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Ghana : Crise identitaire : Assigné en justice pour usurpation de titre, Akufo Addo contrattaque
 
Nana Akufo Addo Search Akufo Addo (ph)

- Ghana - Accra le 21 Mars 2013 © koaci.com –
En marge de son combat juridique à la Cour Suprême ghanéenne pour invalider les résultats de la présidentielle 2012, Nana Akufo Addo, le candidat présidentiel du Nouveau Parti Patriotique (NPP) à la présidentielle de décembre 2012 au Ghana va devoir faire à une accusation qui risque de ternir son image et de briser sa carrière politique.

En effet Akufo Addo Search Akufo Addo est assigné devant une Haute cour de justice (tribunal) à Accra le 18 mars dernier par Francis Kpegah, un ancien juge de la Cour Suprême pour usurpation d'identité. Ayant eu échos de l’affaire, l’accusé a aussitôt mis en branle son équipe juridique défensive qui compte renverser la tendance.

Selon la plainte, Akufo Addo Search Akufo Addo qui est un avocat et qui est connu à l’état civil sous le nom de Nana Addo Dankwa Akufo-Addo s’est servi de l’identité de W.A.D Akufo Addo Search Akufo Addo sur la liste des avocats sous le n ° 1190 pour travailler dans le pays.

De cette révélation, Kpegah a affirmé que le champion du NPP s’était présenté comme un avocat alors que les évidences qu’il détient à partir des documents du Conseil juridique prouvent le contraire. Aussi Kpegah ajoutera-t-il à sa plainte que l’ex Président ghanéen John Kufuor s’est basé sur ce titre pour nommer Akufo Addo Search Akufo Addo durant son mandat comme le procureur général du Ghana.

En s’élevant contre cette accusation, Kwame Akufo, un membre de l’équipe juridique d’Akufo Addo a qualifié la plainte de l’ancien juge de la Cour Suprême de « simple plaisanterie » car les griefs soulevés par l’accusation sont « faibles » et ils ne visent qu’à distraire l’attention porter sur le contentieux électoral de la présidentielle 2012 devant la justice.

Après la saisine, le plaignant a rappelé au tribunal qu’eu égard à la loi 38 de 1960 (telle que modifiée) et qui stipule qu’à moins qu’une personne ne soit admise au Barreau du Ghana et son nom inscrit au tableau des avocats, cette personne n’a pas habilité à exercer le droit en aucun tribunal du Ghana. En prenant de court la défense, le plaignant a notifié au tribunal que « le cabinet d'avocats établi comme Akufo-Addo, Prempeh and Co. at 67 Kojo Thompson Road, Adabraka, à Accra est un cabinet d'avocats illégal et n’est donc pas compétent pour représenter une partie dans un tribunal au Ghana ».

Dévoilant un peu à la presse les antithèses à faire prévaloir en justice, l’avocat de la défense a estimé que la plainte de Kpegah est sans fondement et à cet effet, elle constitue une tentative délibérée pour dénigrer Akufo Addo. Par ailleurs l’avocat de la défense a trouvé que le piétinement du verdict sur la validité de l’élection du Président John Mahama est ce qui motive cette saisine.

Par rapport aux rumeurs qui prétextent qu’Akufo Addo n’aurait pas achevé ses études universitaires de droit en Angleterre et qu’il aurait été renvoyé, son avocat a révélé que « Akufo-Addo a été admis au barreau en Angleterre en 1971 et a été admis au Barreau du Ghana en 1975… Il est donc regrettable d'entendre des gens comme le juge Kpegah brandir des allégations que nous croyons être une blague ».

En attendant les suites de cette affaire « juridico-politique » qui crispent un peu l’attention des partisans et adversaires d’Akufo Addo dans le pays comme en témoignent des réactions multiformes à un moment où l’accusé n’a pas toujours renoncé à son ambition présidentielle, on se demande au cas où la justice donne droit au plaignant quelle sera l’avenir politique du candidat présidentiel du NPP.

En dernière minute, KOACI.COM apprend que Francis Kpegah, le plaignant dans l'affaire contre Akufo Addo Search Akufo Addo est assigné en justice par un groupe proche des jeunes patriotes de l’opposition NPP. Le plaignant qui est devenu l’accusé dans cette seconde affaire est accusé de ne pas vouloir payer une somme de plus de 689.000 Ghana Cedis pour ses frais de loyer, de factures d’eau et d’électricité à l'Etat.

Les pro-jeunes patriotes prétextent que depuis la démission du juge Kpegah de la Cour Suprême ghanéenne le 4 décembre 2008, le concerné continue d’occuper la résidence officielle. L’accusé n’a pas encore régit à cette information.

Mensah
 
 
6655 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 21/03/2013
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