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Côte d'Ivoire-UK : Financement, Londres met 3 milliards de livres sur la table pour accélérer les ambitions des entreprises ivoiriennes
 

Côte d'Ivoire-UK : Financement, Londres met 3 milliards de livres sur la table pour accélérer les ambitions des entreprises ivoiriennes

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 23 septembre 2026 - 15:07

Réunis mercredi 23 septembre 2026 à la Maison de l’Entreprise au Plateau, les acteurs du secteur privé ivoirien ont découvert les leviers de financement proposés par UK Export Finance (UKEF). À travers des garanties pouvant couvrir jusqu’à 85 % de la valeur de certains contrats et une capacité de financement dédiée de 3 milliards de livres sterling, le Royaume-Uni entend faciliter l’accès des entreprises ivoiriennes aux financements et renforcer les échanges économiques entre les deux pays.


La commande est parfois décrochée, mais son financement demeure un obstacle majeur pour de nombreuses entreprises africaines. C’est précisément à cette problématique que le mini-forum UK Export Finance-CGECI, organisé mercredi 23 septembre à la Maison de l’Entreprise, au Plateau, a voulu apporter des réponses concrètes.


Initiée par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), en collaboration avec l’Ambassade du Royaume-Uni en Côte d’Ivoire, la rencontre a réuni des représentants du secteur privé, des institutions financières et de la diplomatie britannique autour d’un objectif commun : mieux faire connaître les instruments de financement et d’accompagnement proposés par UK Export Finance (UKEF).


Agence de crédit à l’exportation du gouvernement britannique, UKEF accompagne depuis plus d’un siècle les entreprises britanniques dans leurs opérations internationales. Son dispositif repose notamment sur des garanties de financement, des assurances contre certains risques commerciaux, des prêts destinés aux acheteurs internationaux et des solutions adaptées au financement de projets.


En Côte d’Ivoire, cette offre pourrait constituer un levier important pour les entreprises engagées dans des projets d’envergure, notamment dans les infrastructures, la santé, le transport, l’agriculture et les énergies renouvelables.


Prenant la parole devant les opérateurs économiques, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Côte d’Ivoire, John Marshall, a souligné la progression des relations commerciales entre les deux pays. Selon lui, les échanges bilatéraux ont atteint 1,1 milliard de livres sterling en 2025, soit environ 834 milliards de FCFA, en hausse de 23,8 % par rapport à 2024.


Le diplomate britannique a également présenté l’un des principaux atouts du mécanisme proposé par UKEF : la possibilité de garantir jusqu’à 85 % de la valeur d’un contrat, sous réserve du respect des conditions d’éligibilité.


Le dispositif n'est toutefois pas sans conditions. Les projets concernés doivent notamment intégrer une part minimale de 20 % de biens, services ou contenus d’origine britannique.


Pour le représentant de la diplomatie britannique, cette exigence s’inscrit dans une logique de partenariat plutôt que de contrainte. « Il y a beaucoup de flexibilité. Ce qui importe avant tout, c’est d’avoir un projet solide et une gouvernance transparente », a insisté John Marshall.


Pour les entreprises ivoiriennes, l’intérêt réside surtout dans la capacité de ces garanties à faciliter la mobilisation de financements auprès des banques locales ou internationales.


« Un marché, puis les financements »

La CGECI considère cette offre comme une réponse directe à l’une des principales difficultés auxquelles sont confrontés les entrepreneurs lorsqu’ils souhaitent se développer à l’international.


 

Stéphane Aka-Anghui, directeur exécutif de la CGECI, a résumé l’enjeu en deux besoins essentiels : « À la fin de la journée, les entrepreneurs ont besoin de deux choses : un marché, puis les financements pour honorer ce marché. UK Export Finance apporte une solution deux-en-un tout à fait inédite. »


Cette articulation entre accès aux marchés et accès aux financements pourrait notamment profiter aux entreprises ivoiriennes capables de s’inscrire dans des chaînes de valeur intégrant des fournisseurs ou partenaires britanniques.


Dimitri Koffi, représentant pays d’UKEF, a pour sa part présenté les capacités financières de l’agence et son potentiel pour les projets ivoiriens.


Grâce à la solidité financière du dispositif britannique, les garanties proposées par UKEF peuvent contribuer à réduire le coût du financement et à améliorer les conditions d’accès au crédit auprès des établissements financiers.


Pour la Côte d’Ivoire, une capacité de financement pouvant atteindre 3 milliards de livres sterling ouvre ainsi des perspectives de cofinancement de projets structurants, en partenariat avec les acteurs publics et privés.


L’ambition affichée est notamment de soutenir des investissements dans des secteurs considérés comme prioritaires pour le développement économique du pays : infrastructures, énergie, santé, transport et agriculture.


L’initiative britannique s’appuie par ailleurs sur une présence économique déjà significative en Côte d’Ivoire. British International Investment dispose notamment d’un portefeuille de plus de 200 millions de dollars répartis dans une trentaine d’entreprises locales. Ces investissements seraient associés à plus de 17 000 emplois en Côte d’Ivoire.


Pour Londres, le renforcement des instruments de financement vient donc compléter une coopération économique déjà engagée sur le terrain.


L’objectif est désormais de rapprocher davantage les entreprises ivoiriennes des solutions proposées par les institutions financières britanniques et de transformer les possibilités de financement en projets effectivement. 


Au-delà des annonces, le véritable enjeu se situe désormais dans la capacité des entreprises ivoiriennes à présenter des projets suffisamment solides, structurés et transparents pour accéder à ces mécanismes.


 

En alignant son offre de financement sur les priorités du Plan national de développement (PND) 2026-2030, le Royaume-Uni entend renforcer son partenariat économique avec la Côte d’Ivoire.


Pour les opérateurs économiques ivoiriens, le défi consiste maintenant à identifier les opportunités, structurer les projets et mobiliser les partenaires nécessaires. Des usines aux infrastructures, en passant par l’énergie, la santé ou le transport, les prochains mois permettront de mesurer la capacité de ce nouveau dispositif à déboucher sur des investissements concrets, des contrats et des emplois.






Wassimagnon




 
 
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