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Agression des journalistes : le dossier judiciaire toujours bloqué
 

Agression des journalistes : le dossier judiciaire toujours bloqué

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 21 janvier 2009 - 18:21

Agression des journalistes : le dossier judiciaire toujours bloqué

Les dossiers sur lÂ’agression de Kambel Dieng et Kara Thioune et les saccages des locaux des journaux lÂ’As et 24 Heures Chrono sont bloqués. Malgré toutes les actions menées jusque là  par le Comité pour la défense et la protection des journalistes (Cdpj), aucune évolution nÂ’est encore notée dans cette affaire. LÂ’annonce a été faite hier par les avocats des journalistes, au cours dÂ’une conférence de presse. Selon les conseillers du Cdpj, les lenteurs sont notées partout dans cette affaire. Pour Me Demba Ciré Bathily, il faut considérer que ce dossier est totalement au point mort. «Il ne faut pas se voiler la face. Il nÂ’y a pas de volonté politique pour faire aboutir ce dossier. Ce nÂ’est pas une question de compétence. On a tout fait pour que ce dossier traîne et le résultat est là . Il nÂ’est pas un dossier judiciaire mais politique donc, son avancement dépend de la volonté politique», lance-t-il dÂ’emblée. Sa position est confortée par Me El hadji Diouf qui, lui, appelle les journalistes à  poursuivre la bataille. Pour le député, la presse ne doit plus se taire tant que cette affaire nÂ’aboutisse pas. «CÂ’est inacceptable dans un Etat de droit comme le Sénégal que des délinquants soient épargnés. Nous dénonçons le manque de volonté de nos dirigeants. Mieux, nous devons refuser la politisation dÂ’une affaire judiciaire. Nous devons interpeller la justice qui est censée être indépendante», rà¢le-t-il. Me Diouf nÂ’a pas aussi manqué de tirer sur lÂ’Assemblé nationale par rapport à  la non mise en accusation de Farba Senghor qui est le présumé auteur des saccages commis sur les locaux des journaux lÂ’As et 24 Heures Chrono. Pour lui, il y a un problème au niveau de lÂ’Assemblée nationale et cela contribue à  discréditer les institutions du Sénégal. Et, pour éviter cela, il faut que «lÂ’Assemblée nationale sÂ’assume en faisant correctement son travail». «Si elle fait preuve de partie pris, elle perd toute sa crédibilité. Il faut que la mise en accusation de Farba Senghor soit faite pour quÂ’il soit déferré devant les tribunaux. Farba mérite ce qui lui est arrivé mais, on ne peut pas condamner son chauffeur et ses gardes du corps sans quÂ’il soit jugé. Nous sommes dans une République, chacun doit faire correctement son rôle», soutient lÂ’avocat. En outre, Me El Hadji Diouf a également fustigé le décret sorti par le président Wade disant que lÂ’ancien ministre des transports ne doit pas être jugé par un tribunal régional. Car, à  lÂ’en croire, un décret ne délimite pas le choix épistémologique des juridictions. «Il y a des manquements au niveau du parquet général dans cette affaire», précise-t-il. Seulement, de lÂ’avis de Me Demba Ciré Bathily, il y a parfois une incohérence dans la démarche des journalistes. Il fonde son argument sur le fait que le Cdpj nÂ’a jusquÂ’à  présent saisi les juridictions internationales comme la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de lÂ’Afrique de lÂ’Ouest (Cedeao). «Il y a un ensemble de faits qui se sont produits par rapport au manquement dans les libertés de la presse donc, il fallait saisir ces juridictions là », dit-il. Des manquements qui ont été confirmés par le journaliste Oumar Diouf Fall. Pour le directeur de Sud FM, le Cdpj a péché par manque de vigilance. «Il nous faut une nouvelle démarche», préconise-t-il. Selon Me Issa Diop de lÂ’Organisation nationale des droits de lÂ’homme (Ondh), il faut que les journalistes prennent en main cette affaire parce que, ajoute-t-il, tout a été mis en Âœuvre pour faire avancer le dossier sur lÂ’agression de Kambel Dieng et Kara Thioune et les saccages des locaux des journaux lÂ’As et 24 Heures Chrono. Donc, autant de préoccupations auxquelles le Cdpj doit aujourdÂ’hui faire face. Mais, son porte parole rassure. Madior Fall tente dÂ’apporter quelques éclairages sur ces différents points qui ont été soulevés. «Ce combat est pour notre survie. CÂ’est une bataille éternelle, un combat mature. Nous sommes un regroupement de journaliste donc, nous utiliserons les armes qui sont à  notre disposition. Ceci dit, nous allons continuer à  dénoncer. Un nouveau plan dÂ’action est en train dÂ’être mis en exécution», informe-t-il.
 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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