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Koacinaute Gabon : La jeunesse scolaire, instrumentalisée en fonds de commerce politique
 
Illustration de Pahé -

Koacinaute le 4 décembre 2013 - Faute de programme de gouvernance crédible, susceptible de pouvoir arracher l’adhésion des masses populaires, certains politiques en mal de popularité, auxquels s’associent d’activistes à visage à peine voilé, usent depuis plusieurs semaines déjà de stratégies de caniveaux, allant sans vergogne, jusqu’à mettre en péril l’avenir de la future élite, en excitant la jeunesse scolarisée à quitter le cadre légal de leurs études, au profit de rue. Toute chose, qui explique la présence contre le bon sens ces derniers temps à Libreville principalement, d’élèves de lycées et collèges, sous le prétexte de s’indigner contre les reformes initiées lors des derniers états généraux de l’éducation. Des reformes pourtant inspirées en grande partie, de celles existantes dans certains pays dit model, à l’instar de la France et du Canada, ou l’examen du baccalauréat se déroule pourtant en deux parties – en classes de 1 er et de Terminale- sans que les élèves et les partenaires de l’éducation ne crient au loup.

Des reformes qui font pourtant école sous d’autres cieux

Ils sont nombreux, particulièrement en Europe, comme en Afrique d’ailleurs, à l’exemple du Cameroun voisin, les pays dans lesquels élèves de 1 er se frottent aux premières épreuves du baccalauréat. Une fois les premiers obstacles élagués, l’élève n’a plus qu’apurer le reste des épreuves une fois arrivé en classe Terminale. Le schéma fait des émules un peu partout dans le monde, sans que l’on assiste à des levées de boucliers, qui viendraient à bloquer le fonctionnement système éducatif. L’arrimage du Gabon depuis quelques temps à cette donne fait fonde le prestige d’une partie du système éducatif européen, fait curieusement jazzer.
Les forces de l’ordre sont contraintes ces derniers jours, de sortir de leur réserve habituelle, pour contenir les descentes d’élèves dans la rue. Des jeunes, visiblement victimes collatérales d’une guerre de ‘’politiques’’, qui s’invite sur le front scolaire. Les exigences sur fond de demande démesurée, relative notamment à de remaniement injustifié du gouvernement, illustre de cette guerre aux relents politiques, et qui a pour théâtre des hostilités le monde scolaire. Processus de pourrissement soupçonné programmé, avec pour acteurs instrumentalisés, des jeunes élèves qui sont exposés aux foudres des conséquences du trouble à l’ordre public.

Sauvons notre école

Aux côté des actions impulsées depuis quelques jours par le Premier Ministre, Raymond Ndong Sima, et l’ensemble du gouvernement, en vue de répondre aux exigences d’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants particulièrement, les élèves gagneraient à cesser d’émarger dans des actes répréhensibles, qui ne peuvent que les exposés aux risques de violences physiques, dans le cadre des interventions de la force publique, déployée par la force des choses pour éviter de basculer dans l’incontrôlable.

L’implication des syndicats du secteur éducation aux efforts du gouvernement, dont le syndicat des enseignants de l’éducation nationale, SENA, l’union syndicale des enseignants du Gabon, USEG, sont tant de signaux des plus hautes autorités de parvenir rapidement aux solutions idoines, aux revendications légitimes de certains enseignants en grève, soucieux de voir amélioré leur environnement de vie et de travail. Pour parvenir à des solutions efficientes, des commissions techniques sont mises en place sur l’ensemble du pays, en vue de passer au peigne fin l’ensemble des cas soumis à l’examen.

L’effort de tous, élèves et enseignants compris, sont on ne peut plus indispensable, pour remettre l’école gabonaise sur les rails de la compétition planétaire. Occasion d’inviter les élèves singulièrement, à redoubler de vigilance, pour espérer échapper avec succès, à l’intrusion du politique, dont le dessein inavoué est de prendre en otage, l’école de nos enfants.


PS : La direction de KOACI rappelle qu'un "koacinaute" n'est pas un journaliste de la rédaction de KOACI mais un contributeur inscrit ayant la possibilité de poster sur le site en vue d'une diffusion et ce dans une dynamique de libre expression plurielle.
 
 
6914 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 04/12/2013
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