Côte d'Ivoire : Depuis la Chine, Amadou Koné pose les jalons d'une phase 2 ambitieuse du projet de Systèmes de Transport Intelligents (STI)
Le Ministre Amadou Koné en Chine (DR)
Le Ministre des Transports et des Affaires Maritimes, Amadou Koné au cœur de la tech chinoise pour révolutionner le transport ivoirien.
Selon une note du Ministère, de Pékin à Shanghai, la délégation ivoirienne conduite par le ministre Amadou Koné a posé les jalons d’une phase 2 ambitieuse du projet de Systèmes de Transport Intelligents (STI). Retour sur une mission stratégique qui pourrait transformer radicalement la mobilité en Côte d’Ivoire.
L'objectif affiché : participer à la 11ᵉ édition du forum Huawei Connect, mais surtout s’imprégner des technologies de pointe chinoises pour accélérer la mutation du réseau de transport ivoirien.
La Côte d’Ivoire ambitionne en effet de devenir le hub africain de la mobilité intelligente et multimodale. Pour y parvenir, le pays prospecte les meilleures pratiques à l'échelle internationale.
Après le Japon et les États-Unis, la délégation ivoirienne a effectué une immersion en Chine, à l'invitation de son partenaire Huawei. Présent depuis vingt ans dans le pays, le géant technologique a déjà déployé plus de 1 222 systèmes de transport intelligent à travers le monde.
Avant de rejoindre Shanghai, la mission d’avance a fait escale à Pékin les 14 et 15 septembre, sur invitation de la Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures (AIIB). Au menu : la Semaine des Connaissances sur les Transports 2026, placée sous le thème : « Les ports de demain : verts, intelligents et connectés ».
Ce rassemblement a été l'occasion de rappeler l'octroi d'un don de 4,8 millions de dollars US accordé à la Côte d’Ivoire pour financer les études de faisabilité, les analyses technico-économiques et la structuration des partenariats public-privé (PPP) du projet de transport lagunaire par barge.
Les échanges ont porté sur la connectivité portuaire, la logistique, l’intégration des arrière-pays, la transition verte maritime et la résilience climatique.
La mise en place imminente d’un comité d’attribution des autorisations et d’une Unité de Coordination de Projet (UCP) dédiée au suivi des études a également été annoncée. Une séquence préparatoire qui a donné le ton d’une mission où innovation et financement avancent main dans la main.
« Le projet STI ivoirien est l’un des plus novateurs de ce type en Afrique », s’est félicité le groupe Huawei lors des échanges. Une réussite encourageante, qui met toutefois en lumière certains défis : à ce jour, seulement 16,8 % des autoroutes sont couvertes, et la surveillance des véhicules ainsi que des conducteurs reste à renforcer.
C’est là tout l'enjeu du déplacement. Les discussions ont permis de poser les bases d’une Phase 2 autrement plus ambitieuse : Porter la couverture du réseau STI à 40 % ; Déployer un système global de surveillance des véhicules ; Réduire le nombre d'accidents de 25 % supplémentaires ; Créer un Centre national d’opération des transports ; Mettre en place une plateforme nationale sécurisée pour la gestion des véhicules commerciaux.
Au-delà des négociations et des chiffres, cette mission a offert à la délégation ivoirienne une projection concrète dans le transport du futur.
Donatien Kautcha, Abidjan
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
