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Sénégal: Hausse du prix de l'électricité, la tension monte, «Noo Lank» appelle à manifester en centre-ville
 

Sénégal: Hausse du prix de l'électricité, la tension monte, «Noo Lank» appelle à manifester en centre-ville

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 18 décembre 2019 - 14:31

Manifestation à Dakar 


Au Sénégal, la hausse du prix de l’électricité est une pilule amère que les Sénégalais ont du mal à digérer. Certains activistes qui ont eu le «toupet» de s’agripper aux grilles du palais de la République ce 30 novembre pour le dénoncer ont été appréhendés et conduits en prison. Ce qui ne décourage pas les mécontents de la mesure qui ont décidé d’investir une nouvelle fois la rue, a appris KOACI. 


Mais contrairement à la semaine dernière où la manifestation n’a pas généré d’affrontements parce que ayant été organisée loin de la zone d’interdiction, la plateforme Noo Lank (Nous disons Non) compte investir le centre-ville ce vendredi. 

  

Il faut donc croire que l’arrestation de Guy Marius, Babacar Diop et six (6) autres activistes n’a pas refroidi l’ardeur des activistes. Plus d’une quinzaine de jours après leur prouesse qui leur vaut actuellement un séjour à la maison d’arrêt de Rebeuss, la plateforme Noo Lank continue de s’indigner contre leur mise aux arrêts ainsi que la hausse du prix de l’électricité. 


Suite donc à leur marche qui a connu un très grand succès avec la participation de nombreux citoyens y compris du 3e âge, Noo Lank va encore investir les rues de la capitale sénégalaise le vendredi 20 décembre. Cette fois-ci, Aliou Sané et Cie comptent assiéger la place de l’Indépendance. 


L’annonce a été faite hier, lors d’une conférence de presse. Occasion saisie par ces deniers pour se féliciter de la réussite de leur dernière marche. «La plateforme Noo Lank se félicite et remercie les Sénégalais pour la réussite de la marche organisée le vendredi 13 décembre. Nous nous félicitons particulièrement de la présence remarquée des femmes, mais aussi des personnes du 3e âge», a fait savoir le coordonnateur de Y en a marre. 


 

Selon Aliou Sané, en plus de dénoncer la hausse du coût de l’électricité, cette marche sur les Allées du centenaire était aussi l’occasion de demander la libération de leurs camarades arrêtés en début décembre. 

   

 C'est une quarantaine d’organisations réunies autour de la plateforme Noo Lank qui portent le combat de la lutte contre la hausse du prix de l’électricité, mais aussi pour la libération de Guy Marius Sagna et Cie. La prochaine étape de la lutte, c’est le rassemblement prévu après-demain vendredi à la place de l’Indépendance, à quelques encablures du palais présidentiel, pour exiger que le gouvernement revienne sur cette mesure d’augmentation du coût de l’électricité, et libère les otages. 


«Nous appelons tous les Sénégalais à nous rejoindre à la place de l’Indépendance de 15h à 18h pour marquer notre désaccord à cette arnaque, mais aussi exiger la libération des otages détenus par Macky Sall», a annoncé le porte-parole du jour. 

   

Pour ce qui est d’une éventuelle interdiction de la manifestation, Aliou Sané dira simplement : «en citoyens respectueux des lois et règlements du pays, nous avons adressé une lettre d’information à l’autorité compétente, maintenant, c’est à lui de prendre les dispositions pour encadrer ce rassemblement pacifique», laisse-t-il entendre. 


Poursuivant, M. Sané soutient que c’est la constitution sénégalaise qui leur concède le droit de marcher et elle est au-dessus de tout arrêté ministériel qui pourrait empêcher des citoyens de manifester pacifiquement. Interpellé sur l’absence des leaders de l’opposition lors de leur dernière marche, Sané relativise : «nous ne sommes pas dans ces considérations. Peut-être qu’ils n’ont pas vu venir et qu’ils seront des nôtres vendredi prochain», dit-il. La plateforme Noo Lank demande entre autres l’audit de la Senelec.


Il faut savoir qu’au Sénégal, depuis les manifestations violentes qui ont occasionné d’énormes dégâts en 2011, un arrêté a été pris par le ministre de l’intérieur de l’époque pour interdire l’a tenu de manifestation dans certains zone de Dakar, notamment en centre-ville. Mais cette arrêté viole la constitution qui consacre le droit de manifester partout sur le territoire national.



 

Sidy Djimby Ndao , Dakar 


Contacter KOACI.COM à Dakar : + 221773243692 – ou sn@koaci.com



 
 
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