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Burkina Faso : De nouvelles arrestations dans l'affaire du putsch avorté
 
Léonce Koné

© koaci.com – Mardi 6 octobre 2015 - De nouvelles personnes, essentiellement des civils, ont été arrêtés lundi soir à Ouagadougou, dans le cadre de l'enquête ouverte après le putsch manqué de l'ex régiment de sécurité présidentielle, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Il s'agit du deuxième vice président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir) Léonce Koné, et du président de l'Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD) Herman Yaméogo.

M. Koné, loin de condamné le coup de force opéré par le général Gilbert DIENDERE, l'avait "justifié", expliquant qu'il résulte de la mauvaise conduite de la transition entamée depuis la chute de Blaise Compaoré.

"Nous tenons à réaffirmer solennellement que nos partis n’ont été, ni commanditaires, ni acteurs, ni pourvoyeurs de ressources du coup d'État du 16 septembre dernier. (...), nous n’avons jamais pris part, ni à la préparation, ni à l’exécution du coup d’état. Nos partis, comme leurs dirigeants, sont prêts à répondre devant quelque instance, de toute accusation qui pourrait être portée contre eux à ce sujet", ont réagi les partis se l'ex majorité dont les dirigeants affirment se refuser " à toute fuite pour échapper" à la justice.

Selon eux, au cours de cette sortie médiatique lors du putsch "nous avons simplement noté que l’une des causes avancées par le défunt Conseil National pour la Démocratie (CND ), pour justifier son action était sa volonté de mettre fin à la politique d’exclusion, conduite de façon systématique par les organes de la transition, en dépit d’une large réprobation exprimée aussi bien dans le pays que sur le plan international".

Ces personnes placées en garde à vue au camp de la gendarmerie, où séjournent déjà près de 15 militaires présumés impliqués dans le coup d'État manqué du 17 septembre, ont été auditionnées par les enquêteurs.

MM. Koné et Yaméogo figurent parmi les quatorze personnes dont les avoirs ont été gelés par le procureur général, au lendemain du putsch.

Deux autres civils, Abraham Badolo, un responsable d'une OSC, et Benjamine Douamba, cadre de la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), un parti politique soutenant la candidature de Djibril Bassolé, ont également été auditionnés par la gendarmerie nationale.

Selon des sources proches du dossier, plusieurs personnes placées en garde à vue au camp de la gendarmerie, devront être transférées dès ce mardi à la maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou.

Dès sa remise en place a la tête du pays, le président du Faso Michel Kafando a créé une commission d'enquête sur le putsch et qui devra rendre les rapports de son enquête au plus tard dans un mois au plus tard.

Boa Ouagadougou
 
 
18854 Visit(s)    1 Comment(s)   Add : 06/10/2015
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Comments
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See his contributions alpha 05
 
j'ai l'impression que nous sommes dans une vrai gouvernance que TRASITION depuis le début .Faites attention, plus la transition va durer, plus vous serez confronter à de nombreux problèmes...CHASSE A L'HOMME...exclusion...anti-BLAISE ......
 
 
 
 
 
 
 
 

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