Nigeria : Le gouvernement dément avoir versé une rançon à Boko Haram
Le Président Bola
Le gouvernement du Nigeria a rejeté mardi les accusations selon lesquelles il aurait versé une rançon au groupe jihadiste Boko Haram pour obtenir la libération d’environ 230 écoliers et membres du personnel d’un établissement catholique, enlevés en novembre dans l’État de Niger (centre).
Ces allégations font suite à une enquête publiée par l’Agence France-Presse (AFP), affirmant que plusieurs millions de dollars auraient été remis aux insurgés.
Selon cette enquête, les fonds auraient été acheminés par hélicoptère jusqu’à Gwoza, dans l’État de Borno, bastion historique du groupe armé à la frontière avec le Cameroun.
L’agence presse proche de l'Etat français évoque également la libération de deux commandants jihadistes dans le cadre de cet accord présumé.
Dans un communiqué, le ministre nigérian de l’Information, Mohammed Idris, a qualifié ces accusations de « totalement fausses et infondées ». Il a estimé qu’elles portaient atteinte « au professionnalisme et à l’intégrité des forces de sécurité nigérianes ».
Selon lui, la libération des otages serait le résultat d’« un travail de renseignement professionnel et d’une précision opérationnelle », sans paiement de rançon.
L’affaire intervient dans un contexte de recrudescence des enlèvements de masse au Nigeria.
L’attaque contre l’internat catholique St. Mary’s avait suscité une vive émotion à travers le pays, ravivant les inquiétudes sur la sécurité dans plusieurs régions exposées aux violences de groupes armés.
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