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Burkina Faso : Le président de l'UPC auditionné, deux journalistes placés sous mandat de dépôt
 

Burkina Faso : Le président de l'UPC auditionné, deux journalistes placés sous mandat de dépôt

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 26 mai 2023 - 10:53

Lookmann Sawadogo



Le Président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) Zéphirin Diabré a été auditionné dans le cadre de l'affaire de l'appel à brûler le palais du Moogho Naaba, informe son parti dans un communiqué, tandis que deux journalistes ont été placés sous mandat de dépôt pour la même affaire. 


 « Suite aux informations diffusées dans la presse et sur les réseaux sociaux, citant le Président Zéphirin Diabré parmi un groupe de responsables politiques qui auraient été auditionnés par les services de la Police Nationale, l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) confirme, pour la bonne information de tous, que le Président Zéphirin Diabré a été auditionné le vendredi 19 mai dernier dans la matinée, par les services de la Division des Investigations Criminelles (DIC)», informe son parti dans un communiqué. 


 « Après l’audition, le Président Diabré a immédiatement regagné son domicile », pré osé le parti qui promet tenir ses militantes et militants, ainsi que l’opinion publique nationale et internationale, de tout développement qui pourrait survenir par la suite.


Notons que selon des sources proches du dossier, M. Diabré a été entendu dans le cadre du dossier dit des audios de l'appel à brûler le palais du Moogho Naaba, le roi des mossis. 


Par ailleurs, deux journalistes, Lookmann Sawadogo et Alain Traoré dit Alain Alain ont été auditionnés ce 24 mai 2023.


À la suite de leur audition, ils ont été placés sous mandat de dépôt, selon des sources proches du dossier. 


 

Lookmann Sawadogo avait déjà été auditionné le 17 mai et son domicile perquisitionné par la police nationale avant d'être libéré. 


Dans la même affaire, six personnes, dont des acteurs d’organisations de la société civile, ont également été interpellées depuis début mai. 


Selon le procureur Harouna Yoda, ces personnes sont mises en cause pour « des faits d’association de malfaiteurs, divulgation de fausses informations, incitation à un attroupement armé ou non armé et d’autres infractions que l’enquête ». 


Dans la nuit du 02 au 03 mai, des messages audios publiés sur les réseaux sociaux appelaient à un rassemblement à l’effet de brûler le palais du Mogho Naaba.


Le message qui a conduit à l’ouverture de l’enquête était censé émaner des partisans du Chef de l’État et dépeignait le Mogho Naaba comme un opposant à la transition.


 Deux autres messages audios, censés émaner cette fois d’inconditionnels défenseurs du Mogho Naaba appelaient les populations à sortir massivement pour s’opposer vaillamment aux desseins de ceux qui veulent s’en prendre au palais du monarque, tout en annonçant l’imminence de l’attaque.


 

La conséquence logique de ces audios aurait été l’affrontement entre les partisans et les adversaires de la destruction du palais du Mogho Naaba, avec des conclusions lourdes ; toute chose qui semble être l’un des objectifs de leurs auteurs et commanditaires, a indiqué Harouna Yoda. 


Il ressort des premiers éléments de l’enquête (qui est toujours en cours), que ces différents messages audios, contrairement à ce qu’ils peuvent laisser croire, émaneraient d’une même source. 


Leurs auteurs auraient été approchés pour l’enregistrement et la diffusion de ces audio, le tout contre rémunération. 


D’autres personnes approchées dans ce sens avaient décliné l’offre et s’en étaient ouvertes à notre parquet tout en expliquant les différentes étapes qui ont conduit entre autres à l’édition de ces messages, avait expliqué le procureur Yoda.



Boa, Ouagadougou 


 
 
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