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Le G13 défie Yayi Boni
 
::Koaci.com Cotonou:: Les députés du G13 Search G13 à la conférence de presse hier::


Lors d’une conférence de presse tenue le dimanche 1er mars 2009 sur la gestion de l’escorte des véhicules en transit et des fonds qui y proviennent, cinq députés du G13 Search G13 se sont interrogés sur la crédibilité des informations données par le gouvernement au sujet de cette activité le jeudi 26 février dernier. Basile Ahossi, Rachidi Gbadamassi, Sacca Fikara, Wallis Zoumarou ont fait tomber les points défendus par le ministre d’Etat Irénnée Koupaki Search Irénnée Koupaki avant de relever les contradictions qui existent entre ses propos et ceux du ministre des Finances et de l’Economie Soulé Mana Lawani. Ils défient le chef de l’Etat de les contredire et se disent prêts pour un débat contradictoire.


Après la sortie du gouvernement jeudi dernier pour expliquer le bien-fondé de la politique du chef de l’Etat Yayi Boni Search Yayi Boni à propos de cette activité, c’est au tour de la coalition du G13 Search G13 de rebondir sur cette actualité. Ils étaient donc cinq députés de ce groupe politique à montrer que le gouvernement a vendu à l’opinion publique des produits périmés, selon l’expression du député Basile Ahossi. « Des histoires cousues de fils blancs.. ». Il soutient que les ministres ont menti sur toute la ligne. « Ils nous prennent pour des gens qui n’ont pas été à l’école avant eux. Ils nous prennent pour des inintelligents.. », boude l’ancien ministre et député de la 5ème législature, Wallis Zoumarou. « Ces gens qu’ils nous ont ramenés de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), du Fonds monétaire international (Fmi), ou tout ce que vous voulez, qui parlent de l’unicité de la caisse de l’Etat et qui au même moment créent des caisses parallèles où ils veulent. Ils nous parlent de budgétisation des fonds de l’escorte, mais c’est une insulte à la Nation béninoise.. », s’insurge le député Wallis Zoumarou. « S’ils voulaient jouer la transparence, ils ne devraient pas aller déposer ces fonds issus de l’escorte directement à la Bceao, parce qu’ils savent que cela échappe à tout contrôle financier. Cela échappe à l’administration, parce que personne ne peut aller contrôler ces fonds à la Bceao, même pas le délégué du contrôle financier de l’Etat… », martèle Basile Ahossi qui estime que la sortie du ministre d’Etat Irénée Koupaki n’a pas élucidé l’opinion publique. En sa qualité d’agent de douane à la retraite, il fait observer que cette pratique qui consiste à déposer à la Bceao Search Bceao les fonds de l’escorte prélevés sur le cordon douanier, cache une mauvaise intention. C’est une violation flagrante du principe de l’unicité de la caisse de l’Etat. En faisant le bilan depuis que l’activité a été remise à la douane, le député G13 Search G13 constate que plus de 500 emplois ont été supprimés entraînant des conséquences sociales graves dans les familles, les impôts que les privés s’occupant de l’escorte des véhicules payaient à l’Etat ne sont plus perçus. « Nous réaffirmons tout ce que le député Issa Salifou a dit.. », soutient le député Sacca Fikara.


Les fonds de l’escorte et les micro crédits


A propos des liens qui existent entre les fonds de l’escorte et les micro crédits, les députés du G13 Search G13 sont parvenus à relever ce qu’ils ont appelé les contrevérités du gouvernement. En effet sur la même question, le gouvernement a apporté deux différentes réponses. Dans un premier temps, c’est le ministre des Finances et de l’Economie, Soulé Mana Lawani Search Soulé Mana Lawani qui a déclaré lors des questions orales à l’Assemblée nationale le 21 janvier 2009, que les fonds générés par la gestion de l’escorte des véhicules d’occasion sont alloués aux micro finances sur la base d’un relevé administratif n°41/Pr/ Sgg /Rel du conseil des Ministres en sa séance du vendredi 13 octobre 2006. Il a poursuivi en disant qu’à cet effet, une cérémonie officielle de lancement du programme de micro crédit aux plus pauvres a été organisée le mardi 27 février sous le haut patronage du chef de l’Etat. Cette allocation, selon lui entre dans le cadre de la politique du gouvernement visant la réduction de la pauvreté…Or, le ministre d’Etat Irénée Pascal Koupaki, ne soutient pas cette position. En rencontrant la presse le jeudi dernier, il a clairement signifié qu’il n’y a pas de liaison directe entre les fonds de l’escorte et les micro crédits aux plus pauvres. Il a affirmé que c’est le trésor public qui, dans son rôle de banquier de l’Etat finance, le Fonds national de micro finance. « Les ressources de l’escorte se trouvent en recettes de financement au trésor.. », a-t-il soutenu bec et ongle en montrant sa bonne foi et celle du gouvernement. Selon ses propos, il ne pourrait avoir de liaison directe entre les fonds de l’escorte et les micro crédits, dans la mesure où au 31 décembre 2008 cette activité aurait généré plus de 45 milliards fcfa, alors que l’enveloppe du programme des micro crédits est de 20 milliards Fcfa, bientôt de 25 milliards. Entre le ministre d’Etat Irenée Koupaki et son collègue des finances et de l’économie, qui dit la vérité ? Pour Rachidi Gbadamassi, c’est qu’il y a un véritable problème au sommet de l’Etat. S’attaquant aux propos de Irenée Koupaki, le premier questeur de l’Assemblée nationale indique qu’il s’agit de paroles verbales, relevant que le chef de l’Etat a nationalisé une activité privée pour destiner les fonds qu’elle génère à ses propres besoins. Sacca Fikara, défie quiconque de lui prouver que la signature des fonds de l’escorte est détenue par le directeur général du trésor public. « Ce sont plutôt les ministres qui en sont les détenteurs.. », a-t-il révélé. Basile Ahossi revient à la charge pour soutenir que jusque-là le gouvernement n’a déclaré que 2/3 des fonds qu’il trouve dans cette activité. Se présentant comme l’un des pères fondateurs de l’activité de l’escorte des véhicules d’occasion, le député Cyriaque Domingo, enfonce le clou pour montrer que les chiffres publiés sont faux et que le gouvernement joue très mal dans cette affaire au point où il a recruté un repris de justice, qui se fait passer pour le « Blé Goudé » béninois qui a reçu pour mission de détruire le G13 Search G13 et particulièrement Issa Salifou. Sollicitant un débat contradictoire, le G13 Search G13 a promis de répondre du tac au tac autant que faire se peut.


Rachidi Gbadamassi exige la publication du rapport de l’Ige


Où est passé le rapport de l’Inspection générale de l’Etat sur l’activité de l’escorte des véhicules d’occasion ? Tout comme, Sacca Fikara, Rachidi Gbadamassi est certain que ce document existe, mais du fait qu’il accable des ministres du gouvernement et des députés Fcbe, le chef de l’Etat n’a pas voulu qu’il soit publié. « Si le gouvernement sait qu’il ne se reproche rien, il n’a qu’à publier ce rapport.. » lance Rachidi Gbadamassi. Il promet de cesser de critiquer le pouvoir en place le jour où il va mettre sur la place le rapport de l’Ige. Le député Timothé Gbêdiga du Prd, Modeste Kérékou et Claude Djankanki n’étaient pas du reste.
 
 
5032 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 02/03/2009
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