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Cameroun : Un journaliste condamné à 2 ans de prison pour diffamation, la liberté de la presse menacée au Cameroun
 

Cameroun : Un journaliste condamné à 2 ans de prison pour diffamation, la liberté de la presse menacée au Cameroun

 
 
 
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 Il y a 1 mois
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mercredi 01 juillet 2020 - 08:22


 Chantal Roger Tuile (Ph)


Le journaliste et directeur de publication de la « Tribune de l’Est », a été condamné mardi soir à 2 ans de prison ferme par le Tribunal de première instance de Yaoundé (TPI). Il était poursuivi pour diffamation. Ses avocats ont décidé de faire appel dès ce mercredi. Le syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) dénonce un acharnement et un climat de terreur contre les travailleurs de médias.


Le Cameroun devient-il le pays le plus dangereux pour les journalistes en Afrique centrale ?


Après Samuel Wazizi, dont le décès suites aux tortures infligées par les militaires a été confirmé par les autorités 10 mois plus tard et Kingsley Fumunyuy Njoka arrêté à Douala par 4 hommes armés, puis placé en détention pour six mois, c’est au tour de Chantal Roger Tuile d’être condamné à 2ans de prison ferme par la justice camerounaise. Il est aussi condamné à de lourdes amendes et interdit à vie d'exercer la profession de journaliste.


D'après l'Ong Mandela Center, spécialisée dans la défense des droits de l'homme, le journaliste sera transféré vers la prison centrale de Kondengui ce mercredi, après avoir passé la nuit dans la cellule du parquet. 


 

Chantal Roger Tuile, pour diffamation par Alain Olivier Mekulu Mvondo le directeur général de la Caisse nationale prévoyance sociale (Cnps).


Courant 2017, le journaliste avait publié un article dans lequel il faisait savoir que le directeur général de la Cnps touchait un salaire mensuel de 11 millions de francs CFA (16923 euros). Documents à l’appui, il l’accusait aussi de gabegie financière, d’abus d’autorité sur le personnel et ses collaborateurs. 

Le dg de la Cnps qui a porté plainte pour diffamation a ensuite exigé un démenti public pour que son honneur soit lavé.  

Saisi, le Conseil national de la communication (CNC) avait interdit la parution de la « tribune de l’Est » et le journaliste était interdit à vie d’exercer la profession.


En janvier 2020, le journaliste a fait savoir qu’il a présenté ses excuses au DG de la Cnps et que ses démêlés judiciaires étaient désormais « derrière lui ».


Menaces


Selon nos informations, tous les journalistes critiques envers le régime ont été placés sur écoutes. Les services de renseignement camerounais invoquent un contexte sécuritaire sous tension. Les Ong dénoncent un climat généralisé de répression contre les journalistes qui a fait reculer la liberté de la presse.


 

 En effet, dans le dernier classement RSF sur la liberté de la presse, le Cameroun a perdu 3 places par rapport à 2019. Il est classé, 134e sur 180 pays derrière ses voisins de la Cemac, le Congo-Brazzaville (118), le Gabon (121), le Tchad (123) et la République centrafricaine (132).


Le syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc, principal syndicat des journalistes) décrit un climat généralisé de terreur et un acharnement contre les travailleurs de médias.


Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun. 

-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-ou cameroun@koaci.com-



 
 
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