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Burkina Faso: Le procès des militaires ayant voulu libérer des putschistes reporté à mercredi
 
©Koaci.com – Mardi 20 décembre 2016 - Le procès des soldats de l’ex régiment de sécurité présidentielle (RSP), accusés d’avoir voulu libérer les leaders du putsch raté de septembre 2015, a été renvoyé au mercredi 21 décembre sur demande des avocats de la défense qui réclament plus de temps de préparation.

Dès l’ouverture de l’audience au tribunal militaire de Ouagadougou sous haute protection, la quinzaine d’avocats commis d'office ont demandé le report de l'audience car ils n'ont eu que 72h (jours ouvrables) pour étudier le dossier.

‘’Nous n’avons été saisis que le 15 décembre et nous n’avons d’ailleurs pas pu rencontrer nos clients’’, a expliqué Me Bazémo, l’un des avocats de la défense.

‘’En tant qu'avocat, j'ai été commis assez tardivement parce-que je n'étais pas présent au moment de l'instruction. J’ai reçu le dossier de mon client, mais c'est un dossier assez parcellaire qui ne me permet pas d'avoir une vue d'ensemble et d'organiser efficacement la défense de mon client. C'est dans la salle que certains avocats faisaient la connaissance de leur client ", a soutenu Me Arnaud Ouédraogo.

Après une première suspension, puis une seconde aux fins d'examiner la demande de renvoi de la défense, la Justice Search Justice militaire a indiqué qu’il n’y a "aucune violation à la loi’’ estimant que ‘’le délai a été respecté’’.

Le juge militaire a toutefois accéder à la requête de la défense en acceptant le renvoi de l'audience à demain, mercredi. Un renvoi jugé insignifiant par la défense qui réclamait deux semaines.

A cette première audience, 27 militaires de l’ex-RSP dont le sergent Ali Sanou Search Ali Sanou et 2 civils (un marabout et un conducteur de tricycle), étaient devant le tribunal militaire. En treillis, sans couvre-chef, les militaires de l’ex RSP Search RSP ont décliné leur identité avant de prendre place l’un après l’autre sur le banc des accusés.

Ils sont accusés d’avoir planifié d’attaquer la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) pour en libérer le Général Gilbert Diendéré, ex chef d’Etat-major particulier de Compaoré et patron du RSP, l’ancien ministre des Affaires étrangères, le Général de gendarmerie Djibrill Bassolé et tous les autres militaires du régiment incarcérés pour leur implication présumée dans le putsch manqué de septembre.

Au total, 42 personnes, majoritairement des militaires de l’ex garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré, sont poursuivis pour deux chefs d’inculpation : "détention illégale d’armes et de munitions de guerre et association de malfaiteurs".

A l’issue de ce procès, suivra celui des militaires qui planifiaient d’attaquer le palais présidentiel et la prison militaire, puis celui du Général Gilbert Diendéré, cerveau du putsch manqué, qui fait l’objet dizaine de onze chefs d’inculpation dont "crimes contre l’humanité".

Boa, Ouagadougou

- Joindre la rédaction burkinabe de koaci.com à Ouagadougou au (+226) 70 29 68 19 ou burkina@koaci.com - 

 
 
4614 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 20/12/2016
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