Burundi : La journaliste Sandra Muhoza condamnée à six mois en appel
La justice du Burundi a réduit en appel la peine de la journaliste Sandra Muhoza, initialement condamnée à quatre ans de prison.
Sandra Muhoza a finalement écopé de six mois pour « aversion raciale », après avoir été relaxée des accusations d’atteinte à l’intégrité du territoire.
Journaliste au sein du média en ligne La Nova Burundi, elle avait déjà passé près de deux ans en détention avant de bénéficier d’une libération provisoire en mars dernier.
Les poursuites reposaient sur des propos échangés dans un groupe privé de journalistes. Sa défense a dénoncé des accusations infondés, notamment l’atteinte à l’intégrité du territoire
Reporters sans frontières (RSF) a indiqué que la journaliste était notamment accusée d’avoir évoqué une supposée distribution d’armes par les autorités à des membres du parti au pouvoir.
Le Burundi occupe la 125e place sur 180 pays dans le classement 2025 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF), reflétant un environnement médiatique toujours contraint.
L’arrivée au pouvoir du président Evariste Ndayishimiye avait suscité des attentes d’ouverture. Toutefois, selon plusieurs organisations de défense de la presse, les autorités continuent d’exercer un contrôle étroit sur les médias.
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