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GABON : Pas de moto-taxis dans la ville de Ntoutoume Emane
 
GABON - LIBREVILLE LE 10 AOÛT 2012 - Très en vogue dans les métropoles des pays de l’Afrique de l’Ouest notamment, le transport urbain ou suburbain par moto-taxi semble vouloir émerger dans la capitale gabonaise. Jean François Ntoutoume, maire Libreville, ne l’entend cependant pas de cette oreille.

Dans un communiqué publié ce 8 août dans le quotidien L’union, l’édile de Libreville Search Libreville a rappelé à cet effet que «les modes de transport reconnus par la loi et les actes en vigueur en République gabonaise sont le transport ferroviaire, aérien, terrestre, fluvial, le transport urbain et suburbain».

Ainsi, poursuit le texte, «le transport urbain ou suburbain par motocycle exercé depuis quelques temps par des concitoyens mal inspirés ou éventuellement nostalgiques de ce mode de transport en usage dans certaines villes des pays frères, ne saurait être permis dans le périmètre communal de Libreville». En conséquence, avertit Jean François Ntoutoume, «toute personne prise en flagrant délit de la pratique illicite de ce mode de transport, susceptible de mettre en danger la vie de nos administrés, sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur et son véhicule sera confisqué».

Depuis quelques années dans de nombreux pays d’Afrique centrale et de l’Ouest, la moto-taxi s’est imposée comme un nouveau moyen de transport, économique et rapide, pour faire face au déficit de véhicules dans les transports publics. Appelés Bend-Skin au Cameroun, zémidjans ou zem au Bénin ou au Togo, les moto-taxis sont des moyens de déplacement de proximité à moindre coût. Ils connaissent un essor sans précédent devenant même dans certains pays le principal moyen de transport public et un outil de développement économique de tout premier ordre. On en dénombre, par exemple jusqu’à 170 000, au Bénin, 40 000 engins au Togo. Il représente environ 80% des moyens de transport public et a totalement supplanté les voitures souvent bloquées dans les embouteillages et inutilisables dans certaines ruelles de Lomé.

Toutefois, la prolifération de ce mode de transport s’est accompagnée d’une hausse des accidents de la circulation, très souvent mortels, dans ces villes. Par ailleurs, la mauvaise qualité du mélange de carburant utilisé par ces milliers de moto-taximen, le mauvais réglage des carburateurs, la vétusté des motos et leur manque d’entretien ont fortement contribué à la dégradation de l’air, au point que Cotonou est devenue l’une des villes les plus polluées du monde. Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la pollution au Bénin démontre une fréquence importante des infections respiratoires aiguës et du développement d’un certain nombre de symptômes neurologiques, principalement chez les tout petits. Le taxi-moto comporte donc des dangers que Ntoutoume Emane entend étouffer dès l’apparition des prémices.
 
 
8183 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 10/08/2012
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