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Le Burkina serait il devenu un paradis fiscal ?
 
::Koaci.com Ouagadougou:: Le ministre des affaires étrangères du Burkina, Alain Bédouma Yoda::

Le Burkina serait - il un paradis fiscal ? En tous cas, c’était l’avis du ministre des finances allemand. Cette déclaration a valu une réaction vigoureuse du Burkina qui a protesté officiellement auprès de Bonn.

Le 5 mai dernier, Peer Strienbrück, ministre allemand des finances a déclaré devant les médias européens, à l’issue de la rencontre des ministres des finances de l’Europe (ECOFIN) qu’il comptait invité Ouagadougou tout comme le Luxembourg, l’Autriche, le Lichtenstein et la Suisse a une réunion de suivi sur l’évasion fiscal en juin à Berlin. Il soutenu que ces pays européens pratiquaient une forme de secret bancaire et qu’il était au même niveau de transparence fiscal que le Burkina Faso et qu’à ce titre, il comptait les inviter à la conférence sur la lutte contre les paradis fiscaux
Les autorités Burkinabè n’ont pas digéré l’allusion ou plutôt la comparaison estimant être blanc comme neige.

Immédiatement, le 7 mai, le ministre des affaires étrangères et de la coopération régionale, Alain B. Yoda et le ministre des Finances et du Budget, Lucien Marie Noël Bembamba ont rencontré la chargée d’affaires de la république fédérale d’Allemagne au Burkina, à qui ils ont remis une lettre officielle de protestation. Il s’agit précisément « une note verbale de protestation du gouvernement burkinabè contre les propos déplacés du Ministre allemand des Finances, qui a cité le Burkina Faso comme un paradis fiscal à l’instar de certains pays européens comme le Luxembourg, l’Autriche et la Suisse ».
Le Burkina a jugé les propos du ministre allemand « désobligeants » selon les termes du communique publié pour la première fois sur le site du gouvernement le 8 juin dernier. Le communiqué précise : « que si le Burkina Faso était un paradis fiscal, il ne vivrait pas dans les conditions actuelles de pauvreté et de sous développement. ».

Les autorités burkinabè se sont d’ailleurs dit surprise par cette comparaison d’autant que leur classement auprès « Transparency international Search Transparency international » s’est amélioré en, 2008. Le Burkina a considéré que c’était une grande méconnaissance du système bancaire ouest africain régenter par la BCEAO Search BCEAO que de le traiter de paradis fiscal.

Les autorités allemandes ont réagi en exprimant leurs regrets et » déploré les malentendus survenus ». Selon la note verbale reçue en réponse par le Burkina, l’Allemagne déclare que ce n’était pas dans ses intentions de nuire au prestige du Burkina et que l’exemple de son ministre des finances était particulièrement ma choisi. L’incident selon les services de communication du Ministère des affaires étrangères est clos depuis.

Le ministre allemand n’est cependant pas à ses premières frasques verbales. Dans sa campagne contre les paradis fiscaux, il s’est mis à dos la Suisse et l’Autriche.

 
 
4411 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 09/06/2009
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