Niger : Tebboune révèle que l'Algérie a envoyé des avions de combat pour déjouer une tentative de putsch
Le Présdient Tebboune et le PM nigérien Ali Lamine Zeine
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a révélé que l’Algérie avait envoyé des avions de combat au Niger fin août pour contribuer à faire face à une tentative de déstabilisation à Niamey.
Il s’est exprimé dans une interview accordée à des médias algériens, dont des extraits ont été diffusés samedi 3 octobre.
Selon le chef de l’État algérien, la décision a été prise après que certains acteurs « sont allés trop loin ».
Tebboune a notamment estimé que les événements survenus à Niamey constituaient, pour Alger, une « provocation ».
Il n’a toutefois pas précisé qui étaient les acteurs qu’il visait, ni s’il faisait référence à des protagonistes internes ou extérieurs au Niger.
Le ministère algérien de la Défense avait déjà confirmé, le 30 août, le déploiement de quatre avions de combat Sukhoï Su-30, accompagnés d’un avion ravitailleur. Selon Alger, ces appareils avaient été envoyés à la demande des autorités nigériennes afin de soutenir l’armée du pays face à une tentative de déstabilisation.
Cette intervention est intervenue après les événements survenus dans la nuit du 28 au 29 août à Niamey. Des tirs et des explosions avaient été entendus autour de la base aérienne 101, de l’aéroport international Diori-Hamani, du siège de la télévision publique et des environs du palais présidentiel.
Les autorités nigériennes avaient alors annoncé avoir repris le contrôle des sites concernés.
Tebboune a également souligné que le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine se trouvait en Algérie quelques jours avant les événements, avant de rentrer à Niamey dans la nuit précédant la mutinerie.
« Pour des raisons évidentes, il s'agit d'une provocation à notre encontre », a déclaré le président algérien, affirmant qu’Alger était prête à répondre directement à une nouvelle menace.
Le déploiement de ces appareils constitue une opération militaire inhabituelle pour l’Algérie, traditionnellement attachée à une doctrine de non-intervention hors de ses frontières.
Il intervient dans un contexte de renforcement de la coopération sécuritaire entre Alger et Niamey, alors que les deux pays partagent une longue frontière et affichent une volonté commune de renforcer la stabilité au Sahel.
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