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Ghana : Refus d’investir dans l’éducation pour des grossesses, des groupes protestent
 

Un groupe d’élèves ghanéens (ph) à l’étude

- Ghana – Accra, le 13 Novembre 2013 © koaci.com– Les jeunes filles ghanéennes qui tomberont enceintes hormis les cas de viol durant leur cursus scolaire risquent des punitions mais aussi l’obligation de restituer à l’Etat les ressources qui lui ont été allouées pour leurs études.

Cette suggestion est émise par madame Bernadette Banongwie, la directrice adjointe du Ghana Education Search Education Service (GES), à Nadowli dans la région Upper West lors de l'inauguration d’une structure pour jeunes filles dans la localité. Toutefois, les menaces proférées par Banongwie ne font pas l’unanimité auprès de certains acteurs du monde éducatif à Accra, la capitale ghanéenne, mais aussi auprès de certaines filles de l’enseignement secondaire.

En expliquant sa décision, la directrice adjoint de l’Education au Ghana a déclaré que les filles de l'enseignement secondaire qui tombent enceintes devraient être punies sévèrement pour servir de moyen de dissuasion à d’autres.

Elle a par ailleurs soutenu que l'Etat investit beaucoup dans l'éducation des filles et que par conséquent toute jeune fille qui décide de gaspiller les ressources mises à sa disposition en se livrant au plaisir sera contrainte de restituer l’investissement reçu.

Pour éviter qu’aucune fille ne tombe sous le coup de cette punition, madame Anacleta Naab, la représentante régionale du GES a exhorté les jeunes élèves filles à éviter l'immoralité sexuelle et à se concentrer sur leurs études pour pouvoir réussir à l'avenir.

En se dissociant de cette mesure punitive, madame Angela Dwamena Aboagye, un défenseur des droits de l’homme a averti que cette décision risque de provoquer des avortements car les filles enceintes sachant qu’elles seront punies à l'école, elles chercheront à se débarrasser des grossesses.

Elle a soutenu que le fait de vouloir punir des filles qui sont déjà ciblées dans leur entourage pour les grossesses qu’elles portent ne fera qu’empirer ce problème qui se pose dans l’éducation. Et comme suggestion, Angela Aboagye a proposé aux responsables du GES de réfléchir sur une approche globale en vue de garantir l'avenir des filles.

Outre cette contestation, certaines jeunes filles des collèges, certains professeurs et directeurs n’approuvent pas l’idée de punir les élèves qui tombent enceintes.

Si les jeunes filles, les concernées par cette affaire, disent vouloir ne pas cautionner cette décision malheureuse, Kwame Gyasi, un professeur de lycée appelle pour sa part le Service d’Education à surseoir à sa décision.

Il a prétexté qu’au lieu de penser à punir ou à renvoyer les élèves qui tombent enceintes sur les bancs de l’école, l’autorité ferait mieux d’élaborer un plan qui puisse permettre aux filles d’accoucher et ensuite continuer leurs études.

Mensah
 
 
4986 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 13/11/2013
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