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Mali : A Kidal, le MNLA manifeste contre une mission gouvernementale, explosion de grenades, les boutiques ferment
 
Bamako - Le 15 septembre 2013 © koaci.com - Cette journée de dimanche a été particulièrement mouvementée à Kidal. La tension monte avec des actes hostiles à l’Etat malien. Le Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA) est indexé. Le fait dominant est une marche organisée aujourd’hui contre l’arrivée d’une mission gouvernementale annoncée le samedi soir par le MNLA Search MNLA sur la radio de Kidal. Selon des habitants contactés, des manifestants ont jeté une grenade sur les militaires maliens qui gardent la banque de Kidal. Au cours de la journée, la tension s’est intensifiée avec le jet de gaz lacrymogène au centre ville. Pour échapper à des scènes de pillage de leurs articles, les boutiques ont fermé, selon des habitants qui ont parlé à KOACI.COM.

« L’accord préliminaire à l'élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali », signé à Ouagadougou le 18 juin, entre le gouvernement maliens et les groupes armés du nord Mali, accorde 60 jours au nouveau président de la République pour ouvrir les négociations en vue d’une résolution définitive de la crise malienne. Dans le nouvel attelage gouvernemental, un département a été consacré à la réconciliation nationale et au développement des régions du nord. Mais pendant que le président élu prépare son investiture publique en présence des chefs d’Etat africains et de la France, la situation se dégrade à Kidal Search Kidal et des accrochages entre l’armée malienne et les rebelles du MNLA Search MNLA ont eu lieu le 11 septembre dernier à Foyta dans la zone de Léré. A la suite des accrochages du 11 septembre, le MNLA Search MNLA et le HCUA (Haut Conseil pour l’Unicité de l’Azawad) menacent de « passer à des actions offensives afin d’arrêter les comportements de nature terroristes de l’armée malienne contre nos populations à l’intérieur de l’Azawad », selon un communiqué qu’ils ont rendu public. Les deux accusent une patrouille de l’armée malienne d’avoir expressément lancée, le 11 Septembre 2013, une offensive contre l’une de leurs bases militaires située à Foyta (près de la frontière mauritanienne). Ces deux parties prenantes à l’accord préliminaire ajoutent dans le communiqué conjoint que le commandement Ouest de l’Azawad, prend à témoin l’opinion nationale et internationale contre ces graves violations des dispositions de l’accord préliminaire signé à Ouagadougou du 18 Juin 2013. Ils menacent : « nous demandons à la communauté internationale de prendre les dispositions urgentes allant dans le sens de préserver les acquis du processus de règlement pacifique en cours. Dans le cas échéant, nous nous verrons dans l’obligation de passer à des actions offensives afin d’arrêter les comportements de nature terroristes de l’armée malienne contre nos populations à l’intérieur de l’Azawad", précise le communiqué publié par Alakhbar un site mauritanien (Nouakchott).

De son côté, notre armée à travers le chargé de communication du ministère de la défense et des Anciens Combattants, le Colonel Diarran Koné Search Diarran Koné précisait jeudi soir à la télévision malienne, qu’il s’agit bien de bandits armés que l’armée malienne a rencontrés au cours d’une patrouille. Pour lui, dans la zone concernée, qui n’est guère une zone de cantonnement, aucun groupe armé ne devait s’y trouver autre que l’armée malienne. Il y a donc eu accrochage entre ces hommes armés et l’armée malienne, avec un bilan de trois blessés pour l’armée malienne qui aurait tué 3 personnes et fait des prisonniers dans le camp opposé. Et le Colonel Diarran Koné Search Diarran Koné de souligner que les protestations du MNLA Search MNLA qui ont suivi ces accrochages prouvent bien que ce mouvement est concerné.

Ainsi, l’armée malienne et le mouvement rebelle se rejettent la responsabilité de la reprise des hostilités. Le président IBK Search IBK aura-t-il les coudées franches pour ficeler une paix définitive dans un bref délai ? L’évolution de la situation dans le grand nord permet d’en douter. On peut s’interroger sur la possibilité pour le nouveau président élu, bien qu’investi de la légitimité nécessaire, de ficeler le dossier pour l’ouverture des pourparlers inclusifs de paix définitive, dans les 60 jours suivant son investiture comme l’exige l’accord préliminaire.

Ib
 
 
5054 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 16/09/2013
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