Ghana-USA: Demande d'extradition de Ken Ofori-Atta, un juge américain exige des preuves, affaire ajournée
Ken Ofori-Atta, lors de sa comparution (ph)
Un juge fédéral aux Etats-Unis a exigé des preuves concrètes de la demande d'extradition visant l'ancien ministre des Finances du Ghana, Ken Ofori-Atta, qui est détenu par les autorités fédérales américaines.
L’ancien ministre Ofori-Atta a comparu pour la première fois par visioconférence devant un tribunal de l'immigration américain en Virginie le mardi 20 janvier 2026, dans le cadre de la procédure relative à son statut d'immigration. Il portait une chemise sombre et un masque lors de l'audience.
L'affaire a été examinée par le juge David Gardey, du tribunal de l'immigration d'Annandale. Le juge du tribunal a refusé de statuer immédiatement sur la demande de mise en liberté sous caution d'Ofori-Atta, les procureurs ayant plaidé pour son maintien en détention car le Ghana a déposé une demande d'extradition officielle à son encontre.
Accusations
Ofori-Atta fait face à de multiples accusations criminelles au Ghana et est recherché par le Bureau du Procureur spécial (OSP) pour des allégations de corruption et d'infractions connexes, notamment liées au contrat avec Strategic Mobilisation Ghana Limited et à d'autres affaires de marchés publics.
Plaidoyer des avocats
Au cours de l'audience, les avocats ont demandé que l'audience de mise en liberté sous caution et l'audience de mise en état se tiennent à huis clos, compte tenu de la nature sensible des questions qui devraient être soulevées.
Le juge Gardey a fait droit à cette demande, ordonnant la tenue des audiences à huis clos et enjoignant aux personnes non parties à l'affaire, qui suivaient les débats par visioconférence, de quitter la salle avant la reprise des débats.
Me Frank Davies, un membre de l'équipe juridique d'Ofori-Atta, a révélé aux médias nationaux à Accra que le tribunal a accordé au gouvernement un délai de 30 jours ouvrables (jusqu'au 19 février) pour fournir des preuves suffisantes et que si aucune preuve n'est produite d'ici là, le juge pourrait ordonner la mise en liberté provisoire d'Ofori-Atta.
Demande d’extradition, preuves exigées, affaire ajournée
Le Ghana a demandé l’extradition de l’accusé des États-Unis au plus tard le 19 février 2026. L’issue de cette procédure d'immigration pourrait déterminer si Ofori-Atta pourra rester aux États-Unis ou est renvoyé au Ghana pour y être jugé.
Le juge Gardey a refusé de statuer immédiatement sur la demande d'extradition, constatant qu'aucune preuve documentaire n'a été présentée à l'appui de cette affirmation. Sur ce point, le juge a fait savoir que « Le tribunal ne peut statuer sur de simples affirmations sans preuves ».
L'affaire a été ajournée au jeudi 27 avril à 13 heures, date à laquelle le tribunal devra examiner la demande de mise en liberté sous caution et tout document que le gouvernement pourrait soumettre. En attendant, Ofori-Atta reste en détention aux Etats-Unis.
La comparution d’Ofori-Atta fait suite à son arrestation le 06 janvier 2026 par l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) suite à la révocation de son visa mi-2025. L’équipe juridique a indiqué avoir déposé une demande de régularisation du titre de séjour de son client aux États-Unis, tandis que les autorités ghanéennes font pression pour son extradition.
Ofori-Atta se trouve aux États-Unis depuis janvier 2025, où il a suivi un traitement contre le cancer de la prostate. Il aurait subi une prostatectomie radicale le 13 juin 2025 suite à des examens révélant une progression de la maladie.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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