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Koacinaute Côte d'Ivoire : PDCI-RDA: Banny rejoint les Légalistes
 

Koacinaute Côte d'Ivoire : PDCI-RDA: Banny rejoint les Légalistes

 
 
 
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 Il y a 6 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mercredi 18 septembre 2013 - 02:07

Charles Konan Banny (ph) -

Koacinaute le 18 septembre 2013 - Le président de la commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR), Charles Konan Banny membre du bureau politique du PDCI-RDA vient de donner sa position suite aux tumultueuses divergences de pensées qui sévissent en ce moment au sein de sa famille politique entre les Légalistes et Légitimistes. Il a opté pour la légalité en rejoignant de ce fait le clan Mady et KKB.

Cette position du président de la CDVR ne surprend guère les observateurs de la vie politique ivoirienne. De sa mission de réconciliateur de la nation ivoirienne après la crise postéléctorale, Banny veut ramener l'entente, le dialogue et l'union au sein de sa famille politique en prenant soin de ne pas écorcher le clan Bedié qui est pour la légitimité du président du parti.

Konan Banny appelle les militants et sympathisants du parti à  respecter les textes qui régissent le plus vieux parti de Côte d'Ivoire. Un discours connu de tous les ivoiriens depuis les sorties répétitives de Mady et KKB dans les médias pour annoncer leurs candidatures à  la présidence du parti, au congrès d'octobre prochain.

Dans un langage d'homme d'Etat, il s'est adressé aux militants et sympathisants et par extension à  toute la population ivoirienne. Un discours qui ressort naturellement les ambitions de candidat à  l'élection présidentielle de 2015.

Pourrait-on dire, suite à  cette sortie que l'ex premier ministre a décidé enfin de laisser tomber le masque qu'il s'efforçait tant bien que mal de dissimuler?

Nous vous invitons a analyser la mise au point du président Charles Konan Banny:

En octobre prochain, le Parti Démocratique de Côte dÂ’Ivoire, ma famille politique va tenir son premier congrès ordinaire depuis avril 2002. EnfinÂ… Il était tant. Ce long temps de respiration nÂ’est certainement pas le meilleur signe de maturité démocratique. Comme une majorité de militants, je suis resté silencieux, même si légitiment inquiet. Peut-être bien trop silencieux. Pour quelques-uns, la fonction de Président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation mÂ’obligerait à  ce silence et même mÂ’enfermerait dans le mutisme. DÂ’autres estiment que cette fonction fait de moi un citoyen privé de certains droits sauf à  renoncer à  la fonction qui est la mienne.

Il va sans dire que sur les questions qui relèvent du mandat de cette institution de promotion de la paix, de la cohésion sociale et dÂ’éveil de la conscience nationale et de la paix, jÂ’observe une réserve liée au caractère même de la mission et au statut dÂ’autorité morale. Je reste cependant un citoyen à  part entière, un citoyen libre, un citoyen dÂ’engagement. Un citoyen préoccupé par la destinée de mon parti, par le destin de mon pays. JÂ’ai atteint un à¢ge où la parole publique se doit dÂ’être sage et pondérée, courageuse aussi. Un à¢ge où lÂ’on comprend le sens de lÂ’absolue nécessité de respecter la parole donnée. Un à¢ge où il est plus quÂ’utile dÂ’écouter lÂ’autre, en particulier les plus jeunes dont nos décisions engagent lÂ’avenir. Il y a un à¢ge pour tout. CÂ’est pourquoi, je nÂ’hésite pas à  faire connaître mon opinion, quand le temps se fait menaçant. Parce que la Côte dÂ’Ivoire nÂ’était pas à  lÂ’abri dÂ’un orage, jÂ’ai lancé il y a près dÂ’un an un appel à  une Initiative pour la relance du dialogue national. Il y a quelques mois, alors que se formait au-dessus de nos territoires le nuage de la pensée unique, jÂ’ai livré mon sentiment dans une tribune (Pour une démocratie locale inclusive et participative au service de la réconciliation). Mieux il y a quelques années, en novembre 2007 précisément, jÂ’ai proposé lÂ’Union sacrée pour éviter à  notre nation, la tragédie quÂ’elle a connue après la présidentielle de novembre 2010. Tragédie dont les signes avant-coureurs étaient déjà  perceptibles à  cette époque. On peut se souvenir que jÂ’avais confié la mise en Âœuvre de cette initiative aux Présidents Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. AujourdÂ’hui, sÂ’agissant de mon parti le PDCI-RDA, les militants pourraient se voir confisquer la parole. CÂ’est du moins ce que ressentent beaucoup dÂ’entre eux. Il est donc de mon devoir, de notre devoir commun, dÂ’agir dans ce tumulte pour défendre lÂ’essentiel, la libre circulation de la parole, la parole responsable, la parole qui rassemble.

Témoin aux premières loges, aux premières heures de lÂ’indépendance de la Côte dÂ’Ivoire, de lÂ’odyssée de ses fondateurs, je suis né à  la conscience politique dans les années de braises. Dans lÂ’effervescence de cette époque florissante, tout faisait débat. Les sujets de fortes contradictions ne manquaient pourtant pas. Ma génération en a gardé la mémoire vive dÂ’une pensée dialectique. Elle sÂ’est trouvée investie dÂ’en relayer le témoin. CÂ’est sans doute pourquoi certains dÂ’entre nous ont encouragé le Père de la Nation moderne à  accepter dÂ’accompagner les vents que nous espérions du pluralisme politique, à  lÂ’orée des années 1990. Ceux qui sont entrés sur la scène démocratique à  ce moment-là  nÂ’en ont pas toujours perçu les pièges confondant libre opinion avec licence. Il est toutefois toujours désastreux de vouloir « jeter le bébé avec lÂ’eau du bain ». La parole ne peut plus être muselée. A lÂ’heure de lÂ’explosion des nouvelles techniques de lÂ’information et de la communication, on ne peut pas se réclamer de la philosophie politique dÂ’Houphouët-Boigny qui repose sur le dialogue et la recherche obstinée dÂ’une paix juste, si on considère la violence comme un recours possible pour imposer ses vues.

Le PDCI-RDA ne doit pas devenir un parti qui recourt à  la violence sous toutes ses formes. Le PDCI doit opérer la rupture avec ce mode dÂ’expression dÂ’un autre à¢ge.

La Côte dÂ’Ivoire a trop souffert dÂ’autisme pour que la formation politique qui a incarné quatre décennies durant, sa volonté de rassemblement populaire, sÂ’autorise à  faire à  son tour lÂ’autruche. Le congrès dÂ’une formation politique moderne et mature de la trempe du PDCI-RDA doit aller au-delà  du juridisme, dÂ’interminables palabres sur les accessoires bureaucratiques. Cependant, si nous ne respections pas nos textes à  un moment où le pays légifère sur des questions essentielles touchant à  la propriété de nos terres et à  la définition de notre identité, quelle voix crédible pourrons-nous porter ? Le PDCI doit à  son histoire et à  lÂ’avenir de la Côte dÂ’Ivoire de lui être utile. Nous nous devons, pour ce faire, dÂ’articuler sous notre bannière, un projet ambitieux pour reconstruire notre société et renouer avec le rêve de prospérité laissé en chemin.

Au lieu de quoi, nous donnons la préoccupante impression à  bon nombre de nos militants et partant de nos compatriotes, de nous enfermer dans le renoncement et de ne plus assumer notre volonté de conquête. Au point où, en observant ce qui nous tient lieu de stratégie, on pourrait se poser à  notre sujet la question quÂ’un historien osait à  propos du Parti Communiste français à  lÂ’accession de la gauche mitterrandienne aux affaires : « Le PDCI veut-il encore conquérir le pouvoir ? ». La quête de lÂ’exercice des responsabilités dÂ’Etat qui est un moyen de protection de nos concitoyens et de nos militants ne doit pas constituer une gêne pour un parti de gouvernement, fut-il attelé par une alliance consentie en des circonstances historiques donc exceptionnelles. Nous sommes, après lÂ’ANC, le plus vieux parti dÂ’Afrique. Nous avons un devoir dÂ’exemplarité. Ce nÂ’est pas une affaire de tête dÂ’affiche. Il ne sÂ’agit pas non plus dÂ’intérêt personnel mais du bénéfice que la Côte dÂ’Ivoire est en droit dÂ’attendre de notre engagement à  son service.

Le congrès qui vient constitue une nouvelle occasion dÂ’aller à  lÂ’essentiel. CÂ’est-à -dire dÂ’assumer pleinement notre rôle de parti souche, de parti creuset, de parti de construction ; de faire notre aggiormamento. DÂ’opérer en fin une mue régénératrice de nos idées en reposant sur le socle de valeurs que constituent la paix, la tolérance, le respect de la dignité de tous. CÂ’est ce que les militants attendent du PDCI-RDA, les ivoiriens aussi. Nous devons préserver les dividendes de paix de lÂ’houphouëtisme. CÂ’est la résilience de lÂ’héritage que nous a laissé le Père fondateur Félix Houphouët-Boigny. De même le dialogue doit être privilégié, ce nÂ’est en rien une faiblesse ; il constitue au contraire un précieux capital pour bà¢tir une véritable société de confiance. Le dialogue sera toujours lÂ’arme des forts.

NÂ’ayons donc pas peur dÂ’y recourir. NÂ’ayons pas peur du débat.

Charles Konan BANNY
Ancien Premier ministre
Membre du Bureau politique du PDCI-RDA

Kolia

PS : La direction de KOACI rappelle qu'un "koacinaute" n'est pas un journaliste de la rédaction de KOACI mais un contributeur inscrit ayant la possibilité de poster sur le site en vue d'une diffusion et ce dans une dynamique de libre expression plurielle.
 
 
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jordanchoco2020
 légaliste VS légitimiste hum @kolia tu as travaillé deh pour qualifier les camps qui s'oppose. en même temps ce débat va bientôt se trancher au congret est ce que les légalistes se sente fébril l'avenir nous situera.
 
 il y a 6 ans     
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CD
RAS simplement magistral.
 
 il y a 6 ans     
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SRIKA BLAH
@Kolia............ C'est super. tu as tres bien dit. Banny est une personne tres intelligente different de l'autre soulard. Il a su se placer ses propos sans agresser sans heurter un des deux camps(anti et pro- Konan)............. Il ne faut pas oublier que Banny pourrait se presenter comme candidat libre(pardon candidat independant) en 2015 au cas ou il serait ecarte par Konan Bedie au niveau du choix de celui qui representera le PDCI en 2015............. Banny n'a pas besoin de ce jeter dans ce panier a crabes.......
 
 il y a 6 ans     
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Youssef
MERCI BANNY D'AVOIR FAIT CETTE FOIS CI LE BON CHOIX
 
 il y a 6 ans     
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Dabakala
DU LEGALISTE, DU LEGITIMISTE, DU LIEN ENTRE LES DEUX, DU RESPECT OBLIGATOIRE DES LOIS ET DES REGLES, DE LÂ’ANARCHIE PROGRAMMEE Â…. Â…. Â…. Â… Â…. .Cette fois, on se demande réellement si on marche sur la tête. Pour commencer, on constatera que le copié collé effectué par un certain @kolia sur ce site, est devenu la nouvelle méthode dÂ’argumentation que sa faction applaudi. La méthode est simple et cÂ’est encore et toujours du sophisme. Présenter une approche tenue par quelquÂ’un dÂ’autre, un discours ou une opinion libre, mais en lÂ’orientant avec une introduction tendancieuse et profondément partisane. La méthode fait partie de la panoplie de munitions, que tout communicateur détient dans le cadre de la défense dÂ’une cause donnée. On se souvient de lÂ’introduction abracadabrante de @Kolia, pour influencer les lecteurs et faire croire que les calamités que JEUNE AFRIQUE décrira, provenant des hommes dÂ’HAHO, seraient du fait de SEM GBAGBO LAURENT, qui aurait été incompétent, dans la défense de notre pays !! (Sic !!) CÂ’est donc tout a fait fair. (Eh oui, cÂ’est un combat et tous les coups sont permis, le mensonge est le bien venu !! Tiens, ça me fait penser a une intervention de @Kolia qui tournait sur le mensonge Â…) Pour en revenir au sujet, je ne peux que mÂ’inquiéter de la position de certaines personnes qui osent analyser celle de BANNY. On se permettra donc de dire de lui quÂ’il aurait « choisi » entre les « légaliste » et les « légitimistes ». CÂ’est choquant de pouvoir penser cela de BANNY, ou même de tout ivoirien qui vit dans cette république. Etre « légaliste » est une obligation que la république impose a tout ivoirien qui se réclame de ce pays. Le retour vers la loi, son respect, sont de fait la « normalité » et se sous-entend. Quand au « légitimisme », ici encore, la loi balise ce concept. On peut donc se prétendre légitime dans une situation donnée, mais si la loi ne rend pas cette légitimité « légale », elle ne sÂ’applique pas, tant que lÂ’on se trouve dans la république et quÂ’on se doit de la respecter. Il nÂ’y a donc que deux camps, les « légalistes » qui respectent la loi et accepte de la subir, et enfin les « non-légalistes » qui refusent la loi. Ce sont les criminels, meurtriers de tout genre, les violeurs, les voleurs, etc. etc. etc. Dans les deux camp, la notion de « légitimité » existe bien : autant il y a parmi les gens qui respectent la loi des gens qui savourent une légitimité prononcée, autant parmi les « hors la loi », il y a des chefs bandits qui sont plébiscité par tous les autres bandits du coin (ils ne le sont pas obligatoirement), qui lui vouent un respect sans fin ou subissent volontairement son autorité tout en contribuant a la garantir !! Appliqué au PDCI, BEDIE pourrait revendiquer une certaine « légitimité», justement par ce quÂ’apparemment, le gros des militants PDCI et donc de la base pourrait être de son coté mais aussi parce que les adversaires politiques qui sÂ’opposeront a lui auraient un poids inférieur au sien. LÂ’emploi du conditionnel se justifie ici, car rien nÂ’est prouvé, tant que lÂ’on ne détient pas de chiffres pour corroborer ces déclarations, suite a un vote libre et secret (et donc sans pressions) lors dÂ’un congrès par exemple. Mais voilà , cette légitimité nÂ’a aucune valeur, tant quÂ’elle ne sÂ’inclut pas dans un cadre légal ou règlementaire qui constitue de fait les règles du jeu politique ou démocratique. Autrement dit, on peut être très largement adoubé et même plébiscité, mais si cette « légitimité » nÂ’est pas validée par un cadre légale, elle nÂ’a aucune valeur aux yeux de la loi et donc, par extension de la république. Par contre, une personne « sans légitimité » peut être reconnue par la république si son action et sa position sont légales. Nous prenons pour exemple ce qui suit et qui a été lÂ’un des axes majeurs dans lÂ’histoire de ce pays, qui a conduit a des épanchements de sang et une division profonde entre ivoirien. HAHO est le candidat su RDR en 2000. Il est très largement plébiscité par ses militants et savoure une « légitimité » au sein de son parti sans pareil, mais il ne satisfait pas aux prescriptions légales que la constitution impose, mais aussi les lois électorales. A suivre Â… Â… Â… Â… Â… .. Â… .
 
 il y a 6 ans     
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Dabakala
Suite Â… .. .. Â… .. .. Quelque soit donc sa « légitimité » au sein de son parti, HAHO ne peut prétendre en faire usage aux yeux de la loi ou de la république pour revendiquer un quelconque pouvoir qui sÂ’appuierait sur cette légitimité. De fait, un simple conducteur de GBAKA. Sans légitimé aucune, mais en conformité avec les lois ivoiriennes, choisi par défaut pour représenter le RDR, aurait pu devenir « président de la république », si la « légitimé » dÂ’HAHO lui était conférée (sous réserve du fait que cela pourrait suffire a le faire élire, car il faut avoir la majorité des voix de tous les ivoiriens et non uniquement celle de son parti). En conclusion, on a beau avoir savouré une « légitimité » donnée, elle nÂ’a pas de valeur, tant que lÂ’on ne se pliera pas a la loi. Enfin, TOUT CEUX QUI ONT VOULU PROFITER DE LEUR LEGITIMITE MALGRE TOUT, ONT A UN MOMENT DONNE ETE OBLIGES, SELON LEUR MOYENS DE TRANSGRESSER LES LOIS !!! ET CEUX QUI SÂ’Y SONT OPPOSES EN ONT EU POUR LEUR FRAIS, QUAND ILS ETAIENT PLUS FAIBLES !! Tantôt, il sÂ’agissait de HAHO, qui en tant que Burkinabé, voulu être président de la république coute que coute, en passant par des coups dÂ’états, des rébellions, une guerre, une usurpation, et enfin la perversion de la constitution ivoirienne qui nÂ’aura jamais été autant bafouée que sous son régime. Â… Â… Â… Pour en revenir a BANNY, son « choix » nÂ’en est pas un. Loin de là , mais cÂ’est plutôt une contrainte citoyenne et républicaine qui oblige tout ivoirien qui se respecte a honorer son pays en marquant un respect sans failles aux lois et a la constitution ivoirienne. CÂ’est donc une règle et non une possibilité. Le schéma qui se dessine au PDCI est donc clair, ou lÂ’on décide de respecter les loi et les règles, ce qui est « normal », ou on décide de ne point le faire et on se pervertit, même si on pourrait se retrouver dans le camp des plus nombreux et qui fait croire a BEDIE quÂ’il pourrait savourer une quelconque légitimité. Mais vu que tout est politique, les lois sont faites pour être changées et le mode de modification des lois est justement prévu encore par les lois, tout est possible et une « légitimité » peut finalement devenir « légale », mais le chemin pour y arriver est lui tout autant légal. BEDIE se doit donc de modifier les règles du parti, selon ce que les statuts prévoient (mais aussi le ministère de lÂ’intérieur, qui valide tout statuts et tout changement statutaire), pour oser diriger ce parti et jouir de la légitimité quÂ’il réclame, tout en la rendant règlementaire. Ensuite, il pourrait se baser sur cette même légitimité, alourdie éventuellement du plébiscite du FPI qui se joindrait a lui, pour devenir président de la république, si au niveau de la constitution, les blocages concernant lÂ’à¢ge limite sont contournés ou annulés. Il faudrait tenir compte alors du fait que la constitution prévoit en son sein les méthodes de modification de son contenu. Et vu que les pouvoirs son partagés, exécutif, judiciaire et législatif, le régent ne peut pas les modifier de son plein gré, Le chemin est donc bien long et le temps joue un rôle important dans ce qui se passe. Ce quÂ’il reste donc, cÂ’est de tordre le coup aux règlements, aux statuts, à  la loi et a la constitution. Ce qui nÂ’est pas nouveau finalement. Alors oui, BANNY aurait choisi le camp des légalistes ??? NON, il nÂ’a rien choisi, il sÂ’est conformé a ce qui est normal et régulier, républicain et sain (safe) : le respect des lois et des règles !! Sur un plan politique, ce pourrait être compromettant, car on peut aussi subir les effets de la « légitimité » autoproclamée des autres, mais la loi serait là  pour vous protéger. Par contre, ce que je reproche a BANNY, cÂ’est lÂ’usage de la langue de bois, car on ne sait toujours pas exactement ce quÂ’il projette et ce quÂ’il attend de BEDIE. Le message est codé et lÂ’appel au dialogue devient son nouveau moto. BANNY est un fin politicien et sait que cÂ’est aussi la parole qui peut griller une carrière politique. Le silence est donc valorisant et le moment de « parler » nÂ’est apparemment pas venu. BANNY parlera donc pour en fait ne rien dire, ou du moins, pour ne par dire ce que lÂ’on attend de lui : une prise de position franche, avec une attitude nette qui ne peut prêter a interprétation. Se démarquer de BEDIE ouvertement signifie se le mettre a dos, mais aussi inquiéter HAHO, qui use de méthode peut orthodoxe pour éliminer ses adversaires politiques, face a un BANNY qui peut avoir un agenda présidentiel caché. BANNY a le droit dÂ’avoir peur, dÂ’autant plus quÂ’il marche sur des oeufs !!! La suite !!
 
 il y a 6 ans     
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Kolia
 Bravo !!!!! Mon cher @Dabakala...... Comme vous le dites, tout est politique... J'approuve et apprécie votre analyse. God bless Côte d'Ivoire.
 
 il y a 5 ans     
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Dabakala
@Kolia Â… Approuvez mon analyse si vous le voulez, mais moi par contre, je nÂ’apprécie pas du tout votre méthode sophiste, qui consiste a vouloir orienter ou influencer lÂ’opinion des personnes qui pourraient lire les propos de BANNY, qui doivent être analysés pour ce quÂ’ils sont, comme je le fis !! Ou vous produisez une analyse libre des propos de BANNY, ou vous nous les proposez, sans essayer de les formater avant propos, lÂ’article étant de votre initiative et non de la rédactions de KOACI !! Mais vu que tout est politique et que vous avez choisi librement votre voie et méthode démagogique de combat et de propagande. je ne vous empêcherai point Â…. Aussi, je nÂ’ai que faire de vos compliments, vu que de toute façon, mes interventions ne vous sont pas destinées, mais plutôt a ceux qui nous liraient et qui pourraient déceler un certain contre courant sur ce site, que dÂ’ailleurs KOACI se souhaite !! Par contre, je suis sur que vous auriez pu produire une analyse du même calibre que la mienne, si vous ne vous étiez pas englué dans un sacerdoce (rémunéré je suppose) de défense aveugle de votre mentor, mais ici aussi, je ne vous empêcherai pointÂ… Aussi je considère vos approbations et vos appréciations de mon produit intellectuel comme étant rien que de lÂ’ironie, pour la simple raison que vous êtes tout a fait outillé pour produire des analyses équivalentes, mais que vous avez choisi de pervertir cotre intellect pour verser dans du sophisme de bas étage et de peu de valeur. Ce qui se passe autour de BANNY, pour ceux qui sont doué de bon sens, ne peut que sÂ’apprécier que dÂ’une manière et je ne crois pas que BANNY parle en terme de camp !! Vous le savez !!! Il sÂ’agit ni plus ni moins de lÂ’expression de ce qui est régulier, légal et normal et ici, il nÂ’y a pas de faute a commettre, mais vu que tout est politique... !! La suite !!
 
 il y a 5 ans     
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cydi
@ kolia' merci pour ton analyse , Cependant. Tout le monde n'est pas/ obligé d adherer a tes ideaux Tu n'est pas un nombriliste a souhait. Ce qui est epatant c est de voir ceux la meme qui refusent l emmergence d un autre leader dans leur sectes venir s imixscer dans le debat de d autres factions avec des propos fallacieux qui tiennent dans un argumentaire. Mon cher kolia quand on t accuse d etre remuneré pour tes ecrits ne doit pas te choquer .ton accusateur est un habitué de la pratique . Tu peux continué a parler de legaliste et de legitimiste ce n est pas a un autre guss de reecrire ton texte. Si ils pensent que le schisme du PDCI va leur etre profitable qu ils se ravisent . Pour descendre dans la boue comme eux on sait en cote d ivoire du dioula et du bete qui a tué les baoulé Merci kolia
 
 il y a 5 ans     
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