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Premiers heurts et blessés de la contestation à Lomé
 
::Koaci.com Lomé::Les manifestants munis symboliquement de bougies ce mercredi soir devant le siège de l'UFC à Lomé (ph Aghu)::

Selon nos toutes dernières informations aux environs de 22h45 gmt des individus en voitures banalisées, l'immatriculation de la plaque d'une de ces dernières a été relevée, rentrent dans différentes habitations des environs du siège de l'UFC à Lomé puis passe à tabac des jeunes avant de les embarquer à bord de leurs véhicules.

Un peu plus tôt, Une manifestation pacifique du front républicain pour l’alternance (Frac), a été dispersée à coups de gaz lacrymogène, ce soir à Lomé. Parmi les milliers de manifestants qui ont répondu à l’appel du Front, par une séance de prière et de recueillement, on comptait sur le champ, des blessés, particulièrement des femmes.

Il sonnait environ 19h15 quand les premières détonations des tirs de gaz ont été entendues, provoquant une bousculade monstre. Les milliers de personnes tous âges confondus, assis comme debout, se sont mis à se frayer un chemin pour se mettre à l’abri. D’autres sont montées sur les toits des maisons avoisinantes, pendant que les détonations continuaient.

Tout a commencé après le retrait d’une dizaine d’éléments des Forces spéciales élection présidentielle ( Fosep) avec à leur tête un commandant de la gendarmerie, venu récupéré l’un des leurs, en civil et battu par la foule. Il avait été surpris dans la foule avec un pistolet. Molesté, il a été sauvé par les responsables de l’Union des forces de changement, qui l’ont mis à l’abri dans les locaux de leur siège, avant d’en informer la hiérarchie de la gendarmerie.

Tout pourtant se passait bien avant cette scène. La rue passant devant le siège de l’Ufc était trop étroite pour contenir la foule des militants et manifestants, venus témoigner leur soutien aux responsables du Frac Search Frac et dénoncer la réélection de Faure Gnassingbé. Selon d’autres témoins, des militants continuaient par affluer des quartiers périphériques quand les éléments de la Fosep se sont mis à tirer des gaz dans la foule parmi laquelle se trouvaient Jean-Pierre Fabre et Agbéyomé Kodjo, entre autres.

Après Claude Améganvi, c’était le tour de Me. Isabelle Améganvi Search Isabelle Améganvi de s’adresser à l’assistance. Les manifestants les bougies allumées venaient de se recueillir par des prières et chants de louanges. Aussitôt, les jets de gaz ont commencé interrompant la manifestation. L’Honorable député Isabelle Améganvi Search Isabelle Améganvi compte parmi les blessés. Elle a été ainsi que d’autres, transportée à l’hôpital, dans une ambulance arrivée peu après sur les lieux.

Le Frac Search Frac a annoncé une marche de protestation également pour samedi prochain. Tout ceci sur fond de divergence au sein de l’Ufc. Le président national, Gilchrist Olympio, dans une correspondance adressée au parti en date du 16 mars 2010, convoque dans un délai d’un mois, une réunion du Comité politique spéciale, avec à l’ordre du jour deux points :

- l’élection présidentielle du 04 mars 2010
- le renforcement du Secrétariat général du parti.

Gilchrist Olympio reproche aux siens, « des décisions extrêmement importantes prises sans son avis, ni consentement ».

Certains observateurs y voient l’aube d’une clarification dans la guéguerre au sein du parti. Gilchrist Olympio sous le prétexte d’avoir été « poignardé dans le dos », à l’occasion de sa disqualification à l’élection pour cause de maladie, n’a pas lésiné sur les moyens pour semer la confusion au sein de l’opinion à la veille du scrutin présidentiel. Il est depuis adoubé par les partisans du pouvoir.

Rappelons que lundi à Sokodé des barricades avaient été érigée par des manifestants de l'opposition pour bloquer pendant plusieurs heures la nationale un suite au décès d'un jeune, victime au préalable d'une interpellation par les gendarmes, attribué au forces de l'ordre et que dans d'autres villes de l'intérieur les marches de contestation commencent à voir progressivement le jour.

Un grand nombre dénoncent une vengeance des forces de l'ordre suite à l'épisode du gendarme battu ainsi qu'une volonté ferme de briser coute que coute et ce au plus vite la progression de la contestation pour expliquer les évènements survenus ce mercredi soir à Lomé.

La tension redevient donc explosive au Togo, les inquiétudes d'une recrudescence de la violence réapparaissent.


 
 
2820 Visit(s)    1 Comment(s)   Add : 24/03/2010
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Comments
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See his contributions Elvis1
 
Nous nous laissons embeter par ce regime sanguinaire...alors que la solution est tres simple...le combatre a arme egale.
 
 
 
 
 
 
 
 

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