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Burkina Faso: Présidentielle, deux candidates prônent le changement
 
Saran Séré/Sérémé et Francoise Toé Search Francoise Toé (2).

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Burkina Faso: Présidentielle, deux candidates prônent le changement
© Koaci.com- Mercredi 11 Novembre 2015- Quatorze candidats vont depuis le 8 novembre à la conquête du fauteuil présidentielle à travers une campagne électorale sur l’ensemble du pays. Parmi ces présidentiables figurent deux femmes qui, chacune espérant avoir l’assentiment des 5 millions d’électeurs, prônent le changement dans la gestion du pouvoir d’Etat mais aussi dans le comportement des burkinabè.

Connue sous le sobriquet de ‘’l’Amazone'' du Burkina, Saran Séré/Sérémé, présidente et candidate du Parti pour le développement et le changement (PDC), a été la première femme a déclaré sa candidature pour la succession de Blaise Compaoré.

Depuis sa démission de l’ex parti au pouvoir, elle a rejoint l’opposition et entend insuffler un vent de changement dans la gestion du pays.

Pour ce faire, estime-t-elle, il faut ‘’bannir à jamais les mots qui ont miné notre société en l’occurrence la bêtise humaine, la malhonnêteté politique, la corruption, la gabegie’’.

Cette chantre de la social-démocratie, loin d'être complexée par les hommes qu'elle a en face, veut faire de la bonne gouvernance une réalité au Burkina Faso.

‘’La démocratie véritable, la renaissance démocratique burkinabè ne saurait être le produit d’une idéologie préfabriquée, importée des laboratoires étrangers (…), assure-t-elle.

Et d’ajouter que ‘’nous identifierons les agendas politiques les plus pertinents, les plus ambitieux, les plus audacieux tout en étant réalistes. Et, nous mettrons l’Homme au centre du développement’’.

‘’Nous engagerons un processus nouveau de refondation nationale de l’Etat par le vote de citoyens libres et consentants, et une refondation des institutions’’ a promis Mme Sérémé à ses militants, assurant que ‘’le respect de nos valeurs, la solidarité fondamentale, la bonne gouvernance seront notre leitmotiv si vous nous accordez votre confiance’’.

Selon elle son programme politique se définit par ‘’le changement de comportement et de mentalité pour l’atteinte du développement durable, équitable et harmonieux. Nous devons tous changer de comportement. Nous devons importer certes mais produire mieux avec ce que nous avons importé’’.

Autre femme à briguer la magistrature suprême, Françoise Toé, candidate indépendante, invite également à être un burkinabè nouveau.

«Je suis convaincu qu’on peut atteindre l’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso, pour peu que nous changeons de mentalité et que nous abandonnons nos esprits d’éternels assistés», a-t-elle cité en exemple.

''Il faut travailler à changer les mentalités, à inculquer aux gens l'amour du travail bien fait et à leur permettre de gagner leur pain à la sueur de leur front. Privilégier l'intérêt collectif et de pratiquer la démocratie participative en amenant les populations à prendre part activement aux chantiers de développement'', préconise cette experte comptable.

Celle-là même qui, bien que présidente du Parti pour la démocratie et le progrès/parti socialiste (PDP/PS) du feu Pr Joseph KI-Zerbo, a été obligée de se présenter comme candidate indépendante à cause de conflits au sein de son parti, assure disposé d’un atout majeur pour la victoire : son projet de société articulé autour des valeurs de solidarité, d’intégrité, d’éthique, de démocratie et de coopération internationale à égalité, il prône également ‘’le développement endogène’’ qui est l’épine dorsale de son programme.

Ses secteurs prioritaires, la santé et l'éducation. Elle affirme également vouloir travailler à donner l'emploi aux jeunes et à augmenter le salaire minimal interprofessionnel garanti à 40.000 F CFA.

Autre avantage, lié à la volonté du peuple burkinabè, de tourner la page de l’ère du régime déchu, Mme Toé affirme n’avoir jamais collaboré avec le régime corrompu de Blaise Compaoré.

« Je suis propre, je ne traîne pas de casseroles » a-t-elle martelé. Du reste, ‘’la corruption, le fléau qui empêche tout développement et le manque de justice’’ ainsi que l’éducation et l’accès à l’eau potable, la construction des centres de santé, des écoles, seront autant de priorités pour elle, si toutefois elle accède au palais présidentiel.

Boa, Ouagadougou
 
 
11221 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 11/11/2015
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