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Cameroun: OSC et parlementaires se mettent ensemble pour la bonne gestion des ressources naturelles
 
Une exploitation minière au Cameroun

© Koaci.com- Samedi 08 Juillet 2017- Au Cameroun, des organisations de la société civile (Osc), rallient des parlementaires à la cause de la transparence et de la participation des communes et communautés sur les questions d’attribution et de gestion des terres aux fins d’exploitation agro-industrielle et minière.

Depuis trois ans, le Réseau de lutte contre la faim (Relufa), le Centre d’accompagnement de nouvelles alternatives locales (Canadel), font des plaidoyers pour l’amélioration de la bonne gouvernance des ressources naturelles, qui se heurtent à des pesanteurs politiques.

Ces deux Ong, ont lancé le projet TRAP-GRN, sur financement de l’Union Européenne, dont l’étude sur la transparence et la participation des communes et communautés dans le processus d’attribution et de gestion des concessions foncières et minières a été présentée aux parlementaires cette fin de semaine, avec pour objectif de bénéficier du ralliement pour leur cause, des députés et sénateurs.

D’après Jaff Napoléon Bamenjo et Afouba André Marie, tous les deux respectivement coordonateurs du Relufa et du Canadel, « l’implication des parlementaires dans le processus de reformes liées à la bonne gouvernance des ressources naturelles au Cameroun, peut permettre d’éviter les conflits fonciers comme ceux observés dans certains pays ».

Le Cameroun, qui possède un énorme potentiel minier (52 types de minerais répertoriés) et un secteur foncier fort de 6, 2 millions de terres arables dont seulement 20% sont cultivées ainsi que 240 000 hectares de terres potentiellement irrigables pour l’agriculture, (dont 17% seulement sont utilisées), présente des risques énormes, dans un contexte où, les grands groupes mondiaux (indonésiens, Malaisiens, brésiliens, chinois…) se lancent à la chasse des parcelles aux fins d’exploitation agricole et minière.

Le gouvernement, qui n’a pas encore véritablement pris le taureau par les cornes, a mis sur pied une législation largement en faveur des investisseurs dans le cadre de l’atteinte de la vision d’un Cameroun émergent en 2035.

Les communautés riveraines et les communes, ne sont pas encore suffisamment impliquées ni dans la gestion des ressources naturelles, ni dans le processus d’attribution des terres aux fins d’exploitation agro industrielle.

L’implication des parlementaires au plaidoyer, pensent les OSC, peut aboutir à rétablir cet oubli.

Armand Ougock, Yaoundé
 
 
9037 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 08/07/2017
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