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Koacinaute: Sortie médiatique du Directeur du CHU SO: Incompétence ou incapacité du médecin Colonel ADOM ?
 
« CHU-SO le DG Col Wiyoou Adom expose un vaste système de vols et de détournements. Sur 10 agents, à peine 2 sont intègres », c’est le titre révoltant d’un article paru dans L’Alternative N° 532 du 17 juin 2016.
Un article consacré au Directeur du plus grand hôpital du pays qui en profite pour s’extasier sur des problèmes du CHU Sylvanius Olympio, que la plupart de ses concitoyens connaissent trop bien.

Pensant sans doute émouvoir, en présentant dans les termes les plus crus les maux de cet hôpital, le Colonel ADOM Search Colonel ADOM a concédé sans le savoir son aveu d’impuissance et d’échec à remettre de l’ordre au sein de cette institution devenue un véritable bordel.

En effet, nommé Directeur de cet hôpital depuis 2013, le Colonel ADOM Search Colonel ADOM avait pour principal mission justement de redresser le CHU SO tombé dans un coma profond. Les maux qui l’ont enfoncé dans cet état de déliquescence absolue à tous les niveaux sont connus des togolais depuis que le personnel, du brancardier jusqu’aux médecins Professeurs passant par les infirmiers, les garde-malades ont décidé de faire de ce lieu un capharnaüm, un enfer pour tout le peuple togolais.

Les togolais ne connaissent que trop bien les problèmes que le Médecin Colonel étale dans le journal. D’ailleurs, dire que le problème du CHU SO est connu des togolais est un euphémisme. En vérité, vous ne trouverez aucune famille dans ce pays qui n’ait été victime des échardes qu’inflige le personnel de cet hôpital. 
 
De la salle d’urgence jusqu’aux blocs opératoires, les ennuis sont partout et à tous les niveaux. Mettre pied dans ce lieu, c’est comme se jeter dans la gueule du loup.

En réalité, la dégradation des conditions dans ce centre ne date pas d’hier. Et les plus hautes autorités de ce pays le savent également. Le CHU-SO n’est plus un centre où l’on s’efforce de sauver des vies mais un lieu où le personnel soignant met en avant son profit personnel au détriment de la santé des patients. La cupidité et l’incivisme ont pris corps à tous les niveaux dans cet hôpital il y a bientôt quinze ou vingt ans. 

Donc le grand officier ne nous apprend rien de nouveau dans son entretien avec le journaliste. Vraiment rien de nouveau : 

Le vol de matériel, et le détournement des patients dans cet hôpital est un sport favori dans toutes les unités,
Les problèmes liés à l’absentéisme lors des gardes est monnaie-courant, 

L’accueil désastreux des patients a plusieurs fois fait l’objet de critiques sur les médias, 

L’insensibilité du personnel face à la détresse des patients n’est pas une découverte du Colonel. Selon des récentes études réalisées par des étudiants sur cet hôpital, sur 100 patients, moins de 10 affirment être satisfaits des soins reçus.

L’insalubrité est une marque déposée du CHU SO

Bref, tout ce que le docteur décrit n’émeut plus personne. Sauf pour les étrangers mais le Colonel médecin ne parle pas pour les étranger mais se plaint aux togolais. 

Pourquoi donc nous ressasser ce que nous savons déjà et qui a pas mal semé désolation et consternation au sein de la population ? 

Pourquoi le Directeur de cet Hôpital ne vient-il pas avec des solutions plutôt que de nous reprendre ce que la population dénonce depuis bientôt vingt ans ? 
 
Que devons-nous penser ? 

Que l’officier des FAT appelé au secours de ce bateau en déperdition est incapable d’accomplir sa mission ?
Après trois ans de service, l’exercice d’auto-évaluation serait le bienvenu au détriment d’une simple campagne de dénonciation. Le Colonel en bon officier, devait plutôt être en train de dresser le bilan des actions engagées pour corriger les insuffisances constatées dès son arrivée à la tête de ce service. 
 
De sa sortie on retient qu’il s’est exclusivement acharné sur le corps médical qu’il confond presque au voleur de rue tout en négligeant de rappeler aux togolais dans quelles conditions ces hommes et femmes travaillent. 

Du haut de son statut de Directeur et médecin de surcroît, l’officier Colonel peut-il revenir sur scène afin de présenter aux togolais les conditions normales de travail pour un médecin ? Vivement que cela puisse arriver car les togolais ont besoin également de savoir combien gagne réellement le médecin togolais. 

Nous en avons assez de cet acharnement stérile sur le corps médical. Il faut que chacun assume ses responsabilités.
Pourquoi lui, un militaire devant un cas avéré d’indiscipline ou de vol, ne réagit-il pas mais se contente de dénoncer ?
Quelle est la différence entre le directeur et ses administrés s’il doit se contenter de dénoncer ? D’ailleurs à qui dénonce-t-il ces faits et pour quelle finalité ? 

C’est le ministère de la Santé qu’il veut alerter ? Si oui, n’y a-t-il pas de canaux officiels pour remonter les informations aux ministères ? 

En tout état de cause on constate que l’Officier Colonel fait fausse route en procédant par simple dénonciation. Il s’expose et expose son incompétence et son incapacité criarde (surtout pour un médecin) à ramener de l’ordre dans une institution à lui confiée. 
 
Il reste aujourd’hui une grande déception dans l’histoire de cet hôpital car sa nomination avait suscité beaucoup d’espoir. On s’attendait à ce qu’il importe la rigueur de la discipline militaire dans cet hôpital, inculquer le sens du civisme à son personnel. 

Malheureusement, il a n’a pas été à la hauteur des espérances. Et pour donner raison à nos propos, il s’exhibe maladroitement, nous racontant ce que nous avons trop entendu, ce que nos familles ont vécu et continuent de vivre au quotidien.

S’il fallait se contenter de dénoncer les insuffisances et les agents indélicats, d’autres personnes seraient bien à ce poste de direction avant lui. De par sa fonction de militaire, il avait obligation de combattre le mal au lieu de se contenter des accusations hasardeuses. Les médecins en ont assez d’être accusés chaque fois et ils en ont assez d’être tous catalogués comme étant de faux alors qu’il y en a qui continuent par se battre conformément à leur engagement. Au demeurant, l’antipathie du Colonel ADOM Search Colonel ADOM à l’encontre des professeurs médecins cache mal sa jalousie à l’endroit de cette classe de privilégiés qu’il a du mal à accepter. Le petit conseil qu’on pourrait lui donner est de prendre son mal en patience et de reprendre, s’il le veut, le chemin des facs si tant est qu’il tient à ce qu’on le barde du titre de professeur. Autrement, il sera bien contraint de se contenter de son titre actuel, se faire tout petit dans ses souliers en continuant d’entretenir sa phobie des médecins professeurs, s’il ne veut pas prendre les responsabilités que lui confère son poste. 
 
L’officier doit donc arrêter de jouer aux femmelettes pour commencer par agir sérieusement. Quand quelqu’un est coupable des maux qu’il cite, on le sanctionne sans autres formes de procès. Et jusqu’ici, on n’a pas encore vu de sanction. L’expérience d’un militaire à la tête de cette institution laisse un goût très amer. 

Dans ces conditions, le Ministre a tout à fait raison d’envisager d’autres solutions afin de relever ce Titanic qui sombre doucement et avec lui des milliers de vies chaque année.


PS : La direction de KOACI rappelle qu'un "koacinaute" n'est pas un journaliste de la rédaction de KOACI mais un contributeur inscrit ayant la possibilité de poster sur le site en vue d'une diffusion et ce dans une dynamique de libre expression plurielle.

 
 
5248 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 21/06/2016
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