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Koacinaute Gabon : Biens mal acquis...
 
Gabon - le 4 décembre 2012 - koacinaute - André Mba Obame, Paulette Missambo, Pierre Claver Maganga Moussavou, Jean Eyéghé Ndong, Jean-François Ntoutoume Emane et Chantal Myboto, vont-ils finalement être eux-aussi indexés pour des « biens mal acquis » recensés en France ? C’est ce que souhaite en tout cas Anne Marie Dworaczek-Bendome, une citoyenne gabonaise qui a saisi à cet effet les hautes autorités françaises, notamment François Hollande.


Internaute bien connue des Gabonais, Anne Marie Dworaczek-Bendome Search Anne Marie Dworaczek-Bendome qui se présente sur son site, dworaczek-bendome.org, comme une femme gabonaise issue de la société civile, engagée dans le domaine humanitaire et participant «au sein de la diaspora gabonaise à une constante remise en question sur le Gabon afin de défendre les populations gabonaises», vient d’inscrire son nom dans l’affaire des biens mal acquis. Sa démarche est cependant une première : elle vise l’élargissement des poursuites judiciaires à d’autres hommes politiques gabonais.

Le 30 novembre 2012, en effet, Anne Marie Dworaczek-Bendome Search Anne Marie Dworaczek-Bendome a adressé une correspondance à François Hollande, président de la France, à Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et européennes, à Christiane Taubira, ministre français de la Justice et des Libertés, Garde des Sceaux, et à Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale française.
La correspondance au président français donne le ton général de cette démarche. Se plaçant dans le sillon des actions menées par les associations CCFD-Terre solidaire, Sherpa France, Survie France ou Transparence International France, Mme Dworaczek-Bendome interroge : «après avoir constaté le silence sur certains avoirs immobiliers en France de hauts dignitaire gabonais autres que le président Omar Bongo Ondimba et sa famille, y’aurait-il en France «des mauvais biens mal acquis» et «des bons biens mal acquis» ? Car sous Omar Bongo Ondimba, c’était non seulement sa famille, ses amis divers et variés mais aussi l’ensemble des politiciens en charge du pays qui détournaient les deniers publics dans le pur style mafieux, la prédation, voire l’accaparation dans toute sa splendeur. Hors, certains d’entre eux, et non des moindres jouissent de leurs «biens mal acquis», présents dans les quartiers huppés de la capitale et sa banlieue sans crainte… Pourquoi ?» Mme Dworaczek-Bendome demande donc que soient élargis «les suspicions à l’ensemble des autres dignitaires de la république gabonaise, qui ont passé 10, 20, 30 voir 40 ans et plus à la tête du pays et qui se retrouvent du jour au lendemain à acquérir des biens immobiliers à des montants exorbitants, sans être devin, l’argent à la base ces acquisitions ne peut être le fruit de leurs seuls émoluments !»
A toutes les correspondances adressées aux autorités françaises est annexé un mémorandum de 20 pages intitulé «Gabon France – Dossier des biens mal acquis». L’opuscule présente le Gabon sur les plans de l’éducation, de la pauvreté, du profil sanitaire ou de l’environnement, mais aussi les «complices Gabonais d’Omar Bongo Ondimba», la «lutte contre la corruption à l’échelle internationale» et surtout les «personnes concernées et dont les avoirs sont présents France». Dans ce dernier chapitre, on retrouve notamment, Pierre Claver Maganga Moussavou, propriétaire d’un bien immobilier situé rue Lauriston à Paris 16e ; André Mba Obame, qui a «un appartement dans la banlieue la plus huppée de la banlieue parisienne, résidence au 71rue chézy (…) il serait également l’heureux propriétaire d’un hôtel particulier à bobigny (93), de deux appartements à Cergy-pontoise (95),d’un pavillon à Chelles et d’une villa à Villeneuve-Saint-Georges» ; Jean Eyéghé Ndong, détenteur d’«un appartement à l’avenue Jean-Jaurès, à paris» ; Jean-François Ntoutoume Emane qui détient une «propriété en France, 37 rue Inkerman, 92200 Neuilly-sur-Seine» ; Paulette Missambo Search Paulette Missambo avec «une propriété en France au 32, rue Victor Noir, 92200 Neuilly-sur-Seine» et Chantal Myboto qui «serait propriétaire en France d’une luxueuse villa à Neuilly. Propriétaire de 15 appartements déclarés au fisc français et de 5 pavillons disséminés à Maisons-Alfort, Champigny et Saint Quentin dans les Yvelines».
Anne Marie Dworaczek-Bendome demande donc «la fin l’inertie qui entoure le dossier des biens mal acquis et plus spécifiquement, le volet concernant le Gabon. Indépendamment des plaintes contre le défunt président Omar Bongo Ondimba et sa famille. La présente demande à l’intervention des autorités françaises concernant uniquement les biens de certains de ses collaborateurs dont les biens ont été identifiés sur le sol français et qui n’ont pu être constitués au moyen de leurs seuls salaires et émoluments. Et ce conformément à l’engagement et par ratification par la France de la Convention des Nations-Unies contre la corruption dans le monde (convention de Mérida, 2003)». Dans sa lettre à Christiane Taubira, on peut notamment lire : «j’ai sollicité le chef de l’Etat Français afin qu’il apporte une réponse à l’impunité dont jouissent tous ceux qui durant des décennies ce sont servis de l’argent public du Gabon à des fins personnelles pour qu’enfin, ils rendent des comptes, il n’est jamais trop tard, il ne peut y avoir une justice pour les uns et pas pour les autres.»
Jointe au téléphone, Anne Marie Dworaczek-Bendome Search Anne Marie Dworaczek-Bendome qui se défini comme une sympathisante non-alignée du Parti démocratique gabonais, a indiqué que sa démarche n’est pas à considérer comme une sorte d’appel du pied à ceux qui sont au pouvoir à Libreville. «Ce n’est pas du tout pour faire plaisir à Ali Bongo. Simplement, la mort d’Omar Bongo ne doit pas être l’occasion pour certains de s’absoudre de leurs méfaits envers le Gabon et son peuple», a-t-elle littéralement laissé entendre. On pourrait cependant se demander pourquoi son recensement des «biens mal acquis» gabonais ne concerne que ceux qui sont aujourd’hui passés à l’opposition, hormis Jean-François Ntoutoume Emane, l’actuel maire de Libreville ? Quid, entre autres, de Jean-Pierre Lemboumba Lepandou, Paul Toungui, Paul Biyoghé Mba, Jean Massima, André-Dieudonné Berre, Michel Essonghé ou Honorine Dossou Naki, qui auraient également des biens immobiliers en France ? Fort heureusement, elle a demandé de s’intéresser à tous ceux qui ont passé 10, 20, 30 voir 40 ans et plus à la tête du pays. La liste devrait donc s’allonger.

La démarche d’Anne Marie Dworaczek-Bendome sera-t-elle prise en compte par les autorités françaises ou sera-t-elle récupérée par la poignée d’ONG qui accusent plusieurs chefs d’État africains de détournements de fonds publics et ont lancé cette affaire de ces «biens mal acquis» ? La citoyenne gabonaise assure en tout cas avoir déjà enregistré quelques accusés de réception des dossiers qu’elle expédié aux personnalités ci-dessus indiquées mais aussi aux associations concernées.

 
 
4759 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 04/12/2012
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