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COTE D'IVOIRE: l’Etat peut-il mettre fin à l’insécurité généralisée dans le pays ?
 
Une patrouille de FRCI ce jeudi après midi au plateau à Abidjan (ph DL)

::ACTUALITÉ INFO NEWS COTE D'IVOIRE::

© koaci.com - Sept mois après la fin de la crise post-électorale, on pourrait se demander à combien caracole l’indice de sécurité tant brandit par le conseil de sécurité et les partis politiques d’opposition d’alors pour détourner les investisseurs et autres hommes d’affaires du pays et clamer l’incapacité de l’ex-président à sécuriser les citoyens ivoiriens. Aujourd’hui, malgré la présence des multiples forces étrangères, le constat sur le terrain est toujours inquiétant.

Du Nord au Sud en passant par Bouaké, au centre de la Côte d’ivoire, le constat est le même. Ne parlons pas de l’ouest, qui demeure, une zone à haut risque tant les viols, vols et autres délires y sont monnaie courante. Abidjan, la capitale économique n’est pas mieux lotie. Chaque jour, malgré la présence dans les rues d’hommes en armes, c’est le même sentiment d’être exposé à la violence et au grand banditisme qui habite les populations. Il ne se passe pas un seul jour sans que les braquages à la kalachnikov ne soient enregistrés dans les commissariats. Pourquoi un tel regain d’insécurité alors que le gouvernement par le biais du ministre de l’intérieur et de la sécurité Ahmed Bakayoko clame sur tous les toits avoir la maîtrise de la situation ?

Les raisons pourraient se trouver dans la récente descente des Forces Nouvelles sur Abidjan suite au refus du président Laurent Gbagbo de céder le fauteuil à son rival Alassane Ouattara que la communauté international reconnaissait alors comme unique Président de la Côte d’ivoire. Au cours de cette attaque baptisée « assaut final », plusieurs groupes armés, notamment les soldats des Forces Nouvelles (FAFN), les jeunes militants de partis d’opposition enrôlés ainsi que plusieurs citoyens étrangers descendus des pays du Nord de la Côte d’ivoire étaient venus en découdre avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) restées fidèles au Président Laurent Gbagbo que le Conseil Constitutionnel avait déclaré vainqueur avec 51 % des voix. Pour la circonstance, les FDS étaient épaulées par les jeunes patriotes armées ainsi que des miliciens venus du Libéria voisin.

De part et d’autres, beaucoup d’armes ont été distribuées parfois à des individus mal intentionnés. Plusieurs ivoiriens peuvent aussi témoigner avoir reconnus qui un parent ou des amis évadés de prison qui un voisin reconnu braqueur mais disposant d’une kalachnikov. Des jeunes désœuvrés suite au chômage chronique que traversait le pays voyaient en cette situation de guerre, l’occasion de disposer d’un outil dont il pourrait se servir plus tard pour faire fortune. A Grand-Lahou, par exemple, les populations ont été stupéfiées de voir rentrer au bercail un des leurs avec une arme de gros calibre après avoir combattu au côté des hommes de Soro, actuel premier ministre et ministre de la défense en Côte d’ivoire. Ce dernier auparavant avait été identifié comme l’un des éléments d’un puissant gang qui sèment la terreur dans cette cité située au sud du pays où nous avons séjournés après l’arrestation du président Laurent Gbagbo le 11 avril.

Ce sont au total des milliers et des milliers de fusils, kalachnikov et autres armes terrifiantes qui ont été remis à des individus dans des conditions pas toujours maîtrisées. Aujourd’hui, alors que le désarmement espéré depuis le début de la rébellion de septembre 2002, ne semble plus à l’ordre du jour, les populations ivoiriennes s’en remettent à Dieu. Le plus alarmant dans cette situation reste, bien entendu, l’implication des Forces Républicaines de Côte d’ivoire (FRCI) chargées pourtant d’assurer la quiétude et la protection des biens et matériels, dans plusieurs cas de braquages, viols sans parler d’attaques de domicile et de racket. Les ivoiriens ne savent plus faire la différence entre les vrais et les faux FRCI taxés d’être à l’origine des crimes crapuleux et autres larcins qui minent le pays. A qui faire confiance si les hommes chargés de faire régner la sécurité se transforment en forces d’insécurité ? À quand le désarmement de tous les ex-combattants ? En attendant, les ivoiriens, habitués à voir circuler en plein jour des individus équipés d’armes à feu, des gardiens de magasins et boutiques du quartier et même des vigiles en kalachnikov, doivent s’en remettre à la providence.


François Mérouze, KOACI.COM ABIDJAN, copyright © koaci.com
 
 
9000 Visit(s)    4 Comment(s)   Add : 24/11/2011
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****l’Etat peut-il mettre fin à l’insécurité généralisée dans le pays ?***OUI et NON. OUI parce que cela fait parti des missions du gouvernement. l'Etat ivoirien en fait une priorité au point ou on assiste depuis peu à une "course à l'équipement" de nos forces de sécurité. Oui, p...
****l’Etat peut-il mettre fin à l’insécurité généralisée dans le pays ?***
OUI et NON. OUI parce que cela fait parti des missions du gouvernement. l'Etat ivoirien en fait une priorité au point ou on assiste depuis peu à une "course à l'équipement" de nos forces de sécurité. Oui, parce qu'il faut reconnaitre que la situation sécuritaire s'est sensiblement améliorée par rapport aux semaines qui ont suivi le second tour de la présidentielle de 2010.
NON, parce qu'il est impossible d'éradiquer l'insécurité au stade "zero". Vous faites bien d'ailleurs de parler d'insécurité généralisée. Elle s'est généralisée par la faute de ceux qui se sont "suicidairement accrochés" à un pouvoir perdu dans les urnes, diplomatiquement et par les armes, mais aussi bien par la faute des "seigneurs de guerre" soutenu par les forces étrangères qui ont fait du pays un terrain d’expérimentation de leur forces de destruction. Dire que l'indice de sécurité a été brandi par l'ex opposition pour détourner les investisseurs est à mon sens une méconnaissance de la situation sécuritaire du pays sous l'ère Gbagbo. D'ailleurs, les multiples forces étrangères dont vous parlez ont toujours été présentent dans ce pays depuis 2002 ou même avant cette date tragique. En le disant ou en soutenant une telle idée, vous ne faites pas mieux que cette ex opposition. Avoir la maitrise d'une situation, c'est surtout avoir une pleine conscience de son existence et sa part de responsabilité. Et si le ministre de l'intérieur l'affirme ainsi, c'est justement que l'Etat ivoirien met tout en œuvre pour rendre ce part "vivable". Justement, "l'assaut final" n'aurait jamais eu lieu si le "diable n'avait pas pris possession de Yao Ndré" (ce n'est pas moi qui le dit). Maintenant que nous nous sommes réconcilie avec nos consciences (ce n'est pas de moi non plus et je l'espère!!!). Il faut aider, reconnaitre "les infimes" efforts du gouvernement. Il ne s'agit pas de Ouattara, ni de Gbagbo, mais de la Côte d'Ivoire. ****l’Etat peut-il mettre fin à l’insécurité généralisée dans le pays ?**** OUI, mais seulement si nous l'y aidions. Merci
 
 
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See his contributions Dabakala
 
@PASSION…face à l’excursion explicative que tu feras tantôt, la question de la sécurité ne sera point réglée, surtout dans le sens dans lequel on le souhaite, de tout son cœur. La situation actuelle est pourtant des plus risibles (cynique ??). On essaiera même de la mettre sur le...
@PASSION…face à l’excursion explicative que tu feras tantôt, la question de la sécurité ne sera point réglée, surtout dans le sens dans lequel on le souhaite, de tout son cœur. La situation actuelle est pourtant des plus risibles (cynique ??). On essaiera même de la mettre sur le dos de SEM Laurent GBAGBO, parce qu’il se sera « accroché au pouvoir », tout en oubliant de mentionner qu’il aura proposer une solution (la seule) de résolution pacifique du conflit électorale. La question de la sécurité actuelle est pourtant essentiellement du ressort d’ADO, cause et effets inclus, pour qui, dans un cadre idéalisé, il suffirait d’ordonner le dépôts ou la récupération des armes par lui distribuées, la réorganisation de l’armée et sa cohérence (sic), sinon son action ! OUI, l’émanation de la sécurité passe d’abord par le contrôle et l’emploi de ses hommes, garants de celle-ci ! Mais la réalité est bien là, ADO ne maîtrise pas ses hommes, est gardé par des européens et a à la tête de ses troupes de chef de guerres, pour qui l’éthique et la morale sont des inconnues. De plus, la nature du pouvoir en place encourage cet état, pouvoir qui craint encore plus les coup d’état que le craignait le pouvoir GBAGBO, ce qui entraine un déploiement massif d’homme (toujours de peu d’éthique) et l’on rentre dans un cercle vicieux sécuritaire. L’attitude du pouvoir, peut enclin à la négociation et au dialogue est le ferment de la violence, qui devient alors légitime auprès de l’opposition (pour l’instant pacifique), créant un climat de peur auprès du pouvoir, mais aussi de la population, qui ne se croit pas forcément en sécurité avec les FRCI, troupes nouvelles ivoiriennes sensé être républicaines et pour lesquelles la défense de la république passera toujours avant le nettoyage des bandits et autres malfrats dans les rues d’Abidjan ou dans les forêts de l’ouest, surtout quand ceux-ci sortent de leur rangs, volontairement diminués, sans rémunération promise. Il ne faudra donc aucun apport individuel pour aider le gouvernement à sécuriser le pays. Nous aboutirons à un équilibre instable, qui qualifiera ce qu’est la côte d’ivoire, qu’il faudra accepter comme tel (pour les hommes d’affaires) ou refuser en allant ailleurs !! A moins qu’ADO finisse par accepter de s’en prendre à ses propres hommes (y compris SORO) ! Nous aimerions bien voir cela !! La situation demeure explosive !!! Les hommes d’affaires le savent, ADO aussi, et ce ne sont pas ses beaux discours outre mers qui amélioreront tout ceci !!
 
 
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See his contributions PASSION
 
*********Les hommes d’affaires le savent, ADO aussi, et ce ne sont pas ses beaux discours outre mers qui amélioreront tout ceci !!********* Pendant ce temps on propose quoi de mieux??????????? Le verbiage?????????
 
 
 
See his contributions Dabakala
 
Le verbiage sera toujours bien mieux que les viols, les assassinats, les meurtres et autres tragédies qui auront accompagné ADO tout au long de son périple vers son accession au pouvoir pour nous présenter son incompétence notoire au pouvoir, une fois installé de force, le pays «...
Le verbiage sera toujours bien mieux que les viols, les assassinats, les meurtres et autres tragédies qui auront accompagné ADO tout au long de son périple vers son accession au pouvoir pour nous présenter son incompétence notoire au pouvoir, une fois installé de force, le pays « libéré », réunifié, avec tous les indicateurs diplomatiques et réseaux mafieux de nouveau favorables, dans une atmosphère ou l’opposition n’aura de valeur que celle que seul ADO lui attribue : le silence par la répression d’état, baigné dans une insécurité globale déconcertante et entretenue implicitement et explicitement. Entre le verbe et les armes, je ferai donc mon choix, sans ambages, mais n’est pas le tien ??? (Sinon tu nous aurais épargné ton attaque verbale gratuite, te relire plus haut à l’occasion)
 
 
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