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Côte d'Ivoire : Mobilisation des recettes, le gouvernement engage le secteur privé et la société civile dans une stratégie nationale, pour mieux soutenir les objectifs de développement
 

Côte d'Ivoire : Mobilisation des recettes, le gouvernement engage le secteur privé et la société civile dans une stratégie nationale, pour mieux soutenir les objectifs de développement

 
 
 
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© Koaci.com - mardi 21 mai 2024 - 19:37

Adama Coulibaly ce mardi à Abidjan


La Stratégie Nationale de Mobilisation des Recettes à Moyen Terme (SRMT) 2024 - 2028 de la Côte d'Ivoire est une initiative ambitieuse et cruciale pour le développement économique et social durable du pays. Envisagée dans un contexte de transformation structurelle, cette stratégie vise à optimiser le système fiscal ivoirien, le rendre plus équitable, efficace, et transparent, afin de mieux soutenir les objectifs de développement à long terme et d'assurer une croissance inclusive.


Dans le cadre de ce programme, Adama Coulibaly, ministre des Finances et du Budget a présenté, mardi 21 mai, la Stratégie Nationale de Mobilisation des Recettes à Moyen Terme (SRMT) 2024-2028 au secteur privé et à la société civile au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée à la salle de conférence de son département ministériel.


A l'ouverture de cette cérémonie, Adama Coulibaly, ministre des Finances et du Budget a déclaré que la Stratégie de mobilisation de recettes à moyen terme 2024-2028, a été élaborée à partir d'une approche participative impliquant les parties prenantes clés, que sont le ministère des Finances de budget, les ministères sectoriels, les faîtières du secteur privé, les entreprises du secteur formel et les du secteur informel.


« Elle s'inscrit dans la vision d'un écosystème efficace et favorisant une mobilisation optimale de réception fiscale et douanière pour une Côte d'Ivoire durablement prospère et équitable. Elle vise à placer la Côte d'Ivoire sur la voie d'une réforme fiscale profonde et une croissance économique durable. Elle se présente comme un pilier pour la réalisation des objectifs de développement à moyen et long terme, mais aussi comme un modèle pour l'innovation fiscale et administrative. Garantissant que chaque citoyen et entreprise contribuent équitablement au Trésor national, renforçant ainsi les fondations d'une société prospère et inclusive », a ajouté, Adama Coulibaly.


Le ministre des Fiances et du Budget a annoncé officiellement à ses hôtes que la Côte d'Ivoire a vu sa notation financière améliorée.


« La Côte d'Ivoire présente l'un des meilleurs crédits du continent, pour ne pas dire le meilleur, parce que pour la première fois, nous sommes devant l'Afrique du Sud. Et vous noterez que tout ça, c'est en contradiction avec tout ce que nous entendons. D'ici là, je n'en dirai pas plus », a-t-il mentionné.


 

L'organisation de ce dialogue avec le secteur privé et la société civile offre une plateforme précieuse pour discuter des défis et opportunités liés à l'optimisation du système fiscal.


Selon le ministre, les échanges d'aujourd'hui sont destinés à façonner le futur des administrations financières, en identifiant les meilleures pratiques, les stratégies innovantes et les partenaires nécessaires pour soutenir la croissance économique et la mobilisation des ressources de l'État.


Il est convaincu que les réflexions qui seront menées au cours de cette séance conduiront à des avancées significatives dans la collaboration entre les administrations financières, le secteur privé et la société civile. 


Avant l'entame des échanges qui se sont déroulés en l'absence de la presse, Adama Coulibaly a rappelé que la Côte d'Ivoire a enregistré, une des croissances économiques les plus robustes de la région subsaharienne sur la période de 2012-2019 avec une croissance du PIB réel de 8,2% en moyenne tirée par d'importants investissements dans les infrastructures et une politique favorable au secteur privé.


« Cette croissance a été soutenue par le secteur de l'agriculture, de la construction et des services. Dans ce contexte, notre pays a entrepris la transformation structurelle de son économie avec une baisse de la part du secteur primaire dans l'économie au profit du secteur secondaire. Ainsi, entre 2015 et 2023, la part du secteur primaire dans le PIB est passée de 18,4% du PIB à 14,4% tandis que le secteur secondaire est passé de 20,4% à 24,5%. Cette tendance de recul du secteur primaire au profit du secteur secondaire est appelée à se renforcer au cours des années à venir. Les investissements publics ont joué un rôle clé dans la croissance sur la période avec l'achèvement de plusieurs grands projets d'infrastructures, y compris la construction des routes, d'école, d'hôpitaux et d'installation énergétique. Ces investissements stimulés la croissance directe et améliorer les conditions générales pour le commerce et l'investissement privé », a-t-il soutenu.


Adama Coulibaly a reconnu que le contexte économique actuel marqué par des crises multiples avec des événements tels que le conflit en Ukraine, la pandémie de la COVID-19, l'inflation mondiale et la détérioration des conditions de financement sur les marchés internationaux des capitaux influencent l'économie de manière significative.


« De même, le marché régional demeure difficile d'accès pour les États en raison des cours d'emprunt élevé. De ce fait, notre région reste encore vulnérable aux chocs externes mondiaux, ainsi qu'au risque d'aggravation de l'instabilité politique et de multiplication des catastrophes climatiques. En dépit de ces chocs extérieurs, l'économie ivoirienne poursuit la consolidation de son dynamisme », a insisté, M. Coulibaly.


 

« Cette résilience résulte d'une part, des actions fortes qui ont été entreprises par le gouvernement à travers le plan de soutien économique, sociale et humanitaire et surtout de l'accélération de la mise en œuvre du plan national développement 2021-2025. Pour soutenir la mise en œuvre du PND 2021-2025 et consolider la transformation structurelle de l'économie ivoirienne, la Côte d'Ivoire, s'est engagée à adopter une politique budgétaire qui vise à préserver et à renforcer la soutenabilité des finances publiques. Il s'agit d'abord d'aboutir à une consolidation budgétaire avec la réduction progressive du déficit qui passerait de 5,2% du PIB en 2023 à 4% du PIB en 2024 en vue de respect en 2025 de la norme communautaire fixée à 3% du PIB au maximum. Ensuite, pour la pression fiscale. Nous avons un taux de pression fiscale qui est située aujourd'hui en deçà de 14% en 2023 et cela inférieur à la norme communautaire qui se situe à 20%. Ce temps qui est également inférieur à la moyenne de l'UEMOA a estimé à 14,5% en 2023, mais en lumière la nécessité de se doter d'une stratégie qui fédèrera et coordonnera l'action des douanes, des impôts et du trésor », a-t-il poursuivi.


Enfin, le ministre des Finances et du Budget a indiqué que la mobilisation de recettes intérieures, à court terme, permettra de contenir le risque d'endettement à un niveau modéré tout en finançant les dépenses d'investissement et de réduction de la pauvreté.


« La présente Stratégie de mobilisation de recettes à moyen terme 2024-2028 a été élaborée à partir d'une approche participative impliquant les parties prenantes clés que sont le ministère des Finances de Budget, les ministères sectoriels, les faîtières du secteur privé, les entreprises du secteur formel, le secteur informel.


 


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