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Koacinaute: La STT, la grande absente à la fête du 1er Mai au Togo
 
La fête du 1er mai est une célébration organisée par tous les travailleurs du monde entier pour se souvenir de la haute lutte menée par les ouvriers des usines naissantes en Amérique pour obtenir plus de justice sociale. Ils ont été des milliers à payer de leurs vies pour qu’aujourd’hui, tous ceux qui exercent une fonction se sentent fiers d’appartenir à la grande famille des travailleurs qui accomplissent une mission essentielle à l’humanité. Par leur sacrifice, les travailleurs du monde entier ont dorénavant des droits et un jour spécial leur est dédié pour s’exprimer librement dans ce monde capitaliste où la quête du profit pousse les employeurs à de nombreux excès. 

Ainsi chaque année au Togo, les travailleurs organisés en syndicats, défilent dans les rues le 1er mai pour rappeler leur existence aux employeurs (Etat togolais, Chefs d’Entreprises…) et leur dire qu’ils ont aussi des droits. 
 
Le Togo compte une multitude de syndicats souvent regroupés en centrales. CNTT, CSTT, CGCT UNSIT, GSA, et la STT, la toute dernière-née. Le dimanche 1er Mai Search 1er Mai 2016 tous ont paradé sur toute l’étendue du territoire.

De façon protocolaire au niveau du Gouvernement qui demeure le premier employeur du pays, les corps organisés se sont livrés à l’exercice traditionnel du défilé au terme duquel ils ont exprimé officiellement leurs attentes vis-à-vis de l’Etat. Au cours de cette célébration, on s’est rendu compte que presque tous les syndicats étaient présents à ce défilé traditionnel sauf un, la STT. 

Du coup, l’on se demande si cette centrale ne se sent pas moralement redevable envers les pionniers qui ont sacrifié leurs vies dans la lutte pour le travail décent ? N’a-t-elle pas de revendications à formuler à l’endroit de son employeur qui se trouve être l’Etat ? Sinon pourquoi banaliser une telle célébration ? 

La fête du 1er mai est un héritage à préserver à tout prix. 

Si aujourd’hui les travailleurs partout dans le monde parviennent à se rassembler et à se constituer en syndicats au sein desquels ils exigent de meilleures conditions de vie et de travail, il ne faut pas oublier qu’il y a un siècle cela n’était pas possible. 

Le jour du 1er mai ne doit pas faire l’objet de banalisation. En France, au Royaume-Unis, aux USA (Labor Day), cette journée est sacrée parce que le travail est sacré. Et c’est un jour de grande parade partout dans le monde.

La STT qui est une jeune organisation syndicale devrait apprendre l’histoire du travail et la restituer sans rature dans ses actes.


Le 1er mai, ce n’est pas pour l’employeur ; s’il ne tenait qu’à lui seul, tous les salariés iront au travail en cette journée. C’est important de le savoir.

C’est généralement le jour du 1er mai que les travailleurs sortent l’artillerie lourde. C’est la seule journée, chômée et payée que l’employeur offre à ses salariés pour dire sans contrainte ce qu’il pense de son travail et de son avenir. En célébrant cette journée, la STT ne le fait pas pour le bonheur de l’Etat togolais. Elle le fait pour sauver ses acquis et réaffirmer son existence, donc son importance. Refuser de le faire, c’est comme être perdu dans ses objectifs.

Pourtant, il y a, à peine un mois, cette centrale avait organisé une campagne de sensibilisation pompeusement dénommée ‘service public de qualité’, à l’endroit de ses syndiqués pour plus de civisme et de citoyenneté dans l’offre de service à la population. Durant les dernières semaines, d’autres campagnes dans les centres de santé ont été également organisées dans le même sens c’est-à-dire exhorter à plus de civisme.

Mais à quoi bon toutes ces actions à l’endroit des togolais si la STT au plus haut niveau, ne peut pas adopter des comportements civiques et responsables ? 
 
Défier l’autorité de son employeur, s’écarter de la tradition, n’est-ce pas là des attitudes contradictoires avec les appels de la STT à plus de civisme dans les services publics ? 

Refuser de prendre part à la traditionnelle cérémonie du 1er mai dévoile quelque part la véritable nature de la STT qui continue d’agir comme par le passé lorsqu’elle refusait de prendre part aux négociations sociales avec son employeur. 

Si les responsables de la synergie étaient vraiment dans l’élan de citoyenneté, nous pensons que le 1er mai devait être une occasion pour poser des actions d’éclat pour sensibiliser davantage les membres et montrer le bon exemple aux autres corps organisés du pays.

Face à cette absence de la STT au défilé du 1er mai pour soumettre son cahier de charges au Gouvernement, on se demande devant qui elle compte négocier les droits de ses membres. Le temps, c’est l’autre nom de Dieu. Tout fini par se savoir.


PS : La direction de KOACI rappelle qu'un "koacinaute" n'est pas un journaliste de la rédaction de KOACI mais un contributeur inscrit ayant la possibilité de poster sur le site en vue d'une diffusion et ce dans une dynamique de libre expression plurielle.

 
 
6573 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 09/05/2016
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