Logo Koaci
 
 
 
Koacinaute: Les togolais n'ont pas droit à l'information en période de fête
 
Presse togolaise : Presse paresseuse ou presse inconsciente ?

A l’image de certaines entreprises qui ferment leurs portes ou qui donnent des congés à leurs employés à la fin d’année, certains de nos confrères journalistes eux aussi ont décidé de baisser les rideaux pendant une dizaine de jours.

Ce qui coïncide avec les fêtes de fin d’année, moment extrêmement sensible dans notre pays et pratiquement dans tous les pays du monde eu égard aux excès, aux dérives souvent constatés pendant ces moments festifs. Ce n’est pas la première fois que nous assistons à de pareilles choses.

Depuis quelques années, certaines rédactions se sont donné le luxe de suspendre toutes leurs activités à la fin d’année dans le but, selon eux, de se reposer, de faire la fête comme tout le monde ! Certes, tout le monde, y compris le journaliste, a besoin de repos, de congé mais lorsqu’on a la conscience professionnelle assez pointue, lorsqu’on exerce son métier avec passion, la fin d’année n’est pas le moment indiqué pour fermer toute sa rédaction sous prétexte qu’on se repose ou qu’on veut fêter.

On pourrait prendre ses congés sans forcément arrêter de paraître. On peut laisser une partie du personnel au repos et non fermer carrément la boutique et laisser tout le monde partir en congé comme c’est souvent le constat sur la terre de nos aïeux. Les fêtes de fin d’année offrent pas mal d’occasions que l’on pourrait récupérer pour éduquer la masse, sensibiliser les gens sur les comportements à risque, les aliments à ne pas consommer, les lieux à éviter etc.… Lorsqu’un journaliste se permet de suspendre ses parutions dans le but de faire la fête comme Monsieur Tout le Monde, on se demande s’il a vraiment embrassé le métier par amour ou par simple besoin de survivance.

On sait bien dans notre pays que plusieurs ont choisi de faire carrière dans le journalisme parce que n’ayant pas d’autre choix de survie que ça. Alors pour eux, la chair l’emporte sur l’esprit et l’écoute des pulsions instinctives prime sur toute volonté de grandeur de l’esprit. Il est donc normal pour ces chers confrères de quitter leur rédaction pour aller faire la queue dans certains bureaux, histoire de repartir avec le paquet de fin d’année.
Peut-on s’imaginer des journaux comme Libération, ParisMatch ou Jeune Afrique suspendre leur parution avec pour argument qu’ils sont en fête ? Ou voir des organes en ligne cesser d'informer pour soit disant congé ?

De là, on ne doit pas en vouloir à ceux qui pensent que la presse togolaise est une presse mercenaire et trop clientéliste. Si le journaliste togolais n’écrit pas pour contraindre les victimes de ses attaques à venir marchander avec lui, alors c’est pour louanger les délinquants et les criminels qui lui font appel pour polir leur image en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes. Servant des causes aussi viles que puériles, ce n’est donc pas étonnant de voir des confrères journalistes afficher des comportements mercantilistes et une cupidité pathologique. Pour ces confrères qui n’ont que faire de la conscience professionnelle, c’est une réelle délivrance que de mettre la clé sous le paillasson pendant deux ou trois semaines pour aller faire la fête. Et dire qu’avec ce comportement désinvolte, certains se revendiquent le titre de journalistes engagés ! On aurait tout vu sur la terre de nos aïeux !

PS : La direction de KOACI rappelle qu'un "koacinaute" n'est pas un journaliste de la rédaction de KOACI mais un contributeur inscrit ayant la possibilité de poster sur le site en vue d'une diffusion et ce dans une dynamique de libre expression plurielle.
 
 
6698 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 07/01/2016
  2 Vote(s)
 
 
 
 
 
 
 
 
Comments
To comment on this content please login
 
 
 
 
 
 

Chargement...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Newsletter
 
 
Stay connected via our newsletter
 
Subscribe
Unsubscribe
 
 
Ok"
 
 
L'Application KOACI
 
 
 
 
 
 
Connection    |
      | Register
 
 
 
Deja registered !
Login