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Côte d'Ivoire: L'intégralité de la constitution de la 3ème République (suite et fin)
 
CHAPITRE II : DES FINALITES DES ACCORDS
Article 125
Les organisations visées à l’article 124 peuvent avoir notamment pour objectifs :
- l’harmonisation de la politique monétaire, économique et financière ;
- l’établissement d’unions douanières ;
- la création de fonds de solidarité ;
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- l’harmonisation des plans de développement ;
- l’harmonisation de la politique étrangère ;
- la mise en commun de moyens propres à assurer la défense nationale ;
- la coordination de l’organisation juridictionnelle ;
- la coopération en matière de sécurité et de protection des personnes et des biens ;
- la coopération en matière de lutte contre la grande criminalité et le terrorisme ;
- la coopération en matière de lutte contre la corruption et les infractions assimilées ;
- la coopération en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales ;
- la coopération en matière d’Enseignement supérieur, de Recherche scientifique et d’innovation technologique ;
- la coopération en matière d’Education, d’Enseignement technique et de formation professionnelle ;
- la coopération en matière de santé ;
- l’harmonisation des règles concernant le statut de la Fonction publique et le droit du travail ;
- la coordination des transports, des communications et des télécommunications ;
- la coopération en matière de protection de l’environnement et de gestion des ressources naturelles.
TITRE VIII : DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
CHAPITRE I : DES ATTRIBUTIONS
Article 126
Le Conseil constitutionnel est une juridiction constitutionnelle. Il est indépendant et impartial.
Le Conseil constitutionnel est l’organe régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics.
Le Conseil constitutionnel est juge de la conformité de la loi au bloc de constitutionnalité.
Le Conseil constitutionnel est juge du contrôle de l’élection présidentielle et des élections parlementaires.
Article 127
Le Conseil constitutionnel statue sur :
- l’éligibilité des candidats à l’élection présidentielle. Le Conseil constitutionnel arrête et publie la liste définitive
des candidats à l’élection présidentielle quinze jours avant le premier tour du scrutin, après que la Commission
indépendante chargée des élections a procédé à la vérification des dossiers des différents candidats et publié la
liste provisoire des candidatures ;
- l’éligibilité des candidats aux élections parlementaires. La liste définitive des candidatures aux élections des
députés et des sénateurs est établie et publiée par la Commission indépendante chargée des élections ;
- les contestations relatives à l’élection du Président de la République, des députés et des sénateurs ;
- la déchéance des députés et des sénateurs.
Le Conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs de l’élection présidentielle.
Il contrôle la régularité des opérations de référendum et en proclame les résultats.
CHAPITRE II : DE LA COMPOSITION
Article 128
Le Conseil constitutionnel se compose :
- d’un Président ;
- des anciens Présidents de la République, sauf renonciation expresse de leur part ;
- de six conseillers dont trois désignés par le Président de la République, deux par le Président de l’Assemblée
nationale et un par le Président du Sénat.
Le Conseil constitutionnel est renouvelé par moitié tous les trois ans.
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CHAPITRE III : DU STATUT DES MEMBRES
Article 129
Le Président du Conseil constitutionnel est nommé par le Président de la République pour une durée de six ans
non renouvelable parmi les personnalités reconnues pour leur compétence et leur expertise avérées en matière
juridique ou administrative.
Avant son entrée en fonction, il prête serment sur la Constitution devant le Président de la République, en ces
termes :
« Je m’engage à bien et fidèlement remplir ma fonction, à l’exercer en toute indépendance et en toute impartialité
dans le respect de la Constitution, à garder le secret des délibérations et des votes, même après la cessation
de mes fonctions, à ne prendre aucune position publique dans les domaines juridique, politique, économique
ou social, à ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence du Conseil
constitutionnel ».
Article 130
Les conseillers sont nommés pour une durée de six ans non renouvelable par le Président de la République
parmi les personnalités reconnues pour leur compétence et leur expertise avérées en matière juridique ou
administrative.
Avant leur entrée en fonction, ils prêtent serment sur la Constitution devant le Président du Conseil constitutionnel,
en ces termes :
« Je m’engage à bien et fidèlement remplir ma fonction, à l’exercer en toute indépendance et en toute impartialité
dans le respect de la Constitution, à garder le secret des délibérations et des votes, même après la cessation
de mes fonctions, à ne prendre aucune position publique dans les domaines juridique, politique, économique
ou social, à ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence du Conseil
constitutionnel ».
Le premier Conseil constitutionnel comprendra :
• trois conseillers dont deux désignés par les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, nommés pour
trois ans par le Président de la République ;
• trois conseillers dont un désigné par le Président de l’Assemblée nationale, nommés pour six ans par le
Président de la République.
Article 131
Les fonctions de membre du Conseil constitutionnel sont incompatibles avec l’exercice de toute fonction politique,
de tout emploi public ou mandat électif et de toute activité professionnelle. Est démis d’office tout membre du
Conseil constitutionnel se trouvant dans un des cas d’incompatibilité.
En cas de décès, de démission ou d’empêchement absolu pour quelque cause que ce soit, le Président et les
conseillers sont remplacés, dans un délai de huit jours, pour la durée des fonctions restant à courir.
Article 132
Aucun membre du Conseil constitutionnel ne peut, pendant la durée de son mandat, être poursuivi, arrêté, détenu
ou jugé en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation du Conseil, sauf les cas de flagrant délit.
CHAPITRE IV : DE L’ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT
Article 133
Sur saisine du Président de la République, les projets ou propositions de loi peuvent être soumis pour avis au
Conseil constitutionnel.
Sur saisine du Président de l’Assemblée nationale ou du Président du Sénat, les projets ou propositions de loi
peuvent être soumis pour avis au Conseil constitutionnel.
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Article 134
Les engagements internationaux visés à l’article 120 avant leur ratification, les lois constitutionnelles
adoptées par voie parlementaire, les lois organiques avant leur promulgation, les règlements des assemblées
parlementaires avant leur mise en application, doivent être déférés au Conseil constitutionnel, qui se prononce
sur leur conformité à la Constitution.
La saisine du Conseil constitutionnel suspend le délai de promulgation ou de mise en application.
Article 135
Tout plaideur peut, par voie d’exception, soulever l’inconstitutionnalité d’une loi devant toute juridiction.
La juridiction devant laquelle la contestation de la loi est soulevée, sursoit à statuer et impartit au plaideur un
délai de quinze jours pour saisir le Conseil constitutionnel. A l’expiration de ce délai, si le requérant ne rapporte
pas la preuve de la saisine du Conseil, la juridiction statue.
Article 136
Une loi organique fixe les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil constitutionnel, la procédure et
les délais qui lui sont impartis pour statuer.
CHAPITRE V : DE L’AUTORITE DES DECISIONS
Article 137
En cas de saisine du Conseil constitutionnel par voie d’action, une loi ou une disposition déclarée contraire à la
Constitution ne peut être promulguée ou mise en application. La loi ou la disposition contraire à la Constitution
est nulle à l’égard de tous.
En cas de saisine du Conseil constitutionnel par voie d’exception, la décision du Conseil constitutionnel s’impose
à tous, au-delà des parties au procès. La loi ou la disposition déclarée inconstitutionnelle par le Conseil
constitutionnel est abrogée.
Article 138
Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs
publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale.
TITRE IX : DU POUVOIR JUDICIAIRE
CHAPITRE I : DU STATUT DU MAGISTRAT
Article 139
Le pouvoir judiciaire est indépendant.
Le Président de la République est le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il est assisté par le Conseil
supérieur de la Magistrature.
Article 140
Les magistrats du siège sont inamovibles. Ils ne peuvent pas être mutés sans leur accord, sauf nécessités de
service. Ils ne peuvent être révoqués, suspendus de leur fonction, ou subir une sanction disciplinaire qu’en cas
de manquement à leurs obligations et après décision motivée du Conseil supérieur de la Magistrature.
Le magistrat est protégé contre toutes formes d’ingérence, de pression, d’interventions ou de manoeuvres, ayant
pour effet de nuire à l’accomplissement de sa mission. Lorsqu’il estime que son indépendance est menacée, le
juge a le droit de saisir le Conseil supérieur de la Magistrature.
Le juge n’obéit qu’à l’autorité de la loi.
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Article 141
Le magistrat doit être compétent. Il doit faire preuve d’impartialité, de neutralité et de probité dans l’exercice de
ses fonctions. Tout manquement à ces devoirs constitue une faute professionnelle.
Article 142
Le magistrat est protégé dans son honneur, sa dignité et sa sécurité dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice
de ses fonctions, notamment contre les injures, les provocations et les menaces dont il peut faire l’objet.
Sauf flagrant délit ou condamnation définitive, aucun magistrat ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou jugé en
matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation du Conseil supérieur de la Magistrature.
CHAPITRE II : DE L’ORGANISATION DE LA JUSTICE
Article 143
La Justice est rendue sur toute l’étendue du territoire national, au nom du peuple ivoirien, par la Cour suprême,
la Cour des Comptes, les Cours d’appels, les tribunaux de Première instance, les tribunaux administratifs et les
Chambres régionales des Comptes.
Article 144
La Cour suprême et la Cour des Comptes sont les deux institutions juridictionnelles représentatives du pouvoir
judiciaire.
CHAPITRE III : DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA MAGISTRATURE
Article 145
Le Conseil supérieur de la Magistrature est présidé par une personnalité nommée par le Président de la
République parmi les Hauts magistrats en fonction ou à la retraite.
Article 146
Le Conseil supérieur de la Magistrature :
- examine toutes les questions relatives à l’indépendance de la Magistrature et à la déontologie des magistrats ;
- fait des propositions pour les nominations des magistrats de la Cour suprême et de la Cour des Comptes, des
premiers Présidents des Cours d’appel et des Présidents des tribunaux de première instance ;
- donne son avis conforme à la nomination, à la mutation et à la promotion des magistrats du siège ;
- statue en formation disciplinaire des magistrats du siège et du Parquet.
Les décisions du Conseil supérieur de la Magistrature sont susceptibles de recours.
Une loi organique détermine la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil supérieur de la
Magistrature.
CHAPITRE IV : DE LA COUR SUPREME
Article 147
La Cour suprême veille à l’application de la loi par les juridictions de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif.
Elle règle les conflits de compétence entre les juridictions des deux ordres.
La Cour suprême comprend :
- la Cour de Cassation ;
- le Conseil d’Etat.
Une loi organique détermine la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Cour suprême.
Article 148
La Cour de Cassation est la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Elle statue souverainement sur les recours
en cassation contre les décisions rendues en dernier ressort par les Cours et tribunaux de l’ordre judiciaire
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Article 149
Le Conseil d’Etat est la plus haute juridiction de l’ordre administratif. Il statue souverainement sur les décisions
rendues en dernier ressort par les tribunaux administratifs et par les juridictions administratives spécialisées en
matière de contentieux administratif.
Le Conseil d’Etat connaît en premier et en dernier ressort des recours en annulation des actes des autorités
administratives centrales et des organismes ayant une compétence nationale.
Il exerce en outre une fonction consultative. A ce titre, il peut être sollicité par le Président de la République, pour
avis, sur toute question de nature administrative.
Article 150
Le Président de la Cour suprême est nommé par le Président de la République pour une durée de cinq ans
renouvelable une fois parmi les personnalités reconnues pour leur compétence et leur expertise avérées en
matière juridique.
Le Président de la Cour de Cassation et le Président du Conseil d’Etat sont nommés par décret pris en Conseil
des ministres, après avis du Conseil supérieur de la Magistrature.
Le Président de la Cour de Cassation et le Président du Conseil d’Etat sont vice-Présidents de la Cour suprême.
Article 151
La composition, les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Cour de Cassation et du Conseil d’Etat
sont déterminés respectivement par une loi.
CHAPITRE V : DE LA COUR DES COMPTES
Article 152
La Cour des Comptes est l’Institution suprême de contrôle des finances publiques.
Elle a des attributions juridictionnelles, de contrôle et de consultation.
La Cour des comptes contrôle la gestion des comptes des services de l’Etat, des Etablissements publics nationaux,
des collectivités territoriales, des Autorités administratives indépendantes et de tout organisme bénéficiant
du concours financier de l’Etat ou d’une autre personne morale de droit public ainsi que de tout organisme
bénéficiant du concours financier des entreprises publiques et de leurs filiales.
Article 153
Le Président de la Cour des Comptes est nommé par le Président de la République pour une durée de cinq ans
renouvelable une fois parmi les personnalités reconnues pour leur compétence et leur expertise avérées en
matière d’économie, de gestion, de comptabilité ou de finances publiques.
Article 154
La composition, les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Cour des Comptes sont déterminés par
une loi organique.
CHAPITRE VI : DE L’AUTORITE DES DECISIONS DE JUSTICE
Article 155
Les décisions de justice sont exécutoires. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative,
juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale.
Les autorités publiques sont tenues de les exécuter et de les faire exécuter.
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TITRE X : DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE
CHAPITRE I : DES ATTRIBUTIONS
Article 156
La Haute Cour de Justice est une juridiction d’exception.
Elle juge le Président de la République, le vice-Président de la République et les membres du Gouvernement.
Article 157
Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions et traduit
devant la Haute Cour de Justice qu’en cas de haute trahison.
Article 158
La Haute Cour de Justice est compétente pour juger le vice-Président de la République et les membres du
Gouvernement, en raison des faits qualifiés crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions.
Article 159
La Haute Cour de Justice est liée par la définition des crimes et délits ainsi que par la détermination des peines
telles qu’elles résultent des lois pénales en vigueur au moment où les faits ont été commis.
CHAPITRE II : DE LA COMPOSITION
Article 160
La Haute Cour de Justice est composée de membres élus en leur sein en nombre égal par l’Assemblée nationale
et par le Sénat, dès la première session de la législature. Elle est présidée par le Président de la Cour suprême.
CHAPITRE III : DE L’ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT
Article 161
La mise en accusation du Président de la République, du vice-Président de la République et des membres du
Gouvernement est votée au scrutin secret par le Parlement, à la majorité des deux tiers pour le Président de la
République et à la majorité absolue pour le vice-Président de la République et les membres du Gouvernement.
Article 162
Une loi organique détermine le nombre des membres de la Haute Cour de Justice, ses attributions et les règles
de son fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant cette Cour.
TITRE XI : DU CONSEIL ECONOMIQUE, SOCIAL, ENVIRONNEMENTAL ET CULTUREL
CHAPITRE I : DES ATTRIBUTIONS
Article 163
Le Conseil économique, social, environnemental et culturel donne son avis sur les projets de loi, d’ordonnances
ou de décrets ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumis.
Les projets de loi de programme à caractère économique, social, environnemental et culturel lui sont soumis
pour avis.
Le Président de la République peut consulter le Conseil économique, social, environnemental et culturel sur tout
problème à caractère économique, social, environnemental et culturel.
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CHAPITRE II : DE LA COMPOSITION ET DU FONCTIONNEMENT
Article 164
La composition du Conseil économique, social, environnemental et culturel ainsi que les règles de son
fonctionnement sont fixées par une loi organique.
TITRE XII : DU MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE
CHAPITRE I : DES ATTRIBUTIONS DU MEDIATEUR
DE LA REPUBLIQUE
Article 165
Il est institué un organe de médiation dénommé « Le Médiateur de la République », Autorité administrative
indépendante investie d’une mission de service public. Le Médiateur de la République ne reçoit d’instruction
d’aucune autorité.
Le Médiateur de la République est l’intercesseur gracieux entre l’Administration et les administrés.
CHAPITRE II : DU STATUT DU MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE
Article 166
Le Médiateur de la République est nommé par le Président de la République pour un mandat de six ans non
renouvelable, après avis du Président de l’Assemblée nationale et du Président du Sénat.
En cas de décès, de démission ou d’empêchement absolu constaté par le Conseil constitutionnel, saisi par le
Président de la République, il est pourvu à son remplacement, dans un délai de huit jours.
Article 167
Les fonctions de Médiateur de la République sont incompatibles avec l’exercice de toute fonction politique, de
tout autre emploi public et de toute activité professionnelle.
Article 168
Le Médiateur de la République ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions
ou des actes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions.
CHAPITRE III : DE L’ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT
DU MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE
Article 169
Les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Médiateur de la République sont fixés par une loi
organique.
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TITRE XIII : DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
CHAPITRE I : DE LA COMPOSITION
Article 170
Les collectivités territoriales sont les régions et les communes.
Article 171
Les autres collectivités territoriales sont créées et supprimées par la loi.
CHAPITRE II : DE L’ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT
Article 172
La loi détermine les principes fondamentaux de la libre administration des collectivités territoriales, de leurs
compétences et de leurs ressources.
Dans les collectivités territoriales, le Préfet est le représentant de l’Etat. Il a la charge des intérêts nationaux, du
respect des lois et du contrôle de tutelle.
Aucune collectivité territoriale ne peut exercer une tutelle sur une autre.
Article 173
Les collectivités territoriales bénéficient de ressources dont elles peuvent disposer librement dans les conditions
fixées par la loi. Elles peuvent recevoir tout ou partie des produits des impositions de toute nature.
Les recettes fiscales et les autres ressources propres des collectivités territoriales représentent une part
déterminante de l’ensemble de leurs ressources.
Article 174
Tout transfert de compétences entre l’Etat et les collectivités territoriales s’accompagne de l’attribution de
ressources équivalentes à celles qui étaient consacrées à leur exercice.
TITRE XIV : DE LA CHEFFERIE TRADITIONNELLE
CHAPITRE I : DES ATTRIBUTIONS
Article 175
La chefferie traditionnelle est représentée par la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels. La Chambre
nationale des Rois et Chefs traditionnels est l’Institution regroupant tous les Rois et Chefs traditionnels de Côte
d’Ivoire.
Elle est chargée notamment:
- de la valorisation des us et coutumes ;
- de la promotion des idéaux de paix, de développement et de cohésion sociale ;
- du règlement non juridictionnel des conflits dans les villages et entre les communautés.
La chefferie traditionnelle participe, dans les conditions déterminées par une loi, à l’administration du territoire.
CHAPITRE II : DE LA COMPOSITION ET DU FONCTIONNEMENT
Article 176
La composition de la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels et les règles de son fonctionnement
sont fixées par une loi organique.
TITRE XV : DE LA REVISION CONSTITUTIONNELLE
CHAPITRE I : DE LA PROCEDURE DE REVISION
Article 177
L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux
membres du Parlement.
Le projet ou la proposition de loi portant révision de la Constitution est déposé simultanément devant les deux
chambres du Parlement.
Pour être pris en considération, le projet ou la proposition de révision doit être voté à la majorité absolue des
membres du Congrès.
La révision de la Constitution n’est définitive qu’après avoir été approuvée par référendum à la majorité absolue
des suffrages exprimés.
Toutefois, le projet ou la proposition de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la
République décide de le soumettre au Parlement. Dans ce cas, le projet ou la proposition de révision n’est adopté
que s’il réunit la majorité des deux tiers des membres du Congrès effectivement en fonction.
Le texte portant révision constitutionnelle, approuvé par référendum ou par voie parlementaire, est promulgué
par le Président de la République et publié au Journal officiel de la République de Côte d’Ivoire.
CHAPITRE II : DES LIMITES AU POUVOIR DE REVISION
Article 178
Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du
territoire.
La forme républicaine du Gouvernement et la laïcité de l’Etat ne peuvent faire l’objet d’une révision.
TITRE XVI : DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
CHAPITRE I : DE LA DESIGNATION DU VICE-PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Article 179
Le Président de la République en exercice à la date de la promulgation de la présente Constitution nomme le
vice-Président de la République, après vérification de ses conditions d’éligibilité par le Conseil constitutionnel.
Le Président de la République met fin à ses fonctions.
Le vice-Président de la République ainsi nommé prête serment, dans les conditions fixées par la loi, devant le
Conseil constitutionnel, réuni en audience solennelle.
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CHAPITRE II : DE LA VACANCE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Article 180
En cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission ou empêchement absolu du Président
de la République, les fonctions de Président de la République sont exercées par le vice-Président de la République.
Le nouveau Président de la République achève le mandat du Président de la République élu. Il ne peut faire
usage des articles 70, 75 alinéa 1 et 177. Le vice-Président de la République exerçant les fonctions de Président
de la République ne peut pas nommer de vice-Président pendant la durée du mandat restant à courir.
Si le nouveau Président de la République se trouve à son tour empêché, pour quelque cause que ce soit, les
fonctions de Président de la République sont exercées par le Gouvernement dans l’ordre protocolaire.
CHAPITRE III : DU STATUT DES INSTITUTIONS
Article 181
Jusqu’à la mise en place des nouvelles Institutions, les Institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions
et attributions conformément aux lois et règlements en vigueur.
Article 182
En attendant la mise en place du Sénat, les attributions du Parlement sont exercées par l’Assemblée nationale.
Le mandat de l’Assemblée nationale en fonction à la date de la promulgation de la présente Constitution expire
à la fin de l’année 2016.
Le mandat du Parlement élu après l’entrée en vigueur de la présente Constitution s’achève en décembre 2020.
CHAPITRE IV : DE LA CONTINUITE LEGISLATIVE
Article 183
La législation actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire reste applicable, sauf l’intervention de textes nouveaux,
en ce qu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution.
CHAPITRE V : DE L’ENTREE EN VIGUEUR DE LA CONSTITUTION
Article 184
La présente Constitution entre en vigueur à compter du jour de sa promulgation par le Président de la République.
Elle est publiée au Journal Officiel de la République de Côte d’Ivoire.
 
 
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See his contributions SRIKA BLAH
 
Laissez les vrais ivoiriens en paix. L'ivoirien en generale ne sait pas ce qu'on appelle la constitution de son pays... Nous, on connait seulement deux choses. le "ET" et le "OU"... et la limite d'age des candidats aux présidentielles, et savoir si Ouattara est Dioula - Bédié e...
Laissez les vrais ivoiriens en paix. L'ivoirien en generale ne sait pas ce qu'on appelle la constitution de son pays... Nous, on connait seulement deux choses. le "ET" et le "OU"... et la limite d'age des candidats aux présidentielles, et savoir si Ouattara est Dioula - Bédié est Baoulé et surtout Gbagbo est Bété(chez les palabreux)
 
 
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SRIKUI BLAMON? OU bien SRIKUI blaireau. tu es un nul parce que tu n'a rien compris. cesse d'insulter toute une ethnie. Y a-t-il plus palabreur que celui qui ne veut pas attendre raison et qui fait ce qui lui plait? ces derniers de quelles ethnies sont-ils? si tu sais lire dans le...
SRIKUI BLAMON? OU bien SRIKUI blaireau. tu es un nul parce que tu n'a rien compris. cesse d'insulter toute une ethnie. Y a-t-il plus palabreur que celui qui ne veut pas attendre raison et qui fait ce qui lui plait? ces derniers de quelles ethnies sont-ils? si tu sais lire dans le temps et dans l'espace, tu sauras de qui je parle sans chercher trop loin car ils sont deux. un alcoolique et l'autre sanguinaire.
 
 
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