la stabilité macroéconomique sera important avec la pression de la crise ukrainienne, le Gouvernement sera obligé de subventionner certains besoins pour atténuer la situation au niveau de ses populations. Le déficit budgétaire pourrait atteindre 3% en 2024 mais aussi en 2025. Tout cela va emmener la dette à un niveau moindre.

«Un taux de croissance de 6% est encore possible en 2022. La Côte d'Ivoire porte les habits d'un grand dynamisme depuis une décennie. Mais ce dynamisme a besoin d’être renforcé pour atteindre les ambitions de ce pays qui d'ici à 2030 essayera de réduire à moitié la pauvreté de 39% a 20% en 2030, d'appartenir au groupe des pays à revenu intermédiaire », a révélé, M. Djédjé.


Dans ce rapport, l'auteur estime qu'il y a de la place, il y a un nouvel investissement, le digital, car il a permis de renforcer la croissance de la productivité.


«À ce rythme, on ne pourra exploiter tout le potentiel de richesse. Je puis vous rassurer qu'après une étude de la SFI et Google, le potentiel pourrait tirer du digital s'estime à 5,5 milliards de dollars d'ici à 2025 et ce potentiel peut se quadriller à d'ici à 2050 autour de 22 milliards de dollars soit, plus de 3300 milliards de FCFA d'ici à 2025 et près 14 mille milliards de FCFA d'ici à 2050. Cela va dynamiser la croissance autour de 2.5 supplémentaires. En sommes, si ce potentiel est exploité, la Côte d'Ivoire, au lieu d'attendre 2030 en 2025, aura comblé son retard, aura atteint son objectif. Mais déjà en 2021, le progrès notable. Le digital a créé non seulement, au niveau du Télécom près, 100 mille emplois indirects, 3000 emplois directs », a déclaré, l'économiste de la Banque mondiale.


Pour pouvoir saisir cette opportunité, dans le rapport, il est mentionné que les autorités doivent mener des actions autour des cinq piliers fondamentaux de l'économie numérique. À savoir, les infrastructures, les plateformes numériques, les services financiers, l'entrepreneuriat.





Wassimagnon 


 
 
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