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ESMT: les casseroles mauritaniennes transportées à Ouagadougou
 
::Koaci.com Ouagadougou:: La Mauritanie est venue perturber première session du conseil des ministres des Etats membres de l’ESMT::

La première session du conseil des ministres des Etats membres de l’école supérieure multinationale des télécommunications (ESMT) a eu lieu à Ouagadougou Search Ouagadougou le 30 avril dernier, sous la présidence du ministre burkinabè en charge des TIC, Noël Kaboré. Cette première réunion a été marquée par l’omniprésence de deux dossiers litigieux de la Mauritanie, absente pourtant des débats.

La Mauritanie, pays membre de l’ESMT, n’a pu faire le déplacement de Ouagadougou Search Ouagadougou pour participer au premier conseil des ministres du genre, depuis la refonte des textes de ce centre d’excellence de l’UEMOA basé à Dakar Search Dakar au Sénégal. La faute à Air Sénégal, cloué au sol par le différend entre l’actionnaire principal, Royal air Maroc et l’Etat du Sénégal. Pourtant, l’ombre de ce pays a traversé ce conseil des ministres au cours duquel, il a fallu tout le calme olympien du ministre des TIC Search TIC burkinabé pour ramener les débats à leur juste proportion.
Le directeur sortant de l’école,Brahim Adama Fall, un ressortissant mauritanien est redevable à la caisse de l’institution de la somme de près de 70.500.115. F CFA. Les commissaires aux comptes ont pu établir que ce dernier a prélevé illégalement des sommes sur le compte de l’établissement. Sommé de justifier ces transactions entre son compte personnel et celui de l’école, il n’a pu le faire jusqu’à ce jour. Une résolution avait été prise en 2007 portant mandat spécial de recouvrement de créances. Les experts dont les travaux ont précédé le conseil des ministres ont proposé une recommandation au président du conseil des ministres d’adresser une lettre relative au recouvrement de ladite somme à son homologue mauritanien.

Après un long tour de table, il a été convenu que l’ESMT engage plutôt une action judiciaire contre l’ancien directeur tout en se prémunissant d’un avis juridique auparavant. Le conseil des ministres a demandé au Sénégal d’apporter son soutien à l’action en justice. Car l’on s’est rendu compte, après un rappel historique du directeur général actuel qu’un premier avocat commis par l’école n’a pas fait son travail, il aurait été de mèche avec le directeur sortant. Le second a relevé qu’un problème de d’immunité se poserait. En tout état de cause le conseil a autorisé la direction et le conseil d’administration d’engager l’action judiciaire et de rendre compte au prochain conseil des ministres dans deux ans.

Un autre dossier d’un ressortissant mauritanien a animé le débat du conseil. Il est arrivé en divers de l’ordre du jour. Un ancien cadre atteint par la limite d’age (55 ans) a été remis à son pays d’origine. Mais le conseil des ministres a été surpris de recevoir un courrier en date du 23 février 2009, en provenance de Nouakchott qui demande à l’ESMT revenir sur cette décision. Tollé dans la salle du conseil où les ministres n’ont pas voulu tordre le cou aux textes. Irrité et après explication des responsables de l’ESMT, le conseil a décidé de clore ce dossier qu’il considère comme vide et de plus aborder le sujet.

Sur les autres conclusions du conseil des ministres, on retient l’entrée en vigueur du nouvel accord intergouvernemental sur ESMT. Il entre en vigueur à compter du 30 avril, le quorum ayant été atteint. Quatre pays sur sept l’ont signé. Il s’agit de la Guinée, du Burkina, du Sénégal et Niger.

Le mandat du directeur général et du directeur de l’enseignement, de la formation et de la recherche ont été validés. Ils sont de quatre ans chacun et commencent à courir à compter du 30 avril. Ces deux responsables étaient en poste depuis 2007. Le conseil a voulu ainsi leur renouveler sa confiance face aux bons résultats atteints.

Selon le ministre burkinabè Noël Kaboré, « les chiffres sont en croissance et les perspectives sont bonnes » Pour lui c’est une exemple de réussite d’intégration. L’ESMT compte plus de 1200 étudiants et vient de s’engager dans une politique de délocalisation dans les Etats membres. Un accord a été signé dans ce cadre avec la Guinée. L’antenne du Burkina est attendue pour 2010. Il s’agit de délocaliser les formations initiales de l’Ecole.

L’ESMT a été créée en 1981 et compte 7 Etats membres (Bénin, Burkina, guinée, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal). C’est une école de formation initiale et continue dans les domaines de la télécommunication. Elle a une mission de recherche et de veille technologique et d’expertise conseil
 
 
5939 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 01/05/2009
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