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Dépénalisation des délits de presse – La charrue avant les bœufs ?
 
::Koaci.com:: Presse sénégalaise à Dakar::

Les journalistes sénégalais sont suspendus à la concrétisation de la promesse jeudi du chef de l’Etat de dépénaliser les délits de presse. En tournée politique- en pleine campagne électorale, Me Wade qui rencontrait la presse régionale a laissé entendre qu’il va proposer en conseil des ministres un projet de loi allant dans ce sens. Ce, dit-il, pour lever cette « épée de Damoclès sur les journalistes ». C’est pour cette raison, que « J'ai décidé de proposer au conseil des ministres demain (vendredi dernier) la dépénalisation des délits ». Ce n’est pas la première fois que le Président Wade a fait une telle déclaration. En 2004, alors que le directeur de publication du journal Le Quotidien, Madiambal Diagne, croupissait en prison, dans un contexte de fortes pressions internationales, Wade avait déclaré sur le perron de l’Elysée et devant Jacques Chirac qu’il allait supprimer l’article 80 du code pénal sénégalais.
Aujourd’hui, c’est cette même disposition liberticide du reste, qui frappe le directeur de publication du quotidien 24 heures Chrono, condamné à 3 ans d’emprisonnement ferme. Mais, une autre lecture de ce subit regain d’amour du chef de l’Etat à la presse nationale- cela fait des années qu’il n’a pas accordé une interview à la presse privée- c’est que c’est en campagne qu’il l’a fait et devant le Collectif régional des correspondants permanents à Tambacounda (Est). On se rappelle qu’il avait considéré ces journalistes comme étant les « vrais journalistes de terrain ».
Certains juristes pensent que le chef de l’Etat « est allé un peu trop vite ». Car, il faudrait trouver des réformes « durables » et réfléchir sur d’autres moyens de sanctionner un « journaliste fautif ». Les journalistes eux rejoignent une telle proposition mais mettent en garde contre des sanctions civiles « dommageables » pour leur liberté. C’est que dans un contexte de crise, des sanctions pécuniaires pourraient arriver simplement à voir une entreprise mettre la clé sous la porte.
Cette décision du président de la République ne mérite-t-elle pas d’abord des concertations ?
 
 
3102 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 14/03/2009
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