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Côte d'Ivoire : Rentrée politique à Daoukro, le REM-PDCI plaide pour un dialogue sans tabou au PDCI-RDA
 

Côte d'Ivoire : Rentrée politique à Daoukro, le REM-PDCI plaide pour un dialogue sans tabou au PDCI-RDA

 
 
 
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© Koaci.com - samedi 10 octobre 2026 - 20:49


À l’occasion de sa rentrée politique et du lancement officiel de ses activités, le samedi 10 octobre 2026 à Daoukro, le Réseau d’Entraide Militante du PDCI (REM-PDCI), présidé par Kouakou Marchal Balou, a lancé un appel à la réconciliation, à la concertation et à la réforme au sein du parti septuagénaire. Entre plaidoyer pour une plus grande proximité entre la direction et la base, proposition de cadres de discussion dans les régions et annonce d’un conclave de haut niveau, le mouvement entend faire du dialogue un levier de remobilisation militante et de renforcement de la cohésion interne.


Le Réseau d’Entraide Militante du PDCI (REM-PDCI) a officiellement lancé ses activités, le samedi 10 octobre 2026, à Daoukro, lors d’une cérémonie marquant également sa rentrée politique. À travers cette rencontre, le mouvement entend promouvoir la solidarité entre les militants, renforcer les liens de fraternité et contribuer à la redynamisation des structures locales du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA).


Après son assemblée générale constitutive organisée à Yamoussoukro, le REM-PDCI a choisi Daoukro, ville emblématique associée à l’ancien président du parti, Henri Konan Bédié, pour donner le coup d’envoi officiel de ses activités. Un choix à forte portée symbolique, qui traduit son attachement à l’histoire du parti et à ses valeurs fondatrices : la paix, l’unité, le dialogue et le respect mutuel.


Pour Kouakou Marchal Balou, président du REM-PDCI, cette rentrée politique doit marquer le début d’un engagement concret en faveur des militants, aussi bien dans leur mobilisation politique que face aux difficultés sociales qu’ils peuvent rencontrer.

Le réseau ambitionne ainsi de faire de l’entraide un instrument de cohésion militante et de solidarité active, tout en contribuant à la reconstruction de la confiance au sein de la famille politique.


Au-delà du lancement officiel de ses activités, la cérémonie de Daoukro a servi de tribune à Kouakou Marchal Balou pour exposer la vision politique du REM-PDCI et interpeller les acteurs du parti sur la nécessité de renouer avec le dialogue.

Dans un discours axé sur le rassemblement et la responsabilité collective, le président du réseau a tenu à clarifier les motivations de son engagement.


« Le REM n’est pas né pour diviser. Il est né d’une conviction simple : on ne reconquiert pas la confiance des Ivoiriens en s’éloignant de ses propres militants. On ne rassemble pas un pays en commençant par diviser sa propre famille », a-t-il déclaré.


Pour lui, la reconstruction de la confiance passe nécessairement par une plus grande proximité entre les responsables et les militants de base, une meilleure écoute des préoccupations et le respect des opinions divergentes.


Le président du REM-PDCI estime que l’unité ne peut se limiter à un mot d’ordre ou à une déclaration de principe. Elle doit se construire au quotidien, en associant les hommes et les femmes engagés sur le terrain, y compris ceux qui ont le sentiment d’être oubliés ou de ne plus être entendus par les instances dirigeantes.


« L’unité ne se décrète pas : elle se construit », a-t-il insisté, invitant les responsables et les militants à privilégier la concertation plutôt que la méfiance.


Abordant les débats suscités par la démarche d’affiliation du REM-PDCI, Kouakou Marchal Balou a rappelé que le réseau avait engagé des démarches auprès des responsables concernés afin de clarifier les conditions et les suites de cette procédure.


S’il reconnaît que les procédures internes peuvent faire l’objet d’un examen ou de contestations, il s’interroge sur la manière dont cette démarche a été interprétée et débattue au sein du parti.


« Comment une démarche politique a-t-elle pu devenir un procès d’intention ? », a-t-il questionné, évoquant les nombreuses interrogations et prises de position qui ont circulé depuis le mois de juillet.


Sans nier l’existence de divergences, le président du réseau plaide pour que celles-ci soient examinées dans un cadre organisé, transparent et respectueux des règles communes.


Pour lui, les discussions ne devraient pas se concentrer exclusivement sur les circonstances de la mobilisation du REM-PDCI, le nombre de participants ou les conditions de leur présence, mais plutôt sur les questions de fond qui traversent le parti.


« Pendant que certains comptent les chaises, nous voulons compter les convictions. Pendant que certains scrutent les photographies, nous voulons regarder l’avenir », a-t-il lancé.


Une manière de recentrer le débat sur les attentes des militants, la gouvernance interne et les moyens de restaurer la confiance entre la direction et la base.


Pour traduire son plaidoyer en actes, le REM-PDCI propose la mise en place de Cadres de discussions militantes dans les différentes régions, afin de favoriser le règlement des différends entre responsables et militants.

Ces espaces auraient vocation à accueillir les préoccupations liées à la gestion du parti, au fonctionnement de ses instances, à l’application de ses textes et à la place accordée aux militants dans les processus de décision.


Le président du réseau souhaite que ces cadres permettent à chacun d’exprimer ses revendications, de présenter ses propositions et de défendre ses positions sans craindre d’être marginalisé en raison de ses opinions.


« À celles et ceux qui ont des désaccords, nous disons : venez parler. À celles et ceux qui ont des revendications, nous disons : venez les exposer », a-t-il exhorté.


 

Pour Kouakou Marchal Balou, le débat interne est inévitable. L’enjeu consiste désormais à l’organiser plutôt qu’à le subir, dans un esprit de responsabilité et de fraternité.


Il estime notamment que les discussions devront permettre de consolider les bases du parti, de clarifier les responsabilités, de rétablir la confiance entre les militants et leurs dirigeants et, si nécessaire, d’examiner les évolutions à apporter aux textes et aux pratiques internes.


La question de la désignation des candidats aux prochaines échéances électorales devra également être abordée, selon lui, dans un cadre transparent, fondé sur des règles connues de tous.


« Le débat n’est pas une menace pour l’unité. Lorsqu’il est organisé et conduit dans le respect, il peut devenir l’une de ses conditions », a-t-il souligné.


En complément des cadres régionaux de discussion, le REM-PDCI annonce également la proposition d’un conclave de haut niveau, destiné à rapprocher les positions et à réduire les tensions au sein de la famille politique.


Cette initiative vise à créer un espace de concertation où les divergences pourraient être examinées, les préoccupations exprimées et les réformes jugées nécessaires discutées collectivement.

Le président du réseau insiste sur la nécessité de faire de cette rencontre un véritable instrument de dialogue, loin des règlements de comptes et des logiques de confrontation.


« Pas une tribune pour régler des comptes. Pas un tribunal pour désigner des coupables. Mais un véritable espace de dialogue où les préoccupations pourront être formulées, les désaccords examinés, les propositions discutées et les réformes nécessaires envisagées », a-t-il précisé.


En se référant à l’héritage politique de Félix Houphouët-Boigny, il a rappelé la place centrale du dialogue dans la tradition du PDCI-RDA.


Pour lui, cette valeur doit continuer d’inspirer les pratiques politiques du parti, particulièrement dans les périodes marquées par des divergences et des incompréhensions.


« Le dialogue n’est pas l’arme des faibles. C’est la force de ceux qui ont suffisamment confiance en leurs convictions pour accepter de les confronter à celles des autres », a-t-il affirmé.


Le président du REM-PDCI met ainsi en garde contre les risques d’une culture politique dans laquelle les critiques sont assimilées à des offenses, les questions à des actes d’hostilité et les divergences à des fautes disciplinaires.


« Un militant qui pose une question n’est pas nécessairement un ennemi. Et un responsable qui accepte d’entendre une critique n’est pas un homme faible », a-t-il martelé.


À Daoukro, Kouakou Marchal Balou a également défendu la nécessité de faire évoluer les pratiques politiques et organisationnelles du PDCI-RDA, sans renier les valeurs qui ont fondé son histoire.


Le président du REM-PDCI considère que l’attachement à l’héritage du parti ne doit pas empêcher sa modernisation. Au contraire, cet héritage doit constituer une source d’inspiration pour adapter son fonctionnement aux exigences du temps présent.


Il appelle ainsi à une politique davantage fondée sur l’écoute, la proximité, la concertation et le respect mutuel.


« Une politique où l’on se parle avant de s’écrire, où l’on écoute avant de sanctionner, où l’on rassemble avant de diviser », a-t-il résumé.


Cette vision rejoint, selon lui, l’exigence de « faire la politique autrement », en privilégiant les échanges directs, la recherche de solutions consensuelles et la prévention des conflits.


Le président du réseau estime que le parti doit pouvoir se réformer sans perdre son identité, en préservant les principes de paix, d’unité et de dialogue qui constituent une part essentielle de son héritage.


« Notre héritage ne doit être ni un musée ni un instrument de division. Il doit rester un projet vivant, capable de rassembler les générations et de contribuer à l’épanouissement des Ivoiriens », a-t-il déclaré.


 

Il a également rappelé l’idéal de développement porté par la formule : « Un progrès pour tous, et un bonheur pour chacun. »


Si le dialogue et la réforme interne ont occupé une place importante dans le discours de son président, le REM-PDCI entend également poursuivre sa mission première : renforcer la solidarité entre les militants et apporter des réponses concrètes à leurs difficultés.


Le réseau veut faire de l’entraide un levier de mobilisation et de cohésion, en créant des liens plus étroits entre ses membres et en contribuant à la redynamisation des structures locales.


Cette ambition repose sur une conviction défendue tout au long de la cérémonie : la force d’un parti politique dépend aussi de l’attention qu’il accorde à ses militants, de sa capacité à les écouter et de la place qu’il leur donne dans son fonctionnement.


À travers cette démarche, le REM-PDCI souhaite contribuer à une dynamique de rassemblement qui dépasse les rivalités individuelles et les clivages internes.


En clôturant son intervention, Kouakou Marchal Balou a appelé les responsables, les cadres et les militants du PDCI-RDA à saisir l’occasion du dialogue pour reconstruire la confiance et consolider les fondements de leur engagement commun.


Le président du REM-PDCI a insisté sur la nécessité de transformer les déclarations de principe en initiatives concrètes, capables de répondre aux attentes des militants et de donner un nouveau souffle à la vie du parti.

« Préparons ce débat plutôt que de le craindre. Organisons-le plutôt que de le subir. Faisons-en non pas le début de notre division, mais une occasion de reconstruire notre confiance », a-t-il lancé.


À travers cette rentrée politique et le lancement officiel de ses activités à Daoukro, le REM-PDCI affiche ainsi une double ambition : faire de la solidarité militante une réalité quotidienne et contribuer à l'ouverture d'un dialogue structuré sur l'avenir du parti.

Reste désormais à savoir dans quelle mesure ces propositions trouveront un écho auprès des instances dirigeantes et des différentes composantes du PDCI-RDA.


Pour le REM-PDCI, le message est clair : les divergences ne doivent pas empêcher le rassemblement, et la fidélité à l'histoire du parti doit aller de pair avec sa capacité à se réinventer.


Depuis Daoukro, le réseau veut faire entendre une conviction : la reconstruction de la confiance commence par la parole, se poursuit par l'écoute et ne peut aboutir que dans le respect mutuel.





Wassimagnon






 
 
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