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COTE D'IVOIRE: Marcel Gossio revient sur le 11 avril 2011
 
::CONTRIBUTION PARTICIPATIVE POSTEE PAR UN KOACINAUTE ::

Je suis arrivé à la résidence du Président GBAGBO le dimanche 10 Avril 2011 en début d’après-midi. J’y ai trouvé de nombreux amis qui plaisantaient en me souhaitant la bienvenue parmi eux. Au rez-de-chaussée il y avait Diabaté Beh, Damana Pickass, Konaté Navigué, Jean Jacques Bechio, Sijiri Bakaba , Dogbo Agnès, Koné Boubacar, Roland Sinsin, Obodou Marceline, Bro Grébé Géneviève, Dedi Adèle, Victoire Ehivet, Michel Gbagbo, sa femme et ses enfants, Porquet (neveu du Président Gbagbo), Mme Boli, les filles du Président Gabgbo, Narcisse Kuyo Téa, etc.

Le Président a demandé que je l’attende à son salon privé au 2ème étage. Après dix minutes d’attente, le Président arrive et au moment où il me salue, la résidence est secouée par de violents bombardements. Il me prit par la main et nous descendions avec d’autres camarades au sous-sol de la résidence. Ces bombardements intensifs durent jusqu’à 15 H. Au sous-sol, je retrouve Aboudrahamane Sangaré, Simone Gbagbo, Yanon Yapo, Tagro Désiré, Adjobi Christine, le Gouverneur Dacoury Tabley Philippe-Henri, Sinsin Roland et les agents de la sécurité présidentielle.

A 16h45, les bombardements ont repris de plus belle et se sont poursuivis jusque tard dans la nuit. On nous apprend que des militaires loyalistes ont été tués par les tirs aériens des forces Licorne. Durant ces attaques, le couple présidentiel a fait preuve de sang-froid et a gardé le moral. Le Président nous disait qu’il ne comprenait pas le sens de ces bombardements, parce que la résidence du chef de l’Etat n’étant pas un camp militaire ou un dépôt d’armes. Comme il sait le faire, le Président GBAGBO trouvait toujours un mot pour plaisanter et détendre l’atmosphère.

Le dimanche à 3h du matin, un incendie se déclara au sous-sol créant la panique au niveau des services de sécurité qui réussirent à éteindre le feu. Dans la pièce transformée en chambre à coucher pour les besoins de la cause y étaient installés le Président GBAGBO, Simone qui restait beaucoup plus dans la salle de prières, Yanon Yapo, Sangaré, Docteur Djédjé Médecin Particulier de la Première Dame et moi.

Le lundi 11 Avril à 8h,informe le Président de ce qu’une colonne de plus de 60 chars français des forces Licorne Search Licorne se dirigeait vers la résidence. A 9h une fumée envahit le sous-sol, et le rez-de-chaussée, elle devenait de plus en plus épaisse et noire. Le service de sécurité nous dirige alors vers la rampe dont le grand portail métallique était fermé. Nous commencions par étouffer, le Président demandait à tout le monde d’avancer vers le portail que les FDS tentaient de casser, la fumée épaisse et noire avançait, on était sur le point d’être asphyxié quand le portail céda. On nous conduit dans une salle au 1er étage alors qu’un autre groupe se trouvait dans la salle contiguë. Pendant tout ce temps, les forces françaises et onusiennes pilonnaient de façon intensive la résidence.sort une 1ère fois pour voir ce qui se passe dehors.
Il revient et nous informe que l’armée française vient de détruire le grand portail d’entrée de la résidence pour y déverser les FRCI.

Le Président demande àd’appeler l’Ambassadeur de France, celui-ci répond dans un premier temps qu’il est tard et qu’il ne peut rien faire. Après il demande àde sortir avec un tissu blanc en main, ce que fit le Ministre, mais il essuie des tirs de la part des FRCI.

Nous entendons des cris dehors : « Où est Gbagbo ? Où est Simone ? On va vous tuer tous ! sortez on va vous tuer… »

Le Ministrene cessait de répéter qu’ils vont le tuer.

Quelques instants après, aux environs de 11h, la porte de la salle où nous étions a été défoncée. Le Président Gbagbo toujours calme demande aux hommes en tenue qui se sont présenté à lui de se calmer et qu’il était là. Il y eu un silence lourd, le Président se leva et partit avec eux. Nous avons entendu des coups de feu dans les escaliers ce qui a fait dire à certains qu’ils avaient tué le Président. Après cela, ont nous a couché par terre, nous avons tous été fouillé et en colonnes nous sommes sortis de la salle. J’ai vu le Ministre Tagro grièvement blessé, couché dans un véhicule bâché. C’était la dernière fois que je voyais mon ami et frère Désiré Tagro.

Le 11 Avril 2011 est un jour triste pour notre pays, pour la démocratie, pour la souveraineté des Etats africains.

Marcel GOSSIO

Ancien DG du Port Autonome d’Abidjan(PAA)


Ps: KOACINAUTE = MEMBRE PARTICIPATIF DE KOACI INSCRIS SUR KOACI (lien inscrit toi en page d’accueil)
 
 
10325 Visit(s)    6 Comment(s)   Add : 11/04/2012
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Comments
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See his contributions demelo
 
Ils vont nous casser les bonbons avec cette histoire du 11 avril !!!
 
 
 
See his contributions woodydemama
 
LA COTE D IVOIRE FUT LIBÉRÉE DE LA TYRANNIE DU DESPOTE KOUDOU GBAGBO
 
 
 
See his contributions Kolia
 
Je doute formellement de l’authenticité de cet écrit émanant de Monsieur Gossio Marcel. Nous savons tous que la guerre d’Abidjan n’a pas lieu en présence de Monsieur Gossio Marcel, Koulibaly Mamadou, Yao N’dré, Bohoum Bouabré, Kassoum Fadiga etc. Tous absents lors des évènements ...
Je doute formellement de l’authenticité de cet écrit émanant de Monsieur Gossio Marcel. Nous savons tous que la guerre d’Abidjan n’a pas lieu en présence de Monsieur Gossio Marcel, Koulibaly Mamadou, Yao N’dré, Bohoum Bouabré, Kassoum Fadiga etc. Tous absents lors des évènements d’Abidjan. Ma surprise est assez grande de lire cet article qui décrit les évènements dans la résidence de l’ancien Chef de l’état (Monsieur Gbagbo). Ne nous prenez pas pour des amnésiques. Le mensonge, la délation et la manipulation ont toujours été votre système de gouvernance. Voici quelques discordances du texte « Je suis arrivé à la résidence du Président GBAGBO le dimanche 10 Avril 2011 en début d’après-midi. J’y ai trouvé de nombreux amis qui plaisantaient en me souhaitant la bienvenue ». Ce même dimanche à 3h du matin toujours en présence de Monsieur Gossio « Le dimanche à 3h du matin, un incendie se déclara au sous-sol créant la panique au niveau des services de sécurité qui réussirent à éteindre le feu ». Comprenez-vous quelque chose ? L’auteur a-t-il un problème d’orientation avec le temps ?
God bless Côte d’Ivoire
 
 
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See his contributions SRIKA BLAH
 
C'est pas important ces recits et autres rappels selon l'humeur de chaque camp................ L'essentiel, Koudou Gbagbo a ete CHASSE du pouvoir comme il le voulait.............Que la France ait mis 1000 chars et 100 avions de combats, le plus important etait la sortie du "rat" ...
C'est pas important ces recits et autres rappels selon l'humeur de chaque camp................ L'essentiel, Koudou Gbagbo a ete CHASSE du pouvoir comme il le voulait.............
Que la France ait mis 1000 chars et 100 avions de combats, le plus important etait la sortie du "rat" qui a ete EFFECTIVE.
 
 
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See his contributions LE Gle
 
 Comme s’ils n’avaient rien à se reprocher ! Mais alors comment notre « démoncrate » a –t-il pu prendre la poudre d’escampette et pourquoi ? Est-ce cet homme à qui on tente de prêter une certaine sérénité devant le danger qui a prononcé la désormais célèbre phrase : « Ne me tue...
 Comme s’ils n’avaient rien à se reprocher ! Mais alors comment notre « démoncrate » a –t-il pu prendre la poudre d’escampette et pourquoi ? Est-ce cet homme à qui on tente de prêter une certaine sérénité devant le danger qui a prononcé la désormais célèbre phrase : « Ne me tuez pas ? ». Notre témoin occasionnel ne le mentionne pas. Sûr qu’il y aura beaucoup d’écrits sur la crise ivoirienne, mais toujours est-il que GBAGBO a opté pour une solution à l’Azawad au lieu d’une sortie à la Wade qu’il devra assumer. Il y a eu trop de morts et de dégâts.
 
 
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See his contributions Dabakala
 
"ne le tuez pas, c est moi que vous voulez, prenez moi" la mention merite d etre faite et l argument s effondre encore ici, car le chef s est livre pour proteger les siens. Meme dans la defaite, c est toujour avec une certaine classe que sem laurent gbagbo aura aborde toutes les ...
"ne le tuez pas, c est moi que vous voulez, prenez moi" la mention merite d etre faite et l argument s effondre encore ici, car le chef s est livre pour proteger les siens. Meme dans la defaite, c est toujour avec une certaine classe que sem laurent gbagbo aura aborde toutes les question politiques, une classe qui tranche definitivement avec le comportement d un certain burkinabe qui n a jamais endosse quoi que ce soit dans le dossier ivoirien, du coup d etat de 2002 a celui de 2011, en passant par la rebellion. Meme l extradition de sem laurent gbagbo vers la haye s est faite dans le secret et contre toutes les procedures. On se permettra meme de dire que c est a cause du fpi qu il fut extrade. Et biensur, un an apres, on parle encore et seulement de sem laurent gbagbo qui represente la normalite et la stabilite ivoirienne, qu il a cherche a maintenir face aux coups de boutoir d ado, si violents, qu ils ont fini par l emporter lui meme, noye dans l insecurite qu il aura creee et le marasme economique qu il aura fait miroiter aux ivoiriens, desormais impossible a reconcilier a cause des derives tribales et politiques du nouveau chef. Oui, en ce jour anniversaire, il y a tres peu de place pour vanter les merites de votre chef et seule la mauvaise foi qui vous a toujours animes est a l honneur, autour d un homme, isole a la haye, mais toujours aussi present dans les coeurs des ivoiriens majoritaires et silencieux, qui continuent en silence de ployer sous le poids de l usurpation et de la persecution adoracienne. La branche finira par casser et le sang coulera, inevitablement, car ado aura failli a l essentiel : rapprocher les ivoiriens.
 
 
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