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Côte d'Ivoire: Réforme de la CEI, le gouvernement dit non, des partis de l'opposition dénoncent son attitude méprisante et belliciste
 
Ahoussou et Affi

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Côte d'Ivoire: Réforme de la CEI, le gouvernement dit non, des partis de l'opposition dénoncent son attitude méprisante et belliciste
© Koaci.com – Jeudi 1er Mars 2018 - Des partis politiques de l’opposition réclament la réforme de la Commission Electorale indépendante (CEI) avant la tenue des proches élections.

Affi NGuessan et ses camardes fondent sur l’arrêt du 18 novembre 2016, de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).

Ledit arrêt ordonnait entre autre, à l’Etat de Côte d’Ivoire, de modifier la loi du 18 juin 2014 relative à la Cei pour la rendre conforme aux normes internationales et aux instruments qu’il a lui-même ratifié. Arrêt confirmé le 26 septembre 2017 par ladite cour, dans l’affaire « Actions pour la Protection des Droits de l’Homme (Apdh) contre la République de Côte d’Ivoire ».

Dans sa réponse dont KOACI s’est procurée copie (ph 2) et signée du ministre Jeannot Ahoussou Search Ahoussou Kouadio, la Côte d’Ivoire est consciente du respect de ses engagements international, cependant elle n’entend s’y soustraire.

Il explique que, les reformes induites par la constitution promulguée en novembre 2016, tiennent nécessairement compte de la loi sur la CEI. Le dispositif législatif et règlementaire relatif à cette institution demeure, de fait, en vigueur.

La réaction ne s’est pas fait attendre du côté de l’opposition dans une déclaration parvenue à KOACI (intégralité ci-dessous) dénonce l’attitude "méprisante et belliciste" du gouvernement à l’égard non seulement du peuple ivoirien.

Donatien Kautcha, Abidjan

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Intégralité de la déclaration des partis d’opposition relative à la réforme de la CEI Search CEI

Suite au communiqué du gouvernement annonçant les élections des conseils régionaux, des conseils municipaux et du sénat, dans les semaines et les mois à venir, les partis de l’opposition ont adressé le 6 Février 2018 une correspondance au Président de la République.

Les membres de l’opposition tenaient à rappeler au Chef de l’Etat l’opportunité du moment pour reformer la Commission Electorale Indépendante qui fait l’objet de controverses et de contestations depuis l’adoption et la promulgation de la loi qui l’a instituée en 2014.

Cette démarche de l’opposition s’appuyait, aussi, et surtout, sur l’Arrêt du 18 novembre 2016, de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui sur saisine de la société civile Ivoirienne a reconnu que l’organe électoral de notre pays ne répondait pas aux normes internationales en vigueur en la matière.

La Cour Africaine des droits de l’Homme et des Peuples a surtout relevé le caractère partisan, impartial et déséquilibré de notre Commission Electorale.

Aussi a-t-elle ordonné à l’Etat de Côte d’Ivoire de modifier la loi de 2014 portant création de la Commission Electorale Indépendante avant le 18 novembre 2017.

Le gouvernement ivoirien n’ayant pas obtempéré dans les délais requis par l’Institution judiciaire Africaine dont notre pays est parti, l’opposition ivoirienne a demandé au Chef de l’Etat d’ouvrir une large concertation avec toutes les parties prenantes aux élections pour reformer, de manière consensuelle, la CEI Search CEI dans le respect des termes du verdict de la juridiction ci-dessus indiquée.

L’opposition pour démontrer sa bonne foi a indiqué au gouvernement qu’elle soutenait les propositions de la société civile ivoirienne qui pourraient constituer une base de discussion.
En effet la société civile a saisi le gouvernement de deux projets :

- Un projet relatif à la composition et au fonctionnement de la Commission Electorale
- Et un projet de code électoral.

A notre offre de dialogue et de concertations pour parvenir à un consensus, gage de paix durable, pour la Côte d’Ivoire, le gouvernement a répondu par une fin de non-recevoir, par courrier, en date du 26 février 2018 signé par Monsieur Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO, Ministre d’Etat, auprès du Président de la République, chargé du Dialogue politique et des relations avec les Institutions.

Le gouvernement tout en reconnaissant le caractère obligatoire de l’Arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peuples, affirme cependant, ‟qu’il ne lui parait pas opportun de l’exécuter avant les échéances électorales”.

Les autorités ivoiriennes, par leur refus d’exécuter un acte de justice visant à rendre la CEI Search CEI conforme à sa mission, place l’Institution Electorale dans une posture illégitime et illégale qui affecte et entache de nullité toutes les élections qu’elle est amenée à organiser sur injonction du gouvernement.

En raison de ce qui précède, les partis politiques de l’opposition prennent à témoins l’opinion nationale et internationale sur l’attitude méprisante et belliciste du gouvernement à l’égard non seulement du peuple ivoirien qui n’aspire qu’à la quiétude, mais aussi à l’endroit de l’Institution Juridique Africaine dont notre pays est signataire.

Le gouvernement de la Côte d’Ivoire doit expliquer à nos compatriotes ainsi qu’à la communauté internationale les raisons qui le fondent à précipiter l’installation du Sénat, dans l’extrême urgence, au point de violer la constitution et de rejeter le verdict de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peuples.

Les partis de l’opposition signataires de cette déclaration, lancent un vibrant appel à toutes les organisations politiques, associatives (syndicats, société civile) et tous les citoyens épris de paix et de justice, soucieux de voir s’instaurer dans notre pays un Etat de droit et démocratique, afin qu’ils taisent leurs querelles et divisions de toutes natures, pour se rassembler en vue de sauver la nation qui avance à grands pas vers le chaos politique économique et social.

Il faut empêcher de laisser germer et prospérer les graines du despotisme en Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 1er Mars 2018

Les partis politiques de l’opposition
 
 
13365 Visit(s)    6 Comment(s)   Add : 01/03/2018
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Comments
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See his contributions A-FREE-CA
 
C est pas étonnant.... Bouche tordue sait qu il n ira nul part sans sa cei corrompue de Bakayoko.....
 
 
 
See his contributions Igwe Ikemefuna
 
Ça sent déjà la fraude.Les vainqueurs dans les urnes qui ne sont pas désirés par les dieux seront vaincus pendant la proclamation.
 
 
 
See his contributions SRIKA BLAH
 
Et pourtant ce sont les mêmes qui tiraient á boulets rouges sur Koudou Gbagbo... Entre Gbagbo et Dramane Ouattara ; QUI est au juste le Boulanger-menteur-Roublard ?
 
 
 
See his contributions baryond
 
La loi? On demande à d'anciens rebelles de se conformer à la loi?
 
 
 
See his contributions Sankara premier
 
On ne change pas une équipe qui triche, il faut que l'opposition le sache. La même équipe a triché en 2011 et avec brio donc pourquoi la changer? Elle a su démontrer qu'on peut aller dans la chambre d'un candidat et proclamer les résultats. Seuls les incrédules espéreront que ce ...
On ne change pas une équipe qui triche, il faut que l'opposition le sache. La même équipe a triché en 2011 et avec brio donc pourquoi la changer? Elle a su démontrer qu'on peut aller dans la chambre d'un candidat et proclamer les résultats. Seuls les incrédules espéreront que ce pouvoir du faux changera ses imbécillités. S'il s'accroche tant à la configuration actuelle de la CEI c'est qu'il attend qu'il fasse encore le sale boulot de la triche grandeur nature
 
 
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See his contributions dramani
 
Dramane Ouattara ne changera jamais une équipe qui gagne en trichant. A quoi devrait s'attendre l'opposition ?
 
 
 
 
 
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