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Cameroun: Les allégations sur la dangerosité du pays secouent le sérail, le régime fait diversion et brandit son maigre bilan en 33 ans
 
Issa Tchiroma Bakary

© Koaci.com- Lundi 4 Avril 2016- Des allégations, sur la prétendue dangerosité Search dangerosité du Cameroun, font paniquer les autorités camerounaises plus enclines à polir leur image et à masquer les réalités.

Une étrange affaire secoue le sérail. Il s’agirait d’un rapport qui aurait été rendu public par le département d’Etat américain et le council of foreign relations (le conseil des relations étrangères), un organisme américain indépendant.

L’Ambassadeur des États-Unis au Cameroun, par un communiqué daté du 16 février 2016, démentait le rapport attribué au gouvernement américain qui classait le Cameroun « 2e pays plus dangereux au monde ».

Des allégations donc ! Des rumeurs qui ont pourtant fait perdre le sommeil aux plus hautes autorités camerounaises.

Yaoundé a protesté « vigoureusement » par la voix d’Issa Tchiroma Bakary le ministre camerounais de la communication et porte-parole du gouvernement, qui a dénoncé la manipulation, et la conspiration, «un tel classement ne saurait par conséquent exister que dans l’imagination de ceux qui ont entrepris de ternir l’image de notre pays, au nom d’un dessein qu’ils sont manifestement les seuls à connaître », a déclaré le Mincom.

Le membre du gouvernement a ensuite fait diversion devant des journalistes médusés. Il a dressé la liste des « maigres » réalisations du régime Biya en 33 ans.

Pourtant, la réalité est toute autre. Les autorités lancent les signaux d’un pays où il est dangereux de vivre. Les populations camerounaises, manquent d’eau potable, de routes, souffrent de coupures intempestives d’électricité et de rançonnement dans les hôpitaux. Faute d’argent, la femme qui accouche, n’est pas prise en charge. Aux urgences, les malades ou les victimes d’accident meurent chaque jour, faute de prise en charge.

Déplus, au Cameroun il existe une certaine dictature de la pensée. La moindre liberté de se réunir est déniée aux partis politiques de l’opposition et associations au « motif fallacieux » de trouble à l'ordre public.

Contrairement aux réunions du Rdpc, le parti au pouvoir, qui ne souffrent d’aucune interdiction. Le préfet du Mfoundi a même interdit sur l’ensemble de son département, toute manifestation de l’opposition.

Armand Ougock, Yaoundé

La rédaction Afrique centrale de Koaci.com est à Yaoundé ! Une info? Appelez nous au + 237 691 15 42 77 Ou cameroun@koaci.com
 
 
9799 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 04/04/2016
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