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Otages français et espagnols : faut-il payer des rançons ?
 
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Non au paiement de rançon pour libérer les otages. C’est la voie des élus de localités du nord Mali, comme Ménaka et Anderamboukane, très impliquées dans la recherche d’une solution pour la libération du français Search français Pierre Camatte et de trois humanitaires Espagnols, otages d’Al Qaïda. Le cercle de Ménaka, où Pierre Camatte a été enlevé dans la nuit du 25 au 26 novembre, compte au moins cinq communes rurales dont les maires ne tergiversent plus sur la question et multiplient désormais des rencontres à la recherche de solutions.

Cette prise de position exprimée n’est pas habituelle chez ces populations du nord dont certaines ont autrefois servi d’intermédiaires pour négocier avec les ravisseurs afin d’obtenir la libération des otages, en payant de grosses sommes d’argent ou en procédant à des échanges de prisonniers. Al Qaïda Search Al Qaïda a souvent demandé la libération de leurs éléments maintenus prisonniers en échanges aux otages.

Des otages occidentaux ont généralement été libérés après versements de rançons. Mais le fait demeure un secret Polichinelle, les gouvernants maliens aussi bien que ceux des pays dont les ressortissants sont concernés n’ont jamais avoué ces transactions financières.

Mais le refus de payer la rançon ou de se plier aux exigences a son revers de médaille. Car pour marquer sa détermination, Al Qaida, en fin mai 2009, a exécuté un otage britannique, Edwin Dyer, Londres ayant refusé de céder au chantage des islamistes. Les autorités britanniques et canadiennes avaient prôné le non paiement de la rançon, même si par ailleurs, les Salfistes ont affirmé avoir reçu des montants élevés de dollars. L’Allemagne et la Suisse ont été citées par des Salafistes comme ayant payé des rançons d’environs 10 millions de dollars.

De son côté, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a plaidé en septembre devant l’Assemblée générale de l’ONU pour « l’interdiction absolue du paiement de rançon aux preneurs d’otages, les enlèvements ayant atteint au cours des dernières années, des proportions inquiétantes ». Selon lui, « le produit de ces rançons s’est révélé être, désormais, la principale source de financement du terrorisme Search terrorisme ».

Les responsables des communes du cercle de Menaka veulent désormais tourner la page et ils s’expliquent : payer des rançons revient à financer les Salafistes, à les renforcer et à les encourager à enlever d’autres otages, dira un maire de la zone. Pour certains, Pierre Camatte était devenu un citoyen de cette ville, car il était connu de tous. Pour travailler à la libération des otages, une commission locale de recherche composée de civils, de notables, ainsi que des militaires de la zone, est mise en place.

Ib


 
 
3681 Visit(s)    0 Comment(s)   Add : 10/12/2009
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