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Côte d'Ivoire : La présidentielle passée comme ils le souhaitaient, l'Union des enseignants RHDP attend des retours financiers
 

Côte d'Ivoire : La présidentielle passée comme ils le souhaitaient, l'Union des enseignants RHDP attend des retours financiers

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 26 novembre 2020 - 08:13

Abdoulaye Kouyaté mercredi à Abidjan (ph KOACI)


Impliquée dans la victoire du candidat du RHDP à l'élection présidentielle du 31 octobre 2020, l'Union des enseignants du RHDP (UE-RHDP) attend beaucoup de la réélection du Président de la République.


Le Président du Mouvement, Abdoulaye Kouyaté, l'a signifié à KOACI au cours d'un entretien et a ajouté que les enseignants du RHDP attendent l'amélioration de leurs conditions de travail.


«Les enseignants attendent qu'il y ait suffisamment d'écoles primaires, de lycées et collèges, et d'universités pour qu'ils aient ce que j'appelle un paradis pédagogique. Ce qui signifie l'amélioration de leurs conditions de travail. Cela est important. Si nous avons, selon les normes internationales, 25 à 30 voire 45 élèves dans une salle de classe, cela est déjà une bonne chose. Cela passe par la construction des salles de classes, par le recrutement des enseignants. Tout le monde sait que l'école ivoirienne est la priorité des priorités. Pour les détracteurs du Président Ouattara, quand il venait en Côte d'Ivoire en 1988 en tant que président du Comité interministériel, du temps du Président Félix Houphouët-Boigny, et plus tard en tant que Premier ministre en 1990, il n'y avait qu'une seule université, d'abord », a expliqué, Abdoulaye Kouyaté.


« La construction massive des lycées et collèges s'était arrêtée entre les années 80 et 86. L'Etat ne construisait plus pratiquement de collèges et de lycées. Les collèges et lycées qui étaient construits, c'était des Mairies, des Conseils généraux et puis les partenaires techniques et financiers, mais, l'Etat n'en avait pas fait. Crise oblige. Mais quand le Président Alassane Ouattara est arrivé en 1990 en tant que Premier ministre, il a créé les universités Abobo-Adjamé à l'époque et l'Université de Bouaké, au niveau Supérieur. Au niveau du Secondaire, avec la Banque africaine de développement (BAD) il a institué la création des collèges BAD. Tous les ans, on devait construire cinq collèges Bad. En 1991 et 1992, il a eu cinq collèges par an. Cela faisait 10 collèges. Ce qui veut dire que la construction des infrastructures scolaires qui avait été arrêtée depuis les années 80 avait repris. Mais quand il est parti en 1993, est-ce qu'il y a une seule université qui s'est ajoutée aux trois existantes ? Il n'y a pas eu de création, » a-t-il ajouté.


Selon lui, la construction des collèges et lycées, s'est arrêtée et quand Alassane Ouattara est venu au pouvoir en 2011, en plus des trois universités existantes, les universités de Daloa, de Man, de Korhogo et l'université virtuelle se sont ajoutées.


«Au niveau de l'école primaire, il y a eu plus de 30 mille salles de classe qui ont été construite. Aujourd'hui, nous sommes à 370 lycées et collèges selon les derniers chiffres qui ont été construits de 2011 à ce jour. Au niveau du recrutement des enseignants, plus de 81 mille enseignants et personnels d'encadrement ont été recrutés. Tout cela, pour améliorer les conditions de travail des enseignants. En plus de cela, il y a eu le déblocage des salaires de tous les fonctionnaires qui a bénéficié prioritairement aux enseignants. En plus de cela, le président a fait face au stock des arriérés. Et tous les engagements actés qui avaient été pris par l'ancien régime ont été satisfaits. Aujourd'hui, on peut dire que les conditions des enseignants au plan salarial se sont nettement améliorées. Si nous continuons sur cette tendance pour l'exercice 2020-2025, les enseignants ne peuvent que demander mieux. Plus il y a de création, plus il y a les possibilités de promotion au plan individuel. Cela va impacter également le recrutement des jeunes Ivoiriens pour enseigner », a-t-il précisé.


 

Le Président de UE-RHDP a également confié à KOACI que les attentes des enseignants du RHDP sont justifiées, d'autant plus qu'ils ont joué une part importante dans la réélection du candidat de leur formation politique.


«Majoritairement, ce sont les enseignants d'une manière générale qui ont été choisis pour être les représentants de notre candidat dans tous les bureaux de vote. Cela veut dire qu'en plus de l'encadrement, de la formation, de la mobilisation que nous avons pu faire, nos militants ont été majoritairement choisis pour être les représentants du candidat Alassane Ouattara dans les bureaux de vote. Ils ont joué pleinement leurs rôles. A Daloa, le ministre Touré Mamadou a amplement utilisé les enseignants où nous avons fait plusieurs séances de formation. A Oumé, à Korogho, même chez moi à Lakota, à Divo, les enseignants de l'Union RHDP ont activement participé à ces élections. Nous avons participé entre 25 et 30 % à ces élections parce que c'est nous qui étions dans les bureaux de vote pour défendre les intérêts, c'est nous qui avons été brutalisé en tant que représentant du candidat, c'est nous qui avons sillonné les hameaux, et autres pour aller défendre les intérêts du RHDP ne pouvait choisir que ses militants. Ses militants, ce sont les enseignants du RHDP. Nous avons participé donc de façon active à cette victoire écrasante. On se rappelle encore, quand Dieu a rappelé à lui le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, nous avons fait une journée d'hommage à Bouaké. Après cette journée d'hommage, nous avons lancé un appel au Président Ouattara pour lui demander d'être candidat quand il ne s'était pas encore décidé à l'être. Les enseignants ont pris une part très active à cette victoire. Nous étions au courant de tout ce qui se passait sur le territoire national parce que nous sommes aujourd'hui 675 sections, à travers le pays avec 130 coordinations départementales, » s'est justifié, M. Kouyaté.


Député de Lakota commune, l'honorable Abdoulaye Kouyaté entrevoit avec beaucoup d'optimisme et de perspectives, les prochaines échéances électorales, parce que le RHDP a les cadres qu'il faut dans chaque localité pour briguer ces postes.


Selon lui, c'est une nécessité pour le RHDP d'avoir une majorité absolue au sein de l'Assemblée nationale, au sein du Sénat pour pouvoir gouverner et gérer le pays dans le bonheur.


Convaincu que le RHDP aura la majorité à l'Assemblée nationale au regard des résultats obtenus lors de la présidentielle, il ne partage pas l'idée d'un gouvernement d'ouverture.


«Maintenant, au niveau du gouvernement d'ouverture, le président de la République a son idée, mais je pense personnellement qu'un candidat est élu pour deux choses: la première, c'est que le candidat a présenté un projet de société qui trace les grandes lignes idéologiques de ce que le parti fera quand il sera au pouvoir. On peut parler de socialisme, de communisme, de libéralisme et même de social-démocrate. Le deuxième élément, c'est un programme de gouvernement. Vous faites un programme de gouvernement cohérent, pour voir dans chaque secteur, ce que le parti compte faire pour que les citoyens soient heureux, pour leur bien-être. Et cela, secteur par secteur. (...) Quand on fait un gouvernement d'ouverture, celui qui y entre ne vient pas pour appliquer le programme de gouvernement de celui qui a la gestion. Il vient tout simplement pour rendre compte à son leader et faire en sorte que dans le gouvernement dans lequel il travaille échoue pour qu'il en bénéficie. Maintenant, si cela peut contribuer à la paix sociale, tant mieux! Mais politiquement, je dirais même scientifiquement, voilà les objectifs qui obéissent à la conquête et à la gestion du pouvoir d'État. A savoir, un projet de société, un programme de gouvernement qui doit s'appliquer. Et on l'a vu. C'est parce que le président Ouattara a fait un projet de société cohérent depuis 2010, qu'on constate le progrès. Parce que tous les ministres qui sont nommés savent, sur les cinq ans, ce qu'il y a à faire. Mais si vous ne savez pas où vous allez...On dit qu'il n'y a jamais de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. Si vous n'avez pas de ligne de conduite, de perspectives, de vision, il est évident que vous allez tourner en rond », a-t-il martelé.


 

Abdoulaye Kouyaté a par ailleurs dénoncé l'attitude de l'opposition qui selon lui, a occasionné la mort de plusieurs personnes lors de l'élection ainsi que celle de Amnesty international qui souhaite la libération des responsables arrêtés.


«Il appartiendra au chef de l'Etat de gracier ces personnes. Mais il faut que la justice soit rendue. Il y a bien des responsables, en ce qui concerne ce boycott actifs et cette désobéissance civile. Les responsables, ce sont bel et bien l'opposition. Notamment Affi N'Guessan et le Professeur Maurice Kakou Guikahuié. Ce sont eux qui sont les premiers responsables. Il faut qu'ils répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes. Non je ne partage pas ce point de vue avec Amnesty international parce qu'il faut que justice soit rendue. Parce que, la Côte d'Ivoire ne peut longtemps demeurer dans l'impunité. Est-ce que cela signifie que les 80 personnes qui ont été décédées sont des poulets qui sont morts. Ne sont-elles pas des êtres humains qui avaient droit à la vie. Qu'est ce qui est cher à Amnesty international, que le droit à la vie qui est constitutionnel. On tue des gens gratuitement et on dit de libérer les coupables, les supposés coupables. Je ne partage pas cet avis avec Amnesty international, ils ont leur raison, mais il y a bien des coupables. Un crime n'est jamais parfait. Je ne partage pas cela avec Amnesty international. Ils ont de bonnes raisons peut-être. Mais je ne partage pas cela parce qu'il y a bel et bien un coupable. Il faut détecter les coupables, vous avez constaté qu'à Dabou, il y a eu 16 personnes qui sont mortes »,a-t-il prévenu.


Abdoulaye Kouyaté a enfin invité l'opposition ivoirienne à se liguer derrière un leader, si elle pense qu'elle est majoritaire, pour battre le président Ouattara.


«Pourquoi ne l'a-t-elle pas fait ? Après avoir déposé sa candidature, cette opposition se rebiffe et refuse d'aller aux élections. Comment peut-on aspirer à gérer un pays sans aller aux élections ? Je ne le comprends pas. Juste après les élections, une structure, le CNT (Conseil national de transition), est mise en place. Cela heurte la morale politique nationale et internationale. Vous n'êtes pas allé aux élections et vous voulez être chef de l'Etat. La réalité, c'est que cette opposition n'a pas préparé les élections. Or le RHDP a préparé les élections, depuis l'identification jusqu'au contentieux électoral. Et tout le monde le sait »,a-t-il conclu.


Wassimagnon


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 
 
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Zezeto
Doyen comme J'ai tjr dit, tu as tout compris dans ce jeu tenté par l'opposition et qui a échoué. Le prado soit gouverner avec ses gens seuls car faire un gouvernement d'ouverture signifierait que ces gens ont gagné, ce qui est loin d'être le cas. On ne doit plus encourager ces choses d'un autre temps et connues de tous. Prado laisse ces imbéciles et déroule ton projet. la deuxième chose, il faut que justice soit faite. Et toute personne dont la culpabilité est avérée dans les actes de subversion et du désordre doit subir la rigueur de la justice. Il faut que les acteurs politiques sachent que désormais, le seul moyen d'accéder au pouvoir est le vote et que l'Etat en tant qu'unique détenteur du monopole de la violence légitime usera de son devoir pour sanctionner tout acte non républicain de qui que ce soit. C'est trop facile de faire un coup d'état et venir dire réconciliation ou gouvernement d'ouverture. Amnesty international là si c'est eux fzut laisser. On s'occupe de déconstruire leur méthode inique de travail. Soyez patients...
 
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