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CAMEROUN : Le pouvoir de Yaoundé redoute un coup d’Etat
 
CAMEROUN - YAOUNDE LE 25 AVRIL 2012 © koaci.com - Pour la première fois depuis le déclenchement de « l’opération Epervier » de lutte contre la corruption, la présidence de la République a décidé de fournir des explications sur l’arrestation de hautes personnalités. Un acte de panique qui tranche avec les usages d’un régime habituellement arrogant.

C’est inédit ! La présidence de la République du Cameroun a décidé de sortir de son silence pour s’expliquer sur l’arrestation des personnalités alors qu’une vingtaine d’anciens secrétaires généraux de la présidence de la République, anciens ministres, anciens directeurs généraux de sociétés publiques et parapubliques avaient été arrêtés et humiliés dans l’indifférence. Cette fois, les arrestations de Marafa Hamidou Yaya, ancien secrétaire général de la présidence de la République, ami de plusieurs hommes politiques français et Inoni Ephraïm, ancien Premier ministre suscitent les vagues dans l’opinion. Plusieurs analystes au Cameroun pensent en effet que l’arrestation de Marafa Hamidou Yaya Search Marafa Hamidou Yaya est simplement politique. Selon ces analystes, Paul Biya au pouvoir depuis trois décennies a voulu se débarrasser d’un probable successeur qui avait clairement annoncé son intention, selon Wikileaks, son intention d’être candidat à la présidence de la République.

Dans son édition de 13 heures ce jour, le directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République, Joseph Le, a publié un communiqué pour rappeler que l’arrestation des deux personnalités (Inoni et Marafa) n’avait pas de motivations politiques. Ce communiqué que nous publierons demain s’indigne de la vague suscitée par ces arrestations alors même que le régime a souvent été accablé par le passé des accusations de corruption. Le communiqué s’indigne aussi de ce que certains prévoient « l’apocalypse » (le mot a bien a été utilisé) à cause de ces arrestations. L’emploi du mot « apocalypse » par la présidence camerounaise est le signe d’un malaise au sommet de l’Etat. Le régime de Paul Biya a en effet des raisons de s’inquiéter. A Bakingili, fief politique de l’ancien Premier ministre Inoni, les militants d parti au pouvoir ont refusé de signer une motion de soutien à président Biya. Un acte de défiance inédit depuis l’arrivée de Paul Biya au pouvoir. A Garoua, fief de Marafa et de l’ancien président camerounais, Ahmadou Ahidjo, des tracts circulent, appelant même au « sacrifice suprême ». Les tracts indiquent que les commanditaires sont « derrière leur fils dans cette opération à tête chercheuse qu’est « Epervier ». Il y est mentionné que : « les populations du septentrion sont près à se battre pour la manifestation de la vérité. Nous donnerons notre sang s’il le faut. Nous avons marre d’être à la solde d’un groupe d’individu tapis dans l’ombre tirant les ficelles à des fins égoïstes ».

Dans la nuit du 20 au 21 avril dernier, il y a eu des détonations dans une soute à minutions d’un camp de gendarmerie à Yaoundé. Dans sa livraison du 24 avril, le journal « L’Anecdote » a immédiatement titré à sa UNE : « Un incendie à la cache d’armes ou alors un coup Search coup d’Etat manqué ? ». Un titre qui exprime quelque peu l’ambiance qui règne en ce moment dans le sérail.

Mh,KOACI.COM YAOUNDE; copyright © koaci.com
 
 
9105 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 25/04/2012
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